En 1805, la Bavière
cède à la France, en échange des comtés
d’Ansbach et de Bayreuth, le duché de Berg. Ce duché,
augmenté de divers territoire pris à la Prusse ou
cédé par les états environnant, est donné
en apanage au maréchal Joachim Murat qui devient le 15
mars 1806 grand-duc de Clèves et de Berg.
Les frontières du duché, dont la capitale
est située à Düsseldorf, sont rectifiées
à plusieurs reprises (gains en 1806, 1808 et 1811 et perte
en 1810) alors qu’il est partagé en quatre départements
: le Rhin (cédé en partie à la France en
1810), la Sieg, la Ruhr et l’Ems (cédé à
la France en 1810).
En 1808, Murat devient roi de Naples et l’Empereur
Napoléon assure la vacance du pouvoir dans le grand-duché
avant de l’octroyer, le 3 mars 1809, au fils du roi de Hollande,
le prince Louis-Napoléon. Néanmoins, ce dernier
n’étant âgé que de quatre ans, l’empereur
assure la régence du territoire, qu’il confie à
la direction du comte Beugnot, gouverneur jusqu’en 1813.
Les troupes du duché participent aux campagnes
de Prusse en 1807, d’Espagne de 1808 à 1813, d’Autriche
en 1809, de Russie en 1812 et d’Allemagne en 1813.
En novembre 1813, le duché est envahi par
les armées coalisées. Les territoires cédés
par la Prusse lui sont rendu. Le reste des possessions est placé
sous la direction d’un gouverneur-général
russe, Justus Gruner, mais finira par être également
réuni à la Prusse en 1815.
Infanterie
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Infanterie
A la création du grand-duché,
les troupes dépendant des états qui lui sont
rattachés sont intégrées à l’armée
en formation, en particulier le 12e régiment d'infanterie
de ligne de l'armée bavaroise. Grâce à
ces éléments, le 1er régiment d'infanterie
de Berg est créé le 24 avril 1806 à Düsseldorf.
Son effectif est alors de quatre bataillons de huit compagnies,
fortes de 100 hommes.
En août 1806, l'unité est réorganisée
sur le système français, et dédoublée
pour former un second régiment. Chacun compte trois
bataillons de six compagnies (dont deux compagnies d'élite)
avec la composition suivante :
1 |
Capitaine |
1 |
Lieutenant |
1 |
Sous-lieutenant |
1 |
Sergent-major |
4 |
Sergents |
1 |
Fourrier |
6 |
Caporaux |
2 |
Caporaux-sapeurs |
2 |
Tambours |
121 |
Hommes du rang |
Ils ont en commun un bataillon de réserve
de quatre compagnies pour l'instruction des recrues.
Un troisième régiment est levé
en octobre 1808 avec le même effectif. En août
1811, les trois premiers régiments sont réduits
à deux bataillons et les cadres ainsi libérés
permettent de constituer un quatrième régiment,
organisé comme les autres en deux bataillons de guerre
de huit compagnies (dont deux d'élite), fortes de 120
hommes, et d'une compagnie de réserve.
Le premier régiment participe à
la campagne de Prusse en 1807 puis avec le second à
la campagne d’Espagne de 1808 à 1811. Le troisième
régiment prend part à la campagne d'Autriche
en 1809. Enfin les quatre régiments sont réunis
pour la campagne de Russie en 1812, pour laquelle ils sont
renforcé d'une batterie d'artillerie équipée
de deux canons de 6 livres.
Les deux premiers régiments sont reformés
en 1813 autour des rescapés des campagnes d'Espagne
et de Russie, mais ne participent pas à la campagne
d'Allemagne.
