Caldiero, Arcole (12-17 novembre 1796)
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Les succès remportés en Allemagne par l’archiduc Charles sur Jourdan et Moreau permettent à l’Autriche de reconstituer en Italie une armée de 50 000 hommes, sous les ordres d’Alvinzi. Le plan des Autrichiens consiste à agir sur 3 points à la fois : Alvinzi opérera dans le Frioul ; Davidowitch dans le Tyrol, sur la rive droite de l’Adige ; enfin Wurmser sortira de Mantoue à la tête de sa garnison. la situation de Bonaparte est critique ; il ne peut disposer que de 20 000 hommes pour tenir campagne ; car 9 000 hommes sont occupés au blocus de Mantoue, 4 000 gardent les places du Piémont et de la Lombardie, 16 000 sont malades ou blessés. >
Les Autrichiens prennent l’offensive : Masséna, qui était sur la Brenta, est rejeté sur Vérone par Alvinzi qui s’établit sur les hauteurs de Caldiero avec une formidable artillerie ; sur l’Adige, Vaubois est forcé d’évacuer. Trente, Roveredo, et est rejeté sur le plateau de Rivoli. Bonaparte lui envoie quelques renforts, avec ordre de résister avec la plus grande énergie. Puis appelant à Vérone la division Augereau qui gardait le Bas-Adige, il la réunit à celle de Masséna, et, à la tête de ces deux divisions - 15 000 hommes - il attaque les Autrichiens - 35 000 hommes - à Caldiero. Mais ses attaques contrariées par le mauvais temps ne réussissent pas, et l’armée française découragée est obligée de rentrer dans Vérone le 12 novembre.
Ne pouvant forcer de front cette redoutable position, Bonaparte songe à la tourner. Le 14, au soir, il sort de Vérone - où il laisse seulement 1 500 hommes - par la porte de Milan comme pour battre en retraite, descend la rive droite de l’Adige, passe le fleuve à Ronco et débouche dans les marais de l’Alpon. Deux chaussées les traversent : l’une, par Porcil, aboutit à Caldiero en longeant le cours sur l’Adige ; l’autre, par le pont d’Arcole, en traversant l’Alpon, rejoint la route de Vérone à Villanova, tournant ainsi Caldiero.
Masséna occupe la première, menaçant les derrières de l’ennemi s’il attaquait Vérone ; Augereau, la deuxième, avec le dessein de s’emparer du pont. Les combats désignés sous le nom général de bataille d’Arcole remplissent les journées du 15, 16 et 17. Le 15, deux divisions autrichiennes, s’avançant par les deux chaussées, sont rejetées dans les marais ; mais Augereau, malgré son héroïsme, ne parvient pas à passer le pont après l’ennemi. Bonaparte, craignant qu’Alvinzi ne lui échappe, par la route de Vicence, accourt de Ronco, fait une nouvelle tentative qui reste encore infructueuse (épisode du pont d’Arcole). Le soir, il repasse l’Adige pour donner du repos à ses soldats et être plus à portée de secourir Vaubois qui, à Rivoli, avait peine à contenir Davidowitch.
Le 16 au matin, la lutte recommence sur les deux digues, mais sans résultats ; à la nuit les Français repassent l’Adige, toujours dans la crainte d’apprendre la défaite de Vaubois. Heureusement, les nouvelles sont rassurantes ; et, le 17, ils reviennent pour la troisième fois sur les digues ; ils parviennent à s’emparer d’Arcole, après avoir jeté près de l’embouchure de l’Alpon, à Albaredo, un pont qui leur permet d’attaquer les deux rives du ruisseau, pendant que Masséna chasse les Autrichiens des digues. Les ennemis sont repoussés partout et, après 72 heures de combat, ils se retirent sur Vicence.
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