Constant |
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Benjamin de Rebecque, écrivain et homme politique français.
(Lausanne, 1767- Paris, 1830)

L'une des grandes figures politiques et littéraires de la période napoléonienne.
Son père, officier suisse, destine Benjamin à la carrière littéraire. Le jeune homme poursuit des études dans différentes universités d'Europe. A Paris, il prend goût à la vie mondaine et au jeu. Envoyé par son père à la Cour de Brunswick (1788), il y exprime des idées libérales qui passent pour très avancées.
En 1794, il rencontre à Lausanne Mme de Staël dont il devient l'amant. Il l'accompagne à Paris. Ses écrits politiques des années suivantes manifestent son appui à la politique du Directoire, qu'il exhorte cependant à la modération. Devenu tribun sous le Consulat, il s'oppose à la concentration du pouvoir entre les mains du Premier Consul, ce qui lui vaut son exclusion du Tribunat en 1802.
Constant rédige de volumineux traités de théorie constitutionnelle qu'il ne peut publier à cause de la censure. Il épouse Charlotte de Hardenberg et se fixe en Allemagne. La défaite de Leipzig le tire de ses ouvrages ; il prend la plume pour soutenir la candidature de Bernadotte au trône de France.
De retour à Paris, le 15 avril 1814, il tente d'infléchir la nouvelle monarchie dans la voie parlementaire. En mars 1815, il publie deux articles où il fustige Napoléon. Au retour de celui-ci, il s'éloigne prudemment quelques jours de Paris. Mais, poussé par son amour pour Juliette Récamier, enhardi par l'absence de proscription à son égard, il revient dans la capitale. Fait surprenant : c'est à lui que l'Empereur propose de rédiger la nouvelle constitution. Constant accepte et prépare ce qui devient l'Acte additionnel aux constitutions de l'Empire, la constitution la plus libérale conçue jusqu'alors en France. Elle ne sera appliquée que quelques jours. A la Restauration, Constant, chef du parti libéral, poursuit sa lutte pour une monarchie parlementaire.
Sur le plan littéraire, Benjamin Constant est l'auteur de deux romans autobiographiques : Adolphe (1816) et Cécile, qui font de lui un maître du roman d'analyse. Ces deux œuvres, ajoutées aux écrits posthumes : Lettres à Mme Récamier, à sa famille, Journaux Intimes, le Cahier Rouge reflètent un homme doué d'une intelligence fine et lucide, mais indécis, changeant.
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