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Empire PREMIER EMPIRE NAPOLEON
nouveautes Les Armées / Uniformes
 

deco L'organisation Générale des Armées du Premier Empire

deco Les Armées
deco Les Uniformes

deco Dictionnaire des uniformes
   

separateur

deco Grand-duché de Clèves et de Berg

English text
deco Historique deco Sources consultées

deco Infanterie
RB 10RB 11 Période 1806-1812
RB 12 Période 1813-1815
deco Cavalerie
RB 14RB 15 Régiment de chevau-légers de Berg
RB 15 Régiment de hussards de Berg
deco Artillerie
RB 13
Artillerie à pied
RB 13
Artillerie à cheval
RB 13
Génie
RB 13
Train d'artillerie
decoForces territoriales
RB 15
Gendarmerie
RB 11
Garde nationale
RB 12
Landwehr

Armes du Grand-duc de Berg

deco Drapeaux et étendards
RB 11RB 13 1806-1808
RB 12 1809-1812
separateur

En 1805, la Bavière cède à la France, en échange des comtés d’Ansbach et de Bayreuth, le duché de Berg. Ce duché, augmenté de divers territoire pris à la Prusse ou cédé par les états environnant, est donné en apanage au maréchal Joachim Murat qui devient le 15 mars 1806 grand-duc de Clèves et de Berg.

Les frontières du duché, dont la capitale est située à Düsseldorf, sont rectifiées à plusieurs reprises (gains en 1806, 1808 et 1811 et perte en 1810) alors qu’il est partagé en quatre départements : le Rhin (cédé en partie à la France en 1810), la Sieg, la Ruhr et l’Ems (cédé à la France en 1810).

En 1808, Murat devient roi de Naples et l’Empereur Napoléon assure la vacance du pouvoir dans le grand-duché avant de l’octroyer, le 3 mars 1809, au fils du roi de Hollande, le prince Louis-Napoléon. Néanmoins, ce dernier n’étant âgé que de quatre ans, l’empereur assure la régence du territoire, qu’il confie à la direction du comte Beugnot, gouverneur jusqu’en 1813.

Les troupes du duché participent aux campagnes de Prusse en 1807, d’Espagne de 1808 à 1813, d’Autriche en 1809, de Russie en 1812 et d’Allemagne en 1813.

En novembre 1813, le duché est envahi par les armées coalisées. Les territoires cédés par la Prusse lui sont rendu. Le reste des possessions est placé sous la direction d’un gouverneur-général russe, Justus Gruner, mais finira par être également réuni à la Prusse en 1815.
Infanterie

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deco Infanterie

Période 1806-1812
A la création du grand-duché, les troupes dépendant des états qui lui sont rattachés sont intégrées à l’armée en formation, en particulier le 12e régiment d'infanterie de ligne de l'armée bavaroise. Grâce à ces éléments, le 1er régiment d'infanterie de Berg est créé le 24 avril 1806 à Düsseldorf. Son effectif est alors de quatre bataillons de huit compagnies, fortes de 100 hommes.
En août 1806, l'unité est réorganisée sur le système français, et dédoublée pour former un second régiment. Chacun compte trois bataillons de six compagnies (dont deux compagnies d'élite) avec la composition suivante :
1
Capitaine
1
Lieutenant
1
Sous-lieutenant
1
Sergent-major
4
Sergents
1
Fourrier
6
Caporaux
2
Caporaux-sapeurs
2
Tambours
121
Hommes du rang
Ils ont en commun un bataillon de réserve de quatre compagnies pour l'instruction des recrues.
Un troisième régiment est levé en octobre 1808 avec le même effectif. En août 1811, les trois premiers régiments sont réduits à deux bataillons et les cadres ainsi libérés permettent de constituer un quatrième régiment, organisé comme les autres en deux bataillons de guerre de huit compagnies (dont deux d'élite), fortes de 120 hommes, et d'une compagnie de réserve.
Le premier régiment participe à la campagne de Prusse en 1807 puis avec le second à la campagne d’Espagne de 1808 à 1811. Le troisième régiment prend part à la campagne d'Autriche en 1809. Enfin les quatre régiments sont réunis pour la campagne de Russie en 1812, pour laquelle ils sont renforcé d'une batterie d'artillerie équipée de deux canons de 6 livres.
Les deux premiers régiments sont reformés en 1813 autour des rescapés des campagnes d'Espagne et de Russie, mais ne participent pas à la campagne d'Allemagne.

