de Cambacérès |
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Jean-Jacques Régis, Duc de Parme.
(Montpellier,1753-Paris, 1824)

Juriste et homme politique français. Second Consul. Principal rédacteur du Code civil.
Cambacérès, avocat dès l'âge de 19 ans, est élu à la Convention pendant la Révolution. Il se spécialise dans la rédaction des textes juridiques. Il adopte une attitude nuancée lors du procès de Louis XVI en votant la mort avec sursis. En août 1793, il présente son projet de Code civil. Cambacérès est dès lors chargé de codifier et de réunir en un seul corps toutes les lois votées depuis 1789. Après le 9-Thermidor il devient président de la Convention. Il reçoit la visite d'un obscur général corse, Buonaparte, dont il a signé la destitution. Séduit, il le rétablit dans ses fonctions.
Cambacérès est, un temps, président du conseil des Cinq-Cents puis ouvre un cabinet d'avocats qui prospère assez vite. Après le coup d'Etat du 30-Prairial, il devient ministre de la Justice grâce à son amitié avec Sieyès. A la suite du 18-Brumaire, il est nommé deuxième Consul. ll conseille Bonaparte dans le choix des nouveaux ministres, des conseillers d'Etat et des sénateurs.
Retourné à son œuvre de prédilection, le Code civil, il préside près de la moitié des séances du Conseil d'Etat dédiées à cet ouvrage. C'est lui qui rédige le Discours préliminaire du projet de Code civil. Lors de la campagne d'Italie (1800), il "assure" l'intérim du pouvoir et suit à la lettre les instructions de Bonaparte. Il est précieux pour orienter les décisions du Sénat dans la direction souhaitée.
Cambacérès est, notamment, à l'origine de la nomination de Bonaparte comme Consul à vie. En rétribution de ses services, il reçoit titres et revenus; il est archichancelier, prince et altesse sérénissime, puis duc de Parme (1808).
En 1813, devenu impopulaire à la suite des trop nombreuses levées de contingents qu'il ordonne au nom de l'Empereur, il se retire. Bien qu'il ait cherché à se faire oublier pendant la première Restauration, il est considéré comme régicide et banni après les Cent-Jours. En août 1818, le pardon royal lui permet de revenir à Paris où il finit ses jours en menant une vie très pieuse.
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