Campagne des cinq jours (19 au 23 avril 1809)
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En arrivant à Donauwerth - 17 avril - Napoléon trouve ses troupes dispersées imprudemment d’Augsbourg - Masséna - à Ratisbonne - Davout - et mal reliées par le centre - Bavarois - à Neustadt et Donauwerth ; il donne des ordres pour leur concentration. Au moment où ces ordres s’exécutent, l’archiduc Charles, dont les forces - 120 000 hommes - étaient concentrées à Landshüt, les divise en deux corps sous Hiller avec l’archiduc Louis, et lui-même. C’est au cours de ces deux mouvements contraires que les deux armées se heurtent dans la région boisée comprise entre l’Isar et le Danube et arrosée par l’Abens, la Kleine et la Grosse-Laber. Cinq victoires en cinq jours.
Pendant que Masséna se porte sans difficulté d’Augsbourg sur Pfaffenhofen, Davout évacue Ratisbonne, en n’y laissant qu’un régiment. Mais en s’avançant sur les plateaux vers Abensberg, Davout se heurte contre l’archiduc Charles qui marchait sur Ratisbonne ; il culbute sa gauche à Tengen - 19 avril - et opère près d’Abensberg sa jonction avec l’Empereur qui en trois jours avait concentré 120.000 hommes. L’Empereur résolut alors de séparer définitivement les Autrichiens partagés en deux masses, l’une vers Tengen, l’autre sur l’Abens. Le 20, laissant Davout à Tengen, pour contenir l’archiduc Charles, il attaque Louis et Hiller de front à Abensberg, pendant que Masséna, dirigé de Pfaffenhofen sur Landshüt, doit leur couper la retraite ; Les Autrichiens sont battus et rejetés sur la Kleine-Laber, dans la direction de Landshüt. Le 21, les troupes de Napoléon et celles de Masséna convergent sur cette ville, l’enlèvent de vive force et rejettent Luis et Hiller au-delà de l’Isar, les séparant ainsi de l’archiduc Charles qui, pendant ces deux jours - 20 et 21 avril - était resté immobile sur la Grosse-Laber entre Tengen et Eckmühl.
Le 22, ce dernier, qui le 20 avait fait enlever Ratisbonne pour s’assurer le passage du Danube, se doutant qu’il était débordé vers le sud, se décide à livrer bataille à Eckmühl et à tenter, par sa droite, un mouvement sur Abach afin de menacer les communications des Français. Mais il se heurte à Davout qui, renouvelant l’exploit d’Auerstadt, résiste seul jusqu’au moment où l’arrivée de Napoléon avec Lannes et Masséna, débouchant de Landshüt, décide la retraite des Autrichiens sur Ratisbonne. L’archiduc, laissant quelques troupes dans cette ville, traverse promptement le Danube pour rejoindre l’armée de Bohème - Bellegarde - et descendre ensuite sur Vienne par la rive gauche du fleuve. Le 23, l’Empereur, après un vif combat - où il reçoit une légère blessure au talon - s’empare de Ratisbonne. Cette merveilleuse campagne de cinq jours coûte à l’archiduc 50.000 hommes et sa ligne d’opérations. Elle laisse Vienne à découvert.
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