Fusiliers

  • Habit de drap blanc à pans courts et revers agrafés. Collet bleu clair passepoilé de blanc. Pattes épaules bleu liséré de blanc. Revers carrés agrafés jusqu’en bas bleu passepoilé de blanc. Parements suivant le régiment :
    1er bleu passepoilé de blanc, pattes (en accolade à trois boutons) blanc passepoilé de bleu.
    2e en pointe bleu passepoilé de blanc.
    3e bleu passepoilé de blanc, pattes (en accolade à trois boutons) bleu passepoilé de blanc.
    4e ronds bleu passepoilé de blanc.
    Retroussis courts bleus, poches en travers simulées par un passepoil bleu céleste. Boutons de cuivre aux 1er et 2e régiments, de métal blanc aux 3e et 4e.
  • Veste blanche. Culotte blanche, demi-guêtres et chaussures noires. Manteau gris ou brun, le col orné de pattes bleues.
  • Shako de feutre noir à garnitures de cuir noir, plaque de cuivre ovale estampée d'un J couronné ou du lion de Berg ou plaque en losange française estampée d’un aigle. Cordons et raquettes blancs. Pompon bleu clair avec cocarde blanche à centre rouge à la base. Visière de cuir, pas de jugulaires.
    Les fusiliers du 3e régiment portent le plumet céleste jusqu’en 1811.
  • Buffleteries blanche. Giberne noire ornée parfois d’une plaque de laiton ovale estampée d'un J couronné. Sabre d'infanterie à garde de laiton et fourreau de cuir noir à garnitures de laiton, dragonne bleu clair.

Grenadiers

Habit de la troupe avec épaulettes écarlates. Bonnet de fourrure noire à fond rouge traversé d'une croix blanche. Cordons et raquettes blancs et plumet écarlate. Giberne parfois ornée d’une grenade de laiton et dragonne écarlate.
A partir de 1811-1812, le bonnet est remplacé par le shako avec les mêmes agréments.

Chasseurs or voltigeurs

Habit de la troupe avec épaulettes vertes ou vertes à tournante rouge. Giberne comme les fusiliers. Dragonne verte ou verte à gland rouge.

 

Officiers

Habit à la française à revers carrés et pans longs, avec les agréments de la troupe. Epaulettes de grades et galons du shako or au 1er et 2e régiments et argent au 3e et 4e.
Veste et culotte blanches et bottes à la russe ou à la hongroise noires.
Hausse-col doré orné du lion de Berg argent et épée à dragonne dorée ou argentée.
En tenue de route, surtout et culotte de toile grise.
Pour les officiers montés, bottes à l’écuyère et selle à la française bleu clair galonné d’or.

Tambours

Surtout de drap noir fermé par une seule rangée de boutons. Collet bleu clair passepoilé de blanc bordé d'un galon blanc traversé d’un zigzag rouge. Epaulettes ou pattes d’épaule de la compagnie. Parements du régiment. Manches ornées de chevrons du même galon que le collet. Le reste de l'équipement comme la troupe.

Sapeurs

Habit de grenadiers. Tablier de sapeur de cuir blanchi à frangé de fourrure noire et bordé d'un galon bleu-blanc-rouge (le rouge à l'extérieur).

Musiciens

En petite tenue, surtout bleu clair à collet de même galonné de blanc. Parements du régiment.
Culotte blanche et bottes hongroises noires.

Artillerie régimentaire

La planche V/33 du Lienhart et Humbert donne un artilleur qui doit appartenir à une batterie régimentaire :
Habit de la troupe à collet écarlate, revers blancs passepoilés d’écarlate et parements écarlates à pattes blanches passepoilées d’écarlate. Pantalon blanc et guêtres noires. Shako sans plaque à pompon, cordon et raquettes écarlates.