-
Habit de drap blanc à pans courts
et revers agrafés. Collet bleu clair passepoilé
de blanc. Pattes épaules bleu liséré
de blanc. Revers carrés agrafés jusqu’en
bas bleu passepoilé de blanc. Parements suivant
le régiment :
| 1er |
bleu passepoilé de blanc, pattes (en
accolade à trois boutons) blanc passepoilé
de bleu. |
| 2e |
en pointe bleu passepoilé de blanc. |
| 3e |
bleu passepoilé de blanc, pattes (en
accolade à trois boutons) bleu passepoilé
de blanc. |
| 4e |
ronds bleu passepoilé de blanc. |
Retroussis courts bleus, poches en travers simulées
par un passepoil bleu céleste. Boutons de cuivre
aux 1er et 2e régiments, de métal blanc
aux 3e et 4e.
-
Veste blanche. Culotte blanche, demi-guêtres
et chaussures noires. Manteau gris ou brun, le col orné
de pattes bleues.
-
Shako de feutre noir à garnitures
de cuir noir, plaque de cuivre ovale estampée
d'un J couronné ou du lion de Berg ou plaque
en losange française estampée d’un
aigle. Cordons et raquettes blancs. Pompon bleu clair
avec cocarde blanche à centre rouge à
la base. Visière de cuir, pas de jugulaires.
Les fusiliers du 3e régiment portent le plumet
céleste jusqu’en 1811.
-
Buffleteries blanche. Giberne noire
ornée parfois d’une plaque de laiton ovale
estampée d'un J couronné. Sabre d'infanterie
à garde de laiton et fourreau de cuir noir à
garnitures de laiton, dragonne bleu clair.
Habit de la troupe avec épaulettes écarlates.
Bonnet de fourrure noire à fond rouge traversé
d'une croix blanche. Cordons et raquettes blancs et
plumet écarlate. Giberne parfois ornée
d’une grenade de laiton et dragonne écarlate.
A partir de 1811-1812, le bonnet est remplacé
par le shako avec les mêmes agréments.
Habit de la troupe avec épaulettes vertes ou
vertes à tournante rouge. Giberne comme les fusiliers.
Dragonne verte ou verte à gland rouge.
Habit à la française à revers
carrés et pans longs, avec les agréments
de la troupe. Epaulettes de grades et galons du shako
or au 1er et 2e régiments et argent au 3e et
4e.
Veste et culotte blanches et bottes à la russe
ou à la hongroise noires.
Hausse-col doré orné du lion de Berg argent
et épée à dragonne dorée
ou argentée.
En tenue de route, surtout et culotte de toile grise.
Pour les officiers montés, bottes à l’écuyère
et selle à la française bleu clair galonné
d’or.
Surtout de drap noir fermé par
une seule rangée de boutons. Collet bleu clair
passepoilé de blanc bordé d'un galon blanc
traversé d’un zigzag rouge. Epaulettes ou
pattes d’épaule de la compagnie. Parements
du régiment. Manches ornées de chevrons
du même galon que le collet. Le reste de l'équipement
comme la troupe.
Habit de grenadiers. Tablier de sapeur de cuir blanchi
à frangé de fourrure noire et bordé
d'un galon bleu-blanc-rouge (le rouge à l'extérieur).
En petite tenue, surtout bleu clair à collet
de même galonné de blanc. Parements du
régiment.
Culotte blanche et bottes hongroises noires.
La planche V/33 du Lienhart et Humbert
donne un artilleur qui doit appartenir à une batterie
régimentaire :
Habit de la troupe à collet écarlate, revers
blancs passepoilés d’écarlate et parements
écarlates à pattes blanches passepoilées
d’écarlate. Pantalon blanc et guêtres
noires. Shako sans plaque à pompon, cordon et raquettes
écarlates.
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A l'automne 1813, le duché
passe sous contrôle prussien et les deux régiments
d'infanterie sont réorganisés selon le système
prussien à trois bataillons, dont un de fusiliers et
deux de mousquetaires. Tous deux comprennent en plus une compagnie
de chasseurs volontaires.
Berg fournit aussi aux armées alliés un bataillon
de grenadiers à deux compagnies.
Ces nouvelles formations participent à la campagne
de France en 1814 et, en tant que 28e (ex-1er régiment
de Berg) et 29e (ex-grenadiers et 2e régiment de Berg)
de l'armée prussienne, à la campagne de Belgique
en 1815.
