François II |
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Empereur du Saint Empire romain germanique (1792-1806),
puis Empereur d'Autriche sous le nom de François Ier (1804 à 1835)
(Florence, 1768 - Vienne, 1835)
Fils de Léopold II, de la maison de Habsbourg, François est l'aîné de seize enfants. Son oncle Joseph II le fait venir à Vienne pour le former au métier d'empereur. Nourri du despotisme éclairé de son oncle, François II se montre hostile aux réformes et aux idées nouvelles, ce qui complique ses relations avec son frère, l'archiduc Charles.
Dès son accession au trône, en mars 1792, François II s'engage dans les guerres contre-révolutionnaires. Il fait partie de toutes les coalitions contre la France, le pays qui a guillotiné sa tante, Marie-Antoinette. Mais les défaites successives sont suivies de traités qui amputent à chaque fois son territoire. Il perd d'abord les Pays-Bas autrichiens par le traité de Campoformio, puis la Rhénanie, le Tyrol, l'Italie septentrionale. En 1806, il doit reconnaître la Confédération du Rhin. La même année, il renonce à la couronne du Saint-Empire ; il est désormais François 1er, Empereur héréditaire d'Autriche.
Après la défaite de Wagram, en 1809, François 1er accorde la main de sa fille, Marie-Louise, à Napoléon. En 1812, il doit même incorporer des Autrichiens dans la Grande Armée pour la campagne de Russie. Mais à la fin de 1813, la sixième coalition gagne la bataille de Leipzig et parvient à refouler les Français au-delà du Rhin. Trois mois plus tard, les Alliés occupent Paris. Napoléon abdique.
Le Congrès de Vienne en 1815 permet à l'Autriche de reprendre une place prépondérante en Europe. Mais François 1er refuse la restauration du Saint-Empire. Il se contente de faire la chasse aux libéraux, de confiner Metternich dans le domaine de la politique extérieure, de refuser les réformes et les idées nouvelles. Marié à quatre reprises, il laisse un héritier, l'archiduc Ferdinand.
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