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Période 1813-1815
A l'automne 1813, le duché passe sous contrôle prussien et les deux régiments d'infanterie sont réorganisés selon le système prussien à trois bataillons, dont un de fusiliers et deux de mousquetaires. Tous deux comprennent en plus une compagnie de chasseurs volontaires.
Berg fournit aussi aux armées alliés un bataillon de grenadiers à deux compagnies.
Ces nouvelles formations participent à la campagne de France en 1814 et, en tant que 28e (ex-1er régiment de Berg) et 29e (ex-grenadiers et 2e régiment de Berg) de l'armée prussienne, à la campagne de Belgique en 1815.
Fusiliers et mousquetaires
  • Habit croisé de drap blanc fermé par deux rangées de 8 boutons. Collet suivant le bataillon (1er jaune, 2e blanc, 3e rouge, 4e pêche). Pattes d’épaule bleues. Parements en botte suivant le bataillon ornés de deux boutons. Retroussis écarlates. Boutons de métal blanc.
  • Culotte de tricot et guêtres courtes noires.
  • Shako de feutre noir avec cocarde blanc-bleu-blanc.
  • Buffleterie blanchie. Giberne de cuir noir.
Chasseurs volontaires
  • Habit croisé de drap vert fermé par une rangée de huit boutons. Collet rouge orné de deux boutonnières jaunes. Pattes d’épaule rouges. Devant de l’habit passepoilé de rouge. Parements ronds rouges. Retroussis rouges. Boutons de laiton.
  • Pantalon de toile grise, orné de deux bandes latérales rouges, sur des bottes noires.
  • Shako de feutre noir à bande du haut et bourdalou de cuir noir orné d’une croix de laiton. Court plumet vert pâle. Cordons et raquettes vert pâle. Jugulaires à écailles de laiton et visière de cuir noir.
  • Buffleterie noire. Giberne de cuir noir. Coutelas à garde de laiton et fourreau de cuir noir garni de laiton.

Grenadiers

  • Habit de drap blanc à pans courts et revers agrafés. Collet écarlate. Pattes épaules bleu foncé liséré de rouge. Revers bleu foncé passepoilé de rouge ornés de boutonnières jaunes. Parements écarlate à pattes blanches (rectangulaire à trois boutons) passepoilé de rouge. Retroussis rouges. Boutons jaunes.
  • Culotte blanche. Demi-guêtres et chaussures noires.
  • Shako de feutre noir à garnitures de cuir noir, plaque de laiton en forme d’écu. Plumet noir et pompon écarlate avec cocarde blanche à centre bleu à la base. Cordons et raquettes jaunes. Visière de cuir cerclée de laiton et jugulaires de laiton.
  • Buffleteries blanche. Giberne noire ornée d’une grenade de laiton. Sabre d'infanterie à garde de laiton et fourreau de cuir noir à garnitures de laiton, dragonne écarlate