Fusiliers et mousquetaires
-
Habit croisé de drap blanc fermé
par deux rangées de 8 boutons. Collet suivant le
bataillon (1er jaune, 2e blanc, 3e rouge, 4e pêche).
Pattes d’épaule bleues. Parements en botte
suivant le bataillon ornés de deux boutons. Retroussis
écarlates. Boutons de métal blanc.
-
Culotte de tricot et guêtres courtes
noires.
-
Shako de feutre noir avec cocarde blanc-bleu-blanc.
-
Buffleterie blanchie. Giberne de cuir
noir.
Chasseurs volontaires
-
Habit croisé de drap vert fermé
par une rangée de huit boutons. Collet rouge orné
de deux boutonnières jaunes. Pattes d’épaule
rouges. Devant de l’habit passepoilé de rouge.
Parements ronds rouges. Retroussis rouges. Boutons de
laiton.
-
Pantalon de toile grise, orné de
deux bandes latérales rouges, sur des bottes noires.
-
Shako de feutre noir à bande du
haut et bourdalou de cuir noir orné d’une
croix de laiton. Court plumet vert pâle. Cordons
et raquettes vert pâle. Jugulaires à écailles
de laiton et visière de cuir noir.
-
Buffleterie noire. Giberne de cuir noir.
Coutelas à garde de laiton et fourreau de cuir
noir garni de laiton.
-
Habit de drap blanc à pans courts
et revers agrafés. Collet écarlate. Pattes
épaules bleu foncé liséré
de rouge. Revers bleu foncé passepoilé de
rouge ornés de boutonnières jaunes. Parements
écarlate à pattes blanches (rectangulaire
à trois boutons) passepoilé de rouge. Retroussis
rouges. Boutons jaunes.
-
Culotte blanche. Demi-guêtres et
chaussures noires.
-
Shako de feutre noir à garnitures
de cuir noir, plaque de laiton en forme d’écu.
Plumet noir et pompon écarlate avec cocarde blanche
à centre bleu à la base. Cordons et raquettes
jaunes. Visière de cuir cerclée de laiton
et jugulaires de laiton.
-
Buffleteries blanche. Giberne noire ornée
d’une grenade de laiton. Sabre d'infanterie à
garde de laiton et fourreau de cuir noir à garnitures
de laiton, dragonne écarlate
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Cavalerie
Régiment
de chevau-légers lanciers du grand duc de Berg
Le « régiment de chevau-légers
du grand-duc de Berg » est crée par décret
du 21 mai 1807, et formé autour d’un noyau initial
d’officiers et de sous-officiers volontaires et parlant
allemand des régiments de cavaleries français
stationné en Italie et en France. Il est organisé
à la française, avec une compagnie de dépôt
et quatre escadrons de guerre à deux compagnies de 87
cavaliers. La première compagnie prend le titre de «
Garde du corps ».
Au printemps 1808, les gardes du corps sont envoyés en
Espagne. Quand Murat accède au trône de Naples,
la compagnie est rattachée à la cavalerie de la
Garde pour être dissoute le 11 janvier 1809, les effectifs
étant reversés soit dans les chasseurs et grenadiers
de la Garde impériale, soit au chasseurs de Berg nouvellement
crées.
En effet le nouveau gouverneur du duché décide,
par décret du 29 août 1808, de former un nouveau
« régiment de chasseurs à cheval de Berg
» à partir des compagnies de chevau-légers
restées à Berg. Ce régiment est affecté
à l’armée d’Allemagne pendant la campagne
de 1809.
Le décret du 17 décembre 1809 transforme les chasseurs
en « régiment de lanciers de Berg », envoyé
en Espagne au printemps de 1810.
En 1811, le régiment est porté à six escadrons
dont trois servent en Espagne et trois sont stationnés
en Allemagne.
Par décret du 4 mars 1812, les escadrons d’Allemagne
forment un nouveau régiment, le 2e régiment de
lanciers de Berg, les escadrons d’Espagne devenant le
1e régiment de l’arme. Enfin les deux régiments
sont renommés « régiments de chevau-légers
lanciers de Berg ». Le 2e régiment participe à
la campagne de Russie.
