Caulaincourt |
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Armand Augustin Louis, marquis, duc de Vicence,
général et homme politique français.
(Aisne, 1773 - Paris, 1827)

Marquis, militaire, diplomate.
Caulaincourt, suivant la voie paternelle, gravit rapidement les échelons de la carrière militaire. Il est capitaine en 1789, mais le fait qu'il appartienne à la noblesse le rend suspect. Il sert ensuite sous Hoche et Bernadotte, poursuit son ascension et devient colonel en 1796. Il se distingue à Stockach comme chef d'escadron. Il bénéficie de la protection d'un ami de son père, Talleyrand. Celui-ci le propose au Premier Consul pour porter une lettre au tsar en 1801. De retour, il devient l'aide de camp de Bonaparte, puis général de brigade (1803), grand écuyer à l'Empire, général de division en 1805.
En 1804, il participe à l'enlèvement du duc d'Enghien, mais apprend avec tristesse son exécution. Le 3 novembre 1807, il est envoyé en Russie en qualité d'ambassadeur de France. Il est fait duc de Vicence en 1808. Durant les cinq ans qu'il passe à Saint-Pétersbourg, il s'efforce de prévenir en vain, un conflit entre Napoléon et Alexandre 1er, qu'il admire. Rappelé à Paris en mai 1811, c'est en soldat qu'il revient en Russie, lors de la campagne de 1812.
En avril 1813, Caulaincourt est fait sénateur. Il reprend vite, cependant, du service dans la diplomatie puisqu'il est chargé de représenter la France au congrès de Prague de juillet 1813. Bien qu'à cette occasion, il n'ait pas fait preuve de talents de négociateur, Napoléon le nomme ministre des Affaires étrangères durant les derniers mois de son règne. Il semble que la raison principale de cette nomination ait été le refus de Talleyrand de reprendre son ancien poste.
En mars 1814, Caulaincourt défend les droits du roi de Rome, le fils de Napoléon. Pendant les Cent-Jours, il demande naïvement aux Alliés de laisser la France débrouiller seule ses affaires. Après Waterloo, il conseille à l'Empereur d'abdiquer. Le 24 juillet 1815, il apprend sa proscription. Il s'éteint le 19 février 1827 à Paris.
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