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deco Cavalerie

Régiment de chevau-légers lanciers du grand duc de Berg

Le « régiment de chevau-légers du grand-duc de Berg » est crée par décret du 21 mai 1807, et formé autour d’un noyau initial d’officiers et de sous-officiers volontaires et parlant allemand des régiments de cavaleries français stationné en Italie et en France. Il est organisé à la française, avec une compagnie de dépôt et quatre escadrons de guerre à deux compagnies de 87 cavaliers. La première compagnie prend le titre de « Garde du corps ».
Au printemps 1808, les gardes du corps sont envoyés en Espagne. Quand Murat accède au trône de Naples, la compagnie est rattachée à la cavalerie de la Garde pour être dissoute le 11 janvier 1809, les effectifs étant reversés soit dans les chasseurs et grenadiers de la Garde impériale, soit au chasseurs de Berg nouvellement crées.
En effet le nouveau gouverneur du duché décide, par décret du 29 août 1808, de former un nouveau « régiment de chasseurs à cheval de Berg » à partir des compagnies de chevau-légers restées à Berg. Ce régiment est affecté à l’armée d’Allemagne pendant la campagne de 1809.
Le décret du 17 décembre 1809 transforme les chasseurs en « régiment de lanciers de Berg », envoyé en Espagne au printemps de 1810.
En 1811, le régiment est porté à six escadrons dont trois servent en Espagne et trois sont stationnés en Allemagne.
Par décret du 4 mars 1812, les escadrons d’Allemagne forment un nouveau régiment, le 2e régiment de lanciers de Berg, les escadrons d’Espagne devenant le 1e régiment de l’arme. Enfin les deux régiments sont renommés « régiments de chevau-légers lanciers de Berg ». Le 2e régiment participe à la campagne de Russie.
En 1813, les rescapés de Russie et les escadrons rappelés d’Espagne sont regroupés dans la « brigade des lanciers de Berg » qui combat à Dresde et à Leipzig.
L’administration prussienne lève à partir des éléments disponible un « régiment de hussards de Berg », fort de quatre escadrons de hussards et d’un escadron de chasseur volontaires. Le 20 avril 1815, le régiment est versé dans l’armée prussienne comme 11e régiment de hussard et participe en tant que tel à la campagne de Belgique.
Chevau-légers 1807-1808
Chevau-légers
  • Habit à la polonaise (kurtka) de drap blanc. Collet amarante. Epaulettes à franges blanches. Revers amarante. Parements en pointes amarantes. Retroussis amarantes et poches en long simulées par un passepoil amarante. Boutons de métal blanc.
    En tenue de route, surtout de toile grise à collet et parements amarantes avec les mêmes agréments.
  • Pantalons polonais amarantes avec une double bande latérale blanches. Bottes légères noires.
    En tenue de route, charivari de toile grise à bande latérale amarante.
  • Czapska à pavillon de tissu amarante, arête et galon blancs, et bombe de cuir noir. Plaque ornementale à rayons de cuivre et centre étamé timbré d’un J couronné en laiton. Plumet blanc avec cocarde blanche à centre amarante à la base. Cordons et raquettes blancs. Visière de cuir noir cerclée de laiton et jugulaires à écailles de laiton.
  • Buffleteries blanches. Sabre de cavalerie légère à garde de laiton à trois branches et fourreau de fer, dragonne blanche.
  • Harnachement de cavalerie légère, selle à la hongroise avec shabraque de toile amarante galonnée de blanc, ornée dans les coins postérieurs de J couronnés blancs. Portemanteau cylindrique de toile amarante galonné de blanc.

Garde du Corps

Même tenue ornée de boutonnières blanches aux revers. Aiguillette de fil blanc à l’épaule droite.

Trompettes

Tenue de la troupe aux couleurs inversées, fond amarante distingué de blanc. Galon d’argent aux collet, revers et parements. Epaulettes mêlées amarante et blanc.
Trompette de laiton à cordon mêlé amarante et blanc.

Chasseurs à cheval 1808-1809

Chasseur

  • Habit veste à pans court de drap vert. Collet amarante, parfois passepoilé de vert. Pattes d’épaule vertes lisérées d’amarante. Revers amarantes ou vert passepoilé d’amarante. Parements en pointe amarante parfois passepoilé de vert. Retroussis amarantes. Boutons de métal blanc.
    En seconde tenue, habit à la Kinski de drap vert à collet et parements amarantes, parfois passepoilé de vert. Poches à la Soubise simulées par un passepoil amarante.
  • Culotte hongroise verte à bandes latérales amarantes et bottes hongroises noires à gland et liséré amarantes.
  • Shako de feutre noir à garnitures de cuir noir, parfois représenté avec le fut recouvert de toile amarante. Plaque en losange de métal blanc estampée du lion de Berg ou large cocarde nationale gansée de blanc. Cordons et raquettes blancs. Pompon de la compagnie avec cocarde blanche à centre rouge à la base. Visière de cuir noir et jugulaires à écailles de métal blanc.
  • Buffleteries et sabre comme la tenue précédente. Giberne de cuir noir.
  • Schabraque de mouton blanc à dents de loup amarantes.

Compagnie d’élite

Tenue de la troupe avec des épaulettes à franges écarlates.
Colback de fourrure noire à flamme écarlate soutachée de même. Pompon et plumet écarlate.
Dragonne écarlate.

 

Trompettes

Tenue de la troupe ornée d’un galon blanc à losanges amarantes au collet, parements et peut-être aux revers.