En 1813, les rescapés de Russie et les escadrons rappelés
d’Espagne sont regroupés dans la « brigade
des lanciers de Berg » qui combat à Dresde et à
Leipzig.
L’administration prussienne lève à partir
des éléments disponible un « régiment
de hussards de Berg », fort de quatre escadrons de hussards
et d’un escadron de chasseur volontaires. Le 20 avril
1815, le régiment est versé dans l’armée
prussienne comme 11e régiment de hussard et participe
en tant que tel à la campagne de Belgique.
Chevau-légers 1807-1808
Chevau-légers
-
Habit à la polonaise (kurtka)
de drap blanc. Collet amarante. Epaulettes à
franges blanches. Revers amarante. Parements en pointes
amarantes. Retroussis amarantes et poches en long
simulées par un passepoil amarante. Boutons
de métal blanc.
En tenue de route, surtout de toile grise à
collet et parements amarantes avec les mêmes
agréments.
-
Pantalons polonais amarantes avec
une double bande latérale blanches. Bottes
légères noires.
En tenue de route, charivari de toile grise à
bande latérale amarante.
-
Czapska à pavillon de tissu
amarante, arête et galon blancs, et bombe de
cuir noir. Plaque ornementale à rayons de cuivre
et centre étamé timbré d’un
J couronné en laiton. Plumet blanc avec cocarde
blanche à centre amarante à la base.
Cordons et raquettes blancs. Visière de cuir
noir cerclée de laiton et jugulaires à
écailles de laiton.
-
Buffleteries blanches. Sabre de cavalerie
légère à garde de laiton à
trois branches et fourreau de fer, dragonne blanche.
-
Harnachement de cavalerie légère,
selle à la hongroise avec shabraque de toile
amarante galonnée de blanc, ornée dans
les coins postérieurs de J couronnés
blancs. Portemanteau cylindrique de toile amarante
galonné de blanc.
Même tenue ornée de boutonnières
blanches aux revers. Aiguillette de fil blanc à
l’épaule droite.
Tenue de la troupe aux couleurs inversées,
fond amarante distingué de blanc. Galon d’argent
aux collet, revers et parements. Epaulettes mêlées
amarante et blanc.
Trompette de laiton à cordon mêlé
amarante et blanc.
Chasseurs à cheval
1808-1809
Tenue de la troupe avec des épaulettes à
franges écarlates.
Colback de fourrure noire à flamme écarlate
soutachée de même. Pompon et plumet écarlate.
Dragonne écarlate.
Tenue de la troupe ornée d’un galon
blanc à losanges amarantes au collet, parements
et peut-être aux revers.
Chevau-légers lanciers 1809-1813
-
Jusqu’en 1811, tenue identique
à la précédente.
A partir de 1812, habit à la polonaise (kurtka)
de drap vert. Collet amarante passepoilé de
vert. Pattes d’épaule vertes lisérées
d’amarante. Revers amarante Parements en pointe
amarante. Retroussis amarantes et poches en longs
simulées par un passepoil amarante. Boutons
blancs.
En 1813, épaulettes blanches à franges.
-
Culotte et bottes comme dans la tenue
précédente.
En tenue de route, charivari de toile verte ou grise
à bandes latérales amarantes.
-
Jusqu’en 1811, coiffure identique
à la précédente.
A partir de 1812, czapska à pavillon de tissu
amarante au 1er régiment et vert au 2e, arête
et galon blancs et bombe de cuir noir. Plaque ornementale
à rayons de cuivre et centre étamé
timbré d’un N couronné en laiton.
Plumet blanc avec cocarde blanche à centre
amarante à la base. Cordons et raquettes blancs.
Visière de cuir noir et jugulaires à
écailles de laiton.
-
Buffleteries et sabre comme la tenue
précédente.
A partir de la fin de 1809, lance à flamme
amarante sur blanc.
-
Equipement de cheval comme le précédent
au 1er régiment. Shabraque à dents de
loup vertes et valise verte à galon amarante
au 2e.
