Camp de Boulogne (Trafalgar, 21 octobre 1805)
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On sait que, sauf quelques mois de paix ou plutôt de trêve, Napoléon a été continuellement en lutte contre l’Angleterre. Il a successivement essayé de l’atteindre « au coeur de sa puissance coloniale » (campagne d’Egypte), sur son territoire (camp de Boulogne), dans son industrie et son commerce (blocus continental).
En 1803, le Premier Consul avait déjà conçu un projet d’invasion en Angleterre ; mais son plan échoua, cette année, à cause de l’insuffisance des préparatifs et en 1804 à cause de la conspiration de Cadoudal et de la proclamation de l’Empire. Mais en 1805, il veut jeter sur l’Angleterre la Grande-Armée qu’il vient de former. 150 000 hommes sont réunis, soit au camp de Boulogne (Boulogne, Ambleteuse, Montreuil), soit en Hollande et en Bretagne, et 2 000 bateaux préparés pour le passage. Mis il faut que la Manche soit libre pour la tenter. De là, l’idée d’une diversion faite sur les Antilles par l’escadre de Toulon (Villeneuve) qui ralliera Gravina (flotte espagnole) à Cadix ; ils seront rejoints par Gantheaume (escadre de Brest) et Missiessy (escadre de Rochefort). Pendant que les forces navales anglaises se porteront au nouveau monde, la Grand-Armée franchira le détroit. Ce nouveau plan échoue. Ni Gantheaume, ni Missiessy ne peuvent rejoindre Villeneuve qui revient se faire battre au Cap Finistère (juillet 1805) et s’enferme avec Gravina dans Cadix.
Napoléon, irrité de l’écroulement de son projet, ordonne à Villeneuve et à Gravina de regagner la Méditerranée. La flotte franco-espagnole (33 vaisseaux) rencontre la flotte anglaise (27 vaisseaux) à la hauteur du cap Trafalgar (21 octobre) ; Nelson et Collingwood attaquent en flanc, par deux colonnes, notre flotte qui est détruite après une vaillance résistance. Nelson est tué à bord de son vaisseau amiral, le Victory.
L’Angleterre restait maîtresse des mers. La veille, Napoléon lui avait porté sur le continent, un coup terrible (capitulation d’Ulm).
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