 

Chevau-légers lanciers 1809-1813

Chevau-légers

  • Jusqu’en 1811, tenue identique à la précédente.
    A partir de 1812, habit à la polonaise (kurtka) de drap vert. Collet amarante passepoilé de vert. Pattes d’épaule vertes lisérées d’amarante. Revers amarante Parements en pointe amarante. Retroussis amarantes et poches en longs simulées par un passepoil amarante. Boutons blancs.
    En 1813, épaulettes blanches à franges.
  • Culotte et bottes comme dans la tenue précédente.
    En tenue de route, charivari de toile verte ou grise à bandes latérales amarantes.
  • Jusqu’en 1811, coiffure identique à la précédente.
    A partir de 1812, czapska à pavillon de tissu amarante au 1er régiment et vert au 2e, arête et galon blancs et bombe de cuir noir. Plaque ornementale à rayons de cuivre et centre étamé timbré d’un N couronné en laiton. Plumet blanc avec cocarde blanche à centre amarante à la base. Cordons et raquettes blancs. Visière de cuir noir et jugulaires à écailles de laiton.
  • Buffleteries et sabre comme la tenue précédente.
    A partir de la fin de 1809, lance à flamme amarante sur blanc.
  • Equipement de cheval comme le précédent au 1er régiment. Shabraque à dents de loup vertes et valise verte à galon amarante au 2e.

Compagnie d’élite

Tenue de la troupe avec des épaulettes à franges écarlates.
Colback de la tenue précédente au 1er régiment et czapska à plumet écarlate court et épais au 2e.

 

Trompettes

Au 1er régiment, tenue de la troupe ornée des galons de la livrée impériale au collet, revers, parements, poches et losange de taille.
Au 2e, surtout de drap vert à collet et parements amarantes orné de 5 boutonnières blanches sur le devant et galonné de blanc au collet et parements.

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Régiment de Hussards de Berg

Hussard

  • Habit à la hussarde. Dolman de drap vert foncé à tresses et ganses vert clair. Collet écarlate galonné de vert clair. Parements en pointe écarlates galonnés de vert clair. Ceinture de laine écarlate à coulants et cordon de même. Boutons de métal blanc. Pelisse de drap vert foncé à tresses et ganses vert clair, bordée de fourrure fauve.
  • Charivari de toile grise et bottes légères noires.
  • Shako de feutre noir à bande du haut et bourdalou de cuir noir. Nouvelle cocarde blanc-bleu-blanc. Cordons et raquettes vert clair. Jugulaires à écailles de cuivre et visière de cuir noir.
  • Buffleterie de cuir noir. Ceinturon à la hussarde en cuir noir et sabretache de cuir noir. Sabre de cavalerie légère prussien à garde à une branche et fourreau de fer. Dragonne de cuir noir.

Freiwillige Jäger

  • Habit à la hussarde. Dolman de drap vert foncé à tresses et ganses vert clair. Collet écarlate orné de 2 boutonnières jaunes. Parements en pointe écarlates galonnés de jaune. Ceinture de laine écarlate à coulants et cordon de même. Boutons de laiton. Pelisse de drap vert foncé à tresses et ganses vert clair, bordée de fourrure fauve.
  • Culotte hongroise de drap vert à nœuds et bandes latérales vert clair. Bottes hongroises noires.
  • Shako des hussards orné de la croix de Landwehr en laiton.
  • Buffleterie et sabre des hussards sans sabretache.

Officiers

Habit de la troupe à tresses et ganses or. Culotte bleu clair à nœuds et bandes latérales or.

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deco Artillerie

L’artillerie du grand-duché est crée au cours de l’été 1808. Elle est constituée d’un bataillon comprenant une compagnie d’artillerie, avec une batterie à cheval et une batterie à pied, une compagnie de génie et une compagnie du train. Ces trois compagnies sont fortes chacune de 92 canonniers, sapeurs ou conducteurs.
La batterie d’artillerie à pied est équipée de six canons de 8 livres et de deux obusiers de 6 pouces. Elle disparaît au cours de la campagne de Russie et ne sera pas reformée en 1813.
La batterie d’artillerie à cheval est équipée de six canons de 4 livres. Elle disparaît également en Russie mais est reconstituée en janvier 1813 et fait la campagne d’Allemagne à la suite de l’artillerie de la Garde.
En 1814, les autorités prussiennes mettent sur pied une batterie d’artillerie à pied et une demi batterie d’artillerie à cheval, qui, en 1815, intégreront l’armée prussienne comme batterie à pied n°37 et batterie à cheval n°20.