Tenue de la troupe avec des épaulettes à
franges écarlates.
Colback de la tenue précédente au 1er
régiment et czapska à plumet écarlate
court et épais au 2e.
Au 1er régiment, tenue de la troupe ornée
des galons de la livrée impériale au
collet, revers, parements, poches et losange de taille.
Au 2e, surtout de drap vert à collet et parements
amarantes orné de 5 boutonnières blanches
sur le devant et galonné de blanc au collet
et parements.
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Régiment
de Hussards de Berg
-
Habit à la hussarde. Dolman
de drap vert foncé à tresses et ganses
vert clair. Collet écarlate galonné
de vert clair. Parements en pointe écarlates
galonnés de vert clair. Ceinture de laine écarlate
à coulants et cordon de même. Boutons
de métal blanc. Pelisse de drap vert foncé
à tresses et ganses vert clair, bordée
de fourrure fauve.
-
Charivari de toile grise et bottes
légères noires.
-
Shako de feutre noir à bande
du haut et bourdalou de cuir noir. Nouvelle cocarde
blanc-bleu-blanc. Cordons et raquettes vert clair.
Jugulaires à écailles de cuivre et visière
de cuir noir.
-
Buffleterie de cuir noir. Ceinturon
à la hussarde en cuir noir et sabretache de
cuir noir. Sabre de cavalerie légère
prussien à garde à une branche et fourreau
de fer. Dragonne de cuir noir.
-
Habit à la hussarde. Dolman
de drap vert foncé à tresses et ganses
vert clair. Collet écarlate orné de
2 boutonnières jaunes. Parements en pointe
écarlates galonnés de jaune. Ceinture
de laine écarlate à coulants et cordon
de même. Boutons de laiton. Pelisse de drap
vert foncé à tresses et ganses vert
clair, bordée de fourrure fauve.
-
Culotte hongroise de drap vert à
nœuds et bandes latérales vert clair.
Bottes hongroises noires.
-
Shako des hussards orné de
la croix de Landwehr en laiton.
-
Buffleterie et sabre des hussards
sans sabretache.
Habit de la troupe à tresses
et ganses or. Culotte bleu clair à nœuds
et bandes latérales or.
L’artillerie du grand-duché est crée
au cours de l’été 1808. Elle est constituée
d’un bataillon comprenant une compagnie d’artillerie,
avec une batterie à cheval et une batterie à
pied, une compagnie de génie et une compagnie du
train. Ces trois compagnies sont fortes chacune de 92
canonniers, sapeurs ou conducteurs.
La batterie d’artillerie à pied est équipée
de six canons de 8 livres et de deux obusiers de 6 pouces.
Elle disparaît au cours de la campagne de Russie
et ne sera pas reformée en 1813.
La batterie d’artillerie à cheval est équipée
de six canons de 4 livres. Elle disparaît également
en Russie mais est reconstituée en janvier 1813
et fait la campagne d’Allemagne à la suite
de l’artillerie de la Garde.
En 1814, les autorités prussiennes mettent sur
pied une batterie d’artillerie à pied et
une demi batterie d’artillerie à cheval,
qui, en 1815, intégreront l’armée
prussienne comme batterie à pied n°37 et batterie
à cheval n°20.
Canonniers
-
Habit de drap bleu foncé à
pans courts et revers agrafés. Collet écarlate.
Pattes d’épaules bleu passepoilé
d’écarlate. Revers carrés bleu
passepoilé d’écarlate. Parements
écarlates à pattes (rectangulaires à
3 boutons) bleu passepoilé d’écarlate.
Retroussis écarlates. Boutons de laiton.
-
Veste blanche. Culotte bleu foncé,
demi-guêtres et chaussures noires. En tenue
de route, pantalon de toile bleue à bandes
latérales rouges.
-
Shako noir à garnitures de
cuir noir, sans plaque ou orné d’une
plaque de cuivre ovale estampée d'un J couronné
ou du lion de Berg. Pompon écarlate avec cocarde
blanche à centre rouge à la base. Cordons
et raquettes blancs ou rouges. Visière de cuir
noir.
