Ferdinand VII |
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Roi d'Espagne (1808 et 1814-1833),
fils ainé de Charles IV et de Marie-Louise de Parme
(San Idelfonso, 1784 - Madrid, 1833)
Le prince des Asturies parvient à déjouer les manœuvres du favori Godoy pour perdre sa couronne au bénéfice de Joseph Bonaparte.
Ferdinand est proclamé prince des Asturies à six ans, par son père, Charles IV. L'héritier du trône d'Espagne subit la rivalité du favori Godoy, qui usurpe peu à peu le pouvoir. A 18 ans, Ferdinand est marié à la princesse Marie-Antoinette Thérèse, fille du roi de Naples. Un mariage politique qui devient une union amoureuse. Mais Marie-Antoinette meurt dès 1806 (sans doute empoisonnée), sans donner de descendance à Ferdinand. Godoy conseille un mariage avec une fille de la maison des Bourbons.
Ferdinand, qui refuse, est disgracié par ses parents. Le jeune prince expose alors ses difficultés à Napoléon et sollicite la main d'une de ses sœurs. L'Empereur, par le biais de l'ambassadeur d'Espagne, François de Beauharnais, maintient une illusion de coopération avec le jeune prince et entretient les brouilles familiales.
Le 17 mars 1808, les émeutes d'Aranjuez en faveur du prince héritier entraînent la chute de Godoy et l'abdication de Charles IV en faveur de son fils Ferdinand VII. Le maréchal Murat, dépêché par Napoléon, parvient à obtenir de Charles IV qu'il se rétracte. Début avril, la famille royale et Godoy partent pour Bayonne afin de requérir l'arbitrage de Napoléon.
Lors de l'entrevue de Bayonne (30 avril 1808), Napoléon annonce à Ferdinand VII qu'il reconnait Charles IV et lui offre la couronne d'Etrurie. Le 2 mai, le peuple madrilène se révolte contre la présence française, déclenchant une répression sanglante. Le 5 mai, c'est le guet-apens de Bayonne : Charles IV cède ses états à l'Empereur après avoir obligé Ferdinand à abdiquer. Joseph est placé sur le trône le 7 juin et la famille royale espagnole est dispersée.
Ferdinand est retenu à Valençay jusqu'en 1813 où Napoléon lui redonne le trône d'Espagne. Il doit cependant jurer de respecter la Constitution des Cortès de 1812. De retour sur le trône, Ferdinand s'empresse d'abolir la Constitution et s'attache à restaurer l'économie de son pays. En 1820, éclate une insurrection. Les souverains européens, qui voient là une répétition de la Révolution française, se précipitent au secours du Roi. En 1823, grâce à l'aide de Louis XVIII qui envoie une armée commandée par son neveu, le duc d'Angoulême, Ferdinand parvient à faire rentrer ses sujets sous le joug et s'évertue en de vains efforts pour recouvrer les colonies d'Amérique.
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