Aboukir
Aboukir : village d’Egypte sur la côte méditerranéenne.
Pour un Anglais, ce nom évoque la victoire de Nelson sur la flotte française en août 1798.
Pour un Français, c’est la victoire de juillet 1799 contre les Turcs.
Le désastre d’Aboukir (1er et 2 août 1798)
Les treize vaisseaux et les quatre frégates de l’amiral Brueys ont débarqué l’armée de Napoléon près d’Alexandrie le 1er juillet. L’amiral français mouille ensuite dans la rade d’Aboukir pour refaire ses réserves d’eau et de vivres. L’amiral Nelson le surprend un mois plus tard. Brueys veut soutenir le combat en restant au mouillage. Les quatorze vaisseaux anglais longent la ligne de vaisseaux français de part et d’autre, dans le sens du rivage vers le large, et les coulent.
De la flotte française en Méditerranée, il ne reste plus que deux vaisseaux et deux frégates. Brueys est tué. Sur les 8000 hommes que comptaient les forces françaises, 3000 sont tués ou blessés, 3000 sont prisonniers (mais ils seront relâchés peu après). Les Anglais n’ont perdu aucun bâtiment et déplorent moins de 1000 victimes. Les conséquences immédiates sont évidentes : Bonaparte est «prisonnier» de ses conquêtes égyptiennes, l’Empire ottoman lui déclare bientôt la guerre. A plus long terme, c’est un coup porté à la politique maritime de Napoléon.
La victoire d’Aboukir (25 juillet 1799)
Une armée de 15000 Turcs, escortée par l’amiral anglais Sydney Smith et commandée par Mustapha Pacha, débarque dans la rade d’Aboukir le 15 juillet et s’empare du fort. Bonaparte attaque dès le 25 juillet, sans attendre Kléber, avec 10000 fantassins et les 1000 cavaliers de Murat. Ce dernier charge le fort et fait prisonnier Mustapha. Les Turcs se retirent en désordre. Certains se réfugient dans le fort mais doivent capituler une semaine plus tard. Bonaparte revient en France alors que se répand la nouvelle de cette victoire.
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