À partir de 1811, jugulaires à écailles
de laiton.
-
Buffleteries blanche et giberne de
cuir noir. Sabre d'infanterie à garde de laiton
et fourreau de cuir noir à garnitures de laiton,
dragonne rouge.
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Artillerie
à cheval
Canonniers
- Habit de drap bleu foncé à pans courts et
revers agrafés. Collet écarlate. Pattes d’épaules
bleu passepoilé d’écarlate. Revers carrés
bleu passepoilé d’écarlate. Parements
écarlates à pattes (rectangulaires à
3 boutons) bleu passepoilé d’écarlate.
Retroussis écarlates. Boutons de laiton.
A partir de 1814, veste de coupe prussienne avec les mêmes
agréments.
- Culotte hongroise bleu foncé à nœuds
et bandes latérales écarlates et bottes hongroises
à gland écarlate. En tenue de route, charivari
de toile grise à bande latérale écarlate.
- Shako comme l’artillerie à pied.
A partie de 1814, shako orné de canons croisés
en laiton.
- Buffleteries blanche et giberne de cuir noir. Sabre de
cavalerie légère.
- Harnachement de cavalerie légère, selle
à la hongroise avec shabraque de toile bleue galonnée
de rouge. Portemanteau cylindrique de même.
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Génie
Sapeurs
- Habit de drap bleu foncé à pans courts et
revers agrafés. Collet noir passepoilé d’écarlate.
Epaulettes à franges écarlates. Revers noir
passepoilé d’écarlate. Parements noir
passepoilé d’écarlate à pattes
(rectangulaires à 3 boutons) de même. Retroussis
écarlates. Boutons de laiton.
- Veste blanche. Culotte bleu foncé, demi-guêtres
et chaussures noires. En tenue de route, pantalon de toile
bleue à bandes latérales rouges.
- Shako noir à bande du haut et chevron latéraux
écarlates, d’une plaque de cuivre ovale estampée
du lion de Berg. Pompon écarlate avec cocarde blanche
à centre rouge à la base. Cordons et raquettes
rouges. Visière de cuir noir et jugulaires à
écailles de laiton.
- Buffleteries blanche et giberne de cuir noir. Sabre d'infanterie
à garde de laiton et fourreau de cuir noir à
garnitures de laiton, dragonne rouge.
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Train
d'artillerie
Conducteurs
- Habit de drap gris à pans courts et revers agrafés.
Collet bleu céleste. Pattes d’épaules
gris passepoilé de bleu. Revers bleu céleste.
Parements en pointe bleu céleste. Retroussis bleu
céleste. Boutons de métal blanc.
- Culotte hongroise grise à bandes latérales
bleues et bottes hongroises à gland bleu. En tenue
de route, charivari de toile grise à bande latérale
bleue.
- Shako noir à garnitures de cuir noir, orné
d’une plaque de cuivre ovale estampée du lion
de Berg. Pompon gris avec cocarde à la base. Visière
de cuir noir et jugulaires à écailles de laiton.
- Buffleteries et giberne de cuir noir. Sabre de cavalerie
légère à dragonne écarlate.
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Forces territoriales
Gendarmerie
La gendarmerie du duché est crée en 1808 avec
un effectif de 233 gendarmes montés et 406 gendarmes
à pied répartis en quatre compagnies affectées
à chacun des départements du territoire, effectifs
qui passent à la suite des remaniements territoriaux
de 1810 à 240 gendarmes montés et 80 gendarmes
à pied répartis en trois compagnies.
Gendarmes à cheval
- Habit à la française de drap blanc à
pans longs. Collet blanc passepoilé d’amarante.
Trèfle de laine blanche sur l’épaule
droite et aiguillette blanche montée en trèfle
à l’épaule gauche. Revers carrés
amarantes. Parements ronds blanc passepoilé d’amarante.
Retroussis amarantes ornés de grenades blanche et
poches en long simulées par un passepoil amarante.
Boutons de métal blanc.
