Junot |
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Andoche, duc d'Abrantès, général français.
(Bussy-le-Grand (Côte-d'Or), 1771 - Montbard (Côte-d'Or), 1813)

Junot, surnommé "la Tempête", est l'un des premiers fidèles de Bonaparte. Son inconscience face au danger, la fin dramatique de sa vie, en font une des figures les plus tragiques de l'entourage de Napoléon. Le drame de sa vie : Napoléon ne lui a jamais donné ce bâton de maréchal qu'il a convoité jusqu'au bout.
Junot est remarqué par Bonaparte lors du siège de Toulon. Alors qu'il recopie les ordres de Bonaparte, un boulet atterrit à proximité, l'éclaboussant de terre. Junot se contente de remarquer : "Bon ! Je n'aurai pas besoin de sable pour sécher l'encre". Bonaparte se l'attache sur le champ en qualité d'aide de camp.
Junot partage les incertitudes des débuts de carrière de Bonaparte - il est présent le 13-Vendémiaire - l'accompagne en Italie puis en Egypte. Là, il s'illustre à Nazareth en attaquant 10 000 Turcs avec 500 hommes.
En 1804, il est nommé gouverneur de Paris. Il espère le bâton de maréchal. Mais il mène une vie trop déréglée pour Napoléon, qui juge bon de l'éloigner un temps. L'Empereur le nomme ambassadeur au Portugal. Junot quittera son poste de son propre chef pour participer à la bataille d'Austerlitz, le 2 décembre 1805.
De retour à Paris, il reprend son train de vie fastueux et se distingue par ses écarts de conduite. Napoléon le place à la tête de l'armée chargée d'envahir le Portugal : en deux mois, Junot est à Lisbonne. Il reçoit en récompense le titre de duc d'Abrantès, mais pas le bâton de maréchal. Le 30 août 1808, battu par les forces anglaises de Wellington à Vimeiro, il est forcé de signer la capitulation de Cintra.
Junot prend part à toutes les batailles, dans l'espoir d'obtenir ce titre de maréchal qui lui échappe sans cesse. Il participe à la guerre d'Espagne, puis à la campagne d'Autriche, enfin à la campagne de Russie. Lors de la bataille de Valoutina, en août 1812, il est étrangement apathique. Le Bulletin l'accuse d'avoir manqué de résolution.
Un peu plus tard, devenu gouverneur des provinces Illyriennes, il manifeste certains signes d'aliénation mentale. Ramené en France, il se jette d'une fenêtre et meurt des suites de ses blessures, le 29 juillet 1813.
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