Corvisart |
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Jean-Nicolas, baron
(Dricourt (Ardennes), 1755 - Paris, 1821)

Le médecin de l'Empereur. Entre les deux hommes, une amitié, une grande estime. Napoléon a inscrit Corvisart sur son testament.
Son père, procureur au Parlement de Paris, le destine au barreau. Mais le jeune Corvisart préfère les cours de l'Ecole de médecine. Son père lui ayant coupé tous subsides, il s'engage comme infirmier à l'Hôtel-Dieu. Par la suite, son père se ravise et, en 1782, Corvisart est docteur régent de la Faculté de Paris. Il devient médecin des pauvres et entre à l'hôpital de la Charité (1788).
En 1795, à la création de la nouvelle Ecole de médecine de Paris, il est chargé de la chaire de clinique interne. Convaincu de la nécessité d'une observation rigoureuse des symptômes, il met au point une méthode de médecine clinique. Les étudiants, mais également les médecins français et étrangers, se pressent à ses cours. En 1797, il enseigne au Collège de France. Quand Joséphine, qui l'a connu chez Barras, le présente au Premier Consul, Corvisart est l'une des grandes figures de la médecine du moment. Ses manières tranquilles et la sûreté de son diagnostic séduisent Bonaparte. Il se l'attache comme premier médecin, charge assortie d'appointements confortables, et le couvre d'honneurs; officier de la Légion d'Honneur, baron, commandeur de l'Ordre de la Réunion.
Pendant une dizaine d'années, Corvisart est proche de Napoléon. Bien qu'ami de Joséphine, il suit la grossesse de Marie-Louise, qu'il assiste lors de l'accouchement, en mars 1811. A la nouvelle de l'abdication, en 1814, il choisit de rester auprès de l'impératrice. Redevenu premier médecin de Napoléon aux Cent-Jours, il se retire après Waterloo. Il meurt en 1821, après plusieurs attaques d'apoplexie.
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