Artillerie à pied

Canonniers
  • Habit de drap bleu foncé à pans courts et revers agrafés. Collet écarlate. Pattes d’épaules bleu passepoilé d’écarlate. Revers carrés bleu passepoilé d’écarlate. Parements écarlates à pattes (rectangulaires à 3 boutons) bleu passepoilé d’écarlate. Retroussis écarlates. Boutons de laiton.
  • Veste blanche. Culotte bleu foncé, demi-guêtres et chaussures noires. En tenue de route, pantalon de toile bleue à bandes latérales rouges.
  • Shako noir à garnitures de cuir noir, sans plaque ou orné d’une plaque de cuivre ovale estampée d'un J couronné ou du lion de Berg. Pompon écarlate avec cocarde blanche à centre rouge à la base. Cordons et raquettes blancs ou rouges. Visière de cuir noir.
    À partir de 1811, jugulaires à écailles de laiton.
  • Buffleteries blanche et giberne de cuir noir. Sabre d'infanterie à garde de laiton et fourreau de cuir noir à garnitures de laiton, dragonne rouge.

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Artillerie à cheval

Canonniers

  • Habit de drap bleu foncé à pans courts et revers agrafés. Collet écarlate. Pattes d’épaules bleu passepoilé d’écarlate. Revers carrés bleu passepoilé d’écarlate. Parements écarlates à pattes (rectangulaires à 3 boutons) bleu passepoilé d’écarlate. Retroussis écarlates. Boutons de laiton.
    A partir de 1814, veste de coupe prussienne avec les mêmes agréments.
  • Culotte hongroise bleu foncé à nœuds et bandes latérales écarlates et bottes hongroises à gland écarlate. En tenue de route, charivari de toile grise à bande latérale écarlate.
  • Shako comme l’artillerie à pied.
    A partie de 1814, shako orné de canons croisés en laiton.
  • Buffleteries blanche et giberne de cuir noir. Sabre de cavalerie légère.
  • Harnachement de cavalerie légère, selle à la hongroise avec shabraque de toile bleue galonnée de rouge. Portemanteau cylindrique de même.

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Génie

Sapeurs

  • Habit de drap bleu foncé à pans courts et revers agrafés. Collet noir passepoilé d’écarlate. Epaulettes à franges écarlates. Revers noir passepoilé d’écarlate. Parements noir passepoilé d’écarlate à pattes (rectangulaires à 3 boutons) de même. Retroussis écarlates. Boutons de laiton.
  • Veste blanche. Culotte bleu foncé, demi-guêtres et chaussures noires. En tenue de route, pantalon de toile bleue à bandes latérales rouges.
  • Shako noir à bande du haut et chevron latéraux écarlates, d’une plaque de cuivre ovale estampée du lion de Berg. Pompon écarlate avec cocarde blanche à centre rouge à la base. Cordons et raquettes rouges. Visière de cuir noir et jugulaires à écailles de laiton.
  • Buffleteries blanche et giberne de cuir noir. Sabre d'infanterie à garde de laiton et fourreau de cuir noir à garnitures de laiton, dragonne rouge.

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Train d'artillerie

Conducteurs

  • Habit de drap gris à pans courts et revers agrafés. Collet bleu céleste. Pattes d’épaules gris passepoilé de bleu. Revers bleu céleste. Parements en pointe bleu céleste. Retroussis bleu céleste. Boutons de métal blanc.
  • Culotte hongroise grise à bandes latérales bleues et bottes hongroises à gland bleu. En tenue de route, charivari de toile grise à bande latérale bleue.
  • Shako noir à garnitures de cuir noir, orné d’une plaque de cuivre ovale estampée du lion de Berg. Pompon gris avec cocarde à la base. Visière de cuir noir et jugulaires à écailles de laiton.
  • Buffleteries et giberne de cuir noir. Sabre de cavalerie légère à dragonne écarlate.

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deco Forces territoriales

Gendarmerie

La gendarmerie du duché est crée en 1808 avec un effectif de 233 gendarmes montés et 406 gendarmes à pied répartis en quatre compagnies affectées à chacun des départements du territoire, effectifs qui passent à la suite des remaniements territoriaux de 1810 à 240 gendarmes montés et 80 gendarmes à pied répartis en trois compagnies.