À partir de 1810, habit à la française
en drap bleu foncé. Collet amarante. Mêmes
trèfle et aiguillette. Revers carrés amarantes
agrafés jusqu’à la taille. Parements
amarantes à pattes (accolade à trois boutons)
bleu passepoilé d’amarante.
- Veste jaune et culotte de peau chamois. Bottes à
l’écuyère noires.
Après 1810, veste et culotte blanches.
- Bicorne de feutre noir galonné de blanc. Plumet
écarlate avec cocarde de Berg gansée de blanc
à la base.
- Buffleterie de cuir blanc, giberne de cuir noir et sabre
de cavalerie lourde à garde de laiton à trois
branches et fourreau de fer.
- Après 1810, selle à la française
à shabraque de toile bleue galonnée d’amarante
et valise cylindrique de même.
Gendarmes à pied
Tenue des gendarmes à cheval avec des guêtres.
En tenue de route, pantalon de toile bleue.
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Garde
nationale
Garde à pied
- Habit à la française de drap blanc à
pans longs. Collet amarante. Epaulettes écarlates
(grenadiers) ou vertes (chasseurs) à tournantes et
franges de même. Revers carrés amarantes. Parements
amarantes à pattes (rectangulaires à trois
bouton) blanc passepoilé d’amarante. Retroussis
blanc passepoilé d’amarante ornés de
grenades ou de cors jaunes et poches en long simulées
par un passepoil amarante. Boutons de laiton.
- Veste et culotte blanches. Guêtres longues blanches
ou noires.
- Bicorne de feutre noir. Plumet ou carotte écarlate
ou verte avec cocarde de Berg gansée de blanc à
la base.
- Buffleteries blanche et giberne de cuir noir. Sabre d'infanterie
à garde de laiton et fourreau de cuir noir à
garnitures de laiton, dragonne rouge ou verte.
Garde à cheval
Tenue des grenadier.
Casque à bombe de fer, turban de fourrure noire ornée
d’une grenade d laiton et cimier de laiton. Crinière
et toupet de crin noir. Plumet noir à sommet jaune.
Visière de cuir noir cerclée de laiton et
jugulaires à écailles de laiton.
Sabre de dragon français et selle à la française
à shabraque de toile blanche galonnée de jaune
ornée d’une grenade jaune.
Officiers
Tenue de la troupe avec des épaulettes de grade
et une aiguillette sur l’épaule gauche or.
Tambours et cornets
Tenue de la troupe aux couleurs inversées, amarante
distingué de blanc. Collet, revers et parements galonnés
de jaune. Chevrons de galon jaune sur les deux manches.
Tambour de cuivre à cercle rayé amante et
blanc ou cornet de laiton à cordon vert.
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Landwehr
À l’automne 1813, le gouvernement général
autorise dans le territoire la levée d’une Landwehr
dont l’effectif initial de 5 bataillons est finalement
organisé en un régiment de trois bataillons.
- Habit croisé de drap bleu foncé fermé
par deux rangées de huit boutons. Collet bleu céleste.
Pattes d’épaule bleu céleste. Parements
bleu céleste à pattes bleu foncé passepoilé
de bleu céleste. Retroussis bleu céleste.
Boutons de laiton.
- Pantalon et guêtres de toile blanche.
- Shako de feutre noir à bande du haut et bourdalou
de cuir noir orné d’une croix de métal
blanc. Court plumet rouge à base noire. Jugulaires
à écailles de laiton et visière de
cuir noir.
- Buffleterie noire.
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Drapeaux et étendards
1806-1808
Les 1er régiment d’infanterie et le régiment
de chevau-légers reçoivent un drapeau en 1807.
Pour l’infanterie, c’est un drapeau d'un type basé
sur le drapeau français modèle 1804, mais avec
les coins amarante. Le revers porte, dans un losange blanc bordé
de feuilles de laurier dorées, les armes ducales couronnées
et décorées du grand collier de la légion
d’honneur le tout posé sur deux bâtons de
maréchal croisés et un manteau écarlate
doublé d'hermine et surmonté de la devise «
Dieu la Gloire et les Dames ». Dans les quatre coins,
le chiffre romain « I » dans une couronne de laurier
dorés.
