Kléber |
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Jean-Baptiste Kléber
(Strasbourg, 1753 - Le Caire, 1800)

L'un des rares généraux qui auraient pu faire concurrence à Napoléon. Il est mort en Egypte.
Kléber, fils d'un ouvrier terrassier, songe à se faire architecte quand deux jeunes nobles allemands le convainquent d'abandonner ses études. Il se retrouve à l'académie militaire de Munich. Après avoir servi six ans dans l'armée autrichienne, Kléber revient en France en 1785 et reprend le chemin de l'architecture. A la Révolution, il revêt à nouveau l'uniforme militaire. Elu lieutenant-colonel d'un bataillon de volontaires en 1792, il se montre bon soldat. Il accède au grade de général de division l'année suivante, sert en Vendée et dans l'Armée de Sambre-et-Meuse.
Quand Bonaparte rencontre ce général en 1798, à l'Armée d'Orient, il découvre un officier auréolé de prestige qui lui propose de former un triumvirat avec Moreau pour "chasser la canaille". En réalité, les deux hommes se gênent. Blessé lors de la prise d'Alexandrie, Kléber parvient en avril 1799 à contenir 35 000 Turcs avec 2 000 hommes seulement à la bataille du Mont-Thabor.
Bonaparte lui laisse le commandement de l'armée quand il s'embarque pour la France. Kléber écrit alors au Directoire pour dénoncer la gestion de son chef.
En janvier 1800, Kléber signe avec les Anglais une convention de paix décidant de l'évacuation de l'Egypte. La convention est bientôt rompue et la guerre avec les Turcs reprend. Kléber les bat à Héliopolis et reprend Le Caire en avril. C'est là qu'il tombe sous les coups d'un fanatique musulman, le 14 juin 1800, le jour de la bataille de Marengo.
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