Gendarmes à cheval

  • Habit à la française de drap blanc à pans longs. Collet blanc passepoilé d’amarante. Trèfle de laine blanche sur l’épaule droite et aiguillette blanche montée en trèfle à l’épaule gauche. Revers carrés amarantes. Parements ronds blanc passepoilé d’amarante. Retroussis amarantes ornés de grenades blanche et poches en long simulées par un passepoil amarante. Boutons de métal blanc.
    À partir de 1810, habit à la française en drap bleu foncé. Collet amarante. Mêmes trèfle et aiguillette. Revers carrés amarantes agrafés jusqu’à la taille. Parements amarantes à pattes (accolade à trois boutons) bleu passepoilé d’amarante.
  • Veste jaune et culotte de peau chamois. Bottes à l’écuyère noires.
    Après 1810, veste et culotte blanches.
  • Bicorne de feutre noir galonné de blanc. Plumet écarlate avec cocarde de Berg gansée de blanc à la base.
  • Buffleterie de cuir blanc, giberne de cuir noir et sabre de cavalerie lourde à garde de laiton à trois branches et fourreau de fer.
  • Après 1810, selle à la française à shabraque de toile bleue galonnée d’amarante et valise cylindrique de même.

Gendarmes à pied

Tenue des gendarmes à cheval avec des guêtres. En tenue de route, pantalon de toile bleue.

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Garde nationale

Garde à pied

  • Habit à la française de drap blanc à pans longs. Collet amarante. Epaulettes écarlates (grenadiers) ou vertes (chasseurs) à tournantes et franges de même. Revers carrés amarantes. Parements amarantes à pattes (rectangulaires à trois bouton) blanc passepoilé d’amarante. Retroussis blanc passepoilé d’amarante ornés de grenades ou de cors jaunes et poches en long simulées par un passepoil amarante. Boutons de laiton.
  • Veste et culotte blanches. Guêtres longues blanches ou noires.
  • Bicorne de feutre noir. Plumet ou carotte écarlate ou verte avec cocarde de Berg gansée de blanc à la base.
  • Buffleteries blanche et giberne de cuir noir. Sabre d'infanterie à garde de laiton et fourreau de cuir noir à garnitures de laiton, dragonne rouge ou verte.

Garde à cheval

Tenue des grenadier.
Casque à bombe de fer, turban de fourrure noire ornée d’une grenade d laiton et cimier de laiton. Crinière et toupet de crin noir. Plumet noir à sommet jaune. Visière de cuir noir cerclée de laiton et jugulaires à écailles de laiton.
Sabre de dragon français et selle à la française à shabraque de toile blanche galonnée de jaune ornée d’une grenade jaune.

Officiers

Tenue de la troupe avec des épaulettes de grade et une aiguillette sur l’épaule gauche or.

Tambours et cornets

Tenue de la troupe aux couleurs inversées, amarante distingué de blanc. Collet, revers et parements galonnés de jaune. Chevrons de galon jaune sur les deux manches. Tambour de cuivre à cercle rayé amante et blanc ou cornet de laiton à cordon vert.

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Landwehr

À l’automne 1813, le gouvernement général autorise dans le territoire la levée d’une Landwehr dont l’effectif initial de 5 bataillons est finalement organisé en un régiment de trois bataillons.

  • Habit croisé de drap bleu foncé fermé par deux rangées de huit boutons. Collet bleu céleste. Pattes d’épaule bleu céleste. Parements bleu céleste à pattes bleu foncé passepoilé de bleu céleste. Retroussis bleu céleste. Boutons de laiton.
  • Pantalon et guêtres de toile blanche.
  • Shako de feutre noir à bande du haut et bourdalou de cuir noir orné d’une croix de métal blanc. Court plumet rouge à base noire. Jugulaires à écailles de laiton et visière de cuir noir.
  • Buffleterie noire.