L’avers n’est pas connu et est soit identique au
revers soit porte à la place des armes le nom du régiment.
Cordon de fil doré et hampe en bois naturel terminée
par un fer de lance doré. Le drapeau est perdu en Espagne
en 1809.
Le régiment de chevau-légers reçoit un
étendard similaires où les armes sont inscrites
dans un hexagone en lieu et place du losange. Sur les côtés,
entre les couronnes de lauriers, des foudres dorées.
Le sort de cet étendard est inconnu.
Les autres régiments n’ont pas reçu de drapeau.
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1809-1814
En 1809, l’empereur accorde à chacun des régiments
d’infanterie un drapeau d’un nouveau type.
Drapeau à fond de soie blanche, avers et revers identiques,
ornés d’un aigle impérial couronné
perché sur des foudres, au dessus la devise « Et
nos Cesare duce » au dessous la mention « Brigade
d’Infanterie de Berg » le tout peint en doré.
Dans les coins, entourés de couronne de lauriers : en
bas côté hampe et à l’opposé
un N couronné, en haut côté hampe le numéro
du régiment et à l’opposé le numéro
du bataillon, le tout en doré.
Ces drapeaux ont sans doute été perdus en Russie
et ni les régiments reconstitués en 1813 ni ceux
levés en 1814 n’ont reçu de drapeaux.
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Ouvrages
consultés
Iconographie d'époque (XIXe siècle)
- FICHIER DE LA COLLECTION CARL, planche R
- LE MANUSCRIT D’ELBERSFELD, Copie de J.M.BUENO.
- LE MANUSCRIT DU CANONNIER HAHLO, Copie de R.FORTHOFFER
- TRADITION MAGAZINE
- « Le manuscrit de WEILAND », Hors série
n°4, 1998
- « Le bourgeois de HAMBURG », Hors série
n°5, 1998
- « Le manuscrit de ZIMMERMANN », Hors série
n°6, 1999 (Nassau)
Iconographie moderne
- GROSSE UNIFORMENKUNDE, R.KNÖTEL
- Band I Blatt 44
- Band II Blatt 44
- Band XI Blatt 46
- Band XIII Blatt 19
- Band XV Blatt 4
- LES UNIFORMES DE L’ARMEE FRANÇAISE, Tome V «
Garde nationale, troupes alliées », LIENHART ET
R.HUMBERT, 1990
- NAPOLEONIC UNIFORMS, Vol. III, J.R. ELTING, Emperor’s
Press 2000
- SERIE DOCUMENTAIRE, R.FORTHOFFER, publié par l'auteur
- Planches n°167 à 171 Berg 1806-1813, les 4
régiments d'Infanterie
- Planches n°187 à 191 Berg 1807-1813, la cavalerie
- SOLDATS DE LA GRANDE ARMEE, n°37 “Chevau-légers
de Berg 1808”, F.BERJAUD, publié par l'auteur
Ouvrages divers
- ARMIES OF WESTPHALIA AND CLEVES-BERG 1806-1815, G.F.NAFZIGER
1991
- BULLETIN DE LA SOCIETE BELGE,
- « Les chevau-légers lanciers du grand-duché
de Berg (1807-14) », W.Aerts 1945
- FLAGS OF THE NAPOLEONIC WARS, Vol. III, T.WISE et G.ROSIGNOLI,
Osprey 1978
- HANDBUCH DER UNIFORMKUNDE, H.KNÖTEL et H.SIEG, MEISENHEIM
1960
- LE BRIQUET,
- « Louis Brégère, lancier de Berg »,
J.-J.Pattyn 2001
- THE ARMIES OF NAPLES AND KLEVE-BURG, W.J. RAWKINS, publié
par l'auteur
- ZEITSCHRIFT FÜR HEERESKUNDE,
- « Die Infanterie des Groherzogtum Berg (1807-1813)
», H.KNÖTEL 1953
- « Bergische Reiter 1807-1815 », F.HERMANN
1980
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