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deco Drapeaux et étendards

1806-1808

Les 1er régiment d’infanterie et le régiment de chevau-légers reçoivent un drapeau en 1807.
Pour l’infanterie, c’est un drapeau d'un type basé sur le drapeau français modèle 1804, mais avec les coins amarante. Le revers porte, dans un losange blanc bordé de feuilles de laurier dorées, les armes ducales couronnées et décorées du grand collier de la légion d’honneur le tout posé sur deux bâtons de maréchal croisés et un manteau écarlate doublé d'hermine et surmonté de la devise « Dieu la Gloire et les Dames ». Dans les quatre coins, le chiffre romain « I » dans une couronne de laurier dorés.
L’avers n’est pas connu et est soit identique au revers soit porte à la place des armes le nom du régiment. Cordon de fil doré et hampe en bois naturel terminée par un fer de lance doré. Le drapeau est perdu en Espagne en 1809.
Le régiment de chevau-légers reçoit un étendard similaires où les armes sont inscrites dans un hexagone en lieu et place du losange. Sur les côtés, entre les couronnes de lauriers, des foudres dorées. Le sort de cet étendard est inconnu.
Les autres régiments n’ont pas reçu de drapeau.

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1809-1814

En 1809, l’empereur accorde à chacun des régiments d’infanterie un drapeau d’un nouveau type.
Drapeau à fond de soie blanche, avers et revers identiques, ornés d’un aigle impérial couronné perché sur des foudres, au dessus la devise « Et nos Cesare duce » au dessous la mention « Brigade d’Infanterie de Berg » le tout peint en doré.
Dans les coins, entourés de couronne de lauriers : en bas côté hampe et à l’opposé un N couronné, en haut côté hampe le numéro du régiment et à l’opposé le numéro du bataillon, le tout en doré.
Ces drapeaux ont sans doute été perdus en Russie et ni les régiments reconstitués en 1813 ni ceux levés en 1814 n’ont reçu de drapeaux.

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deco Ouvrages consultés

Iconographie d'époque (XIXe siècle)

  • FICHIER DE LA COLLECTION CARL, planche R
  • LE MANUSCRIT D’ELBERSFELD, Copie de J.M.BUENO.
  • LE MANUSCRIT DU CANONNIER HAHLO, Copie de R.FORTHOFFER
  • TRADITION MAGAZINE
    • « Le manuscrit de WEILAND », Hors série n°4, 1998
    • « Le bourgeois de HAMBURG », Hors série n°5, 1998
    • « Le manuscrit de ZIMMERMANN », Hors série n°6, 1999 (Nassau)

Iconographie moderne

  • GROSSE UNIFORMENKUNDE, R.KNÖTEL
    • Band I Blatt 44
    • Band II Blatt 44
    • Band XI Blatt 46
    • Band XIII Blatt 19
    • Band XV Blatt 4
  • LES UNIFORMES DE L’ARMEE FRANÇAISE, Tome V « Garde nationale, troupes alliées », LIENHART ET R.HUMBERT, 1990
  • NAPOLEONIC UNIFORMS, Vol. III, J.R. ELTING, Emperor’s Press 2000
  • SERIE DOCUMENTAIRE, R.FORTHOFFER, publié par l'auteur
    • Planches n°167 à 171 Berg 1806-1813, les 4 régiments d'Infanterie
    • Planches n°187 à 191 Berg 1807-1813, la cavalerie
  • SOLDATS DE LA GRANDE ARMEE, n°37 “Chevau-légers de Berg 1808”, F.BERJAUD, publié par l'auteur

Ouvrages divers

  • ARMIES OF WESTPHALIA AND CLEVES-BERG 1806-1815, G.F.NAFZIGER 1991
  • BULLETIN DE LA SOCIETE BELGE,
    • « Les chevau-légers lanciers du grand-duché de Berg (1807-14) », W.Aerts 1945
  • FLAGS OF THE NAPOLEONIC WARS, Vol. III, T.WISE et G.ROSIGNOLI, Osprey 1978
  • HANDBUCH DER UNIFORMKUNDE, H.KNÖTEL et H.SIEG, MEISENHEIM 1960
  • LE BRIQUET,
    • « Louis Brégère, lancier de Berg », J.-J.Pattyn 2001
  • THE ARMIES OF NAPLES AND KLEVE-BURG, W.J. RAWKINS, publié par l'auteur
  • ZEITSCHRIFT FÜR HEERESKUNDE,
    • « Die Infanterie des Groherzogtum Berg (1807-1813) », H.KNÖTEL 1953
    • « Bergische Reiter 1807-1815 », F.HERMANN 1980
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