Castiglione (5 août 1796)
L’Autriche, profitant de notre inaction sur le Rhin, tire 30000 hommes de son armée d’Allemagne et les dirige sur le Tyrol pour les joindre aux débris de Beaulieu qui a dû subir plusieurs revers dans le courant d’avril au cours des batailles de Montenotte, Millesimo, Dego et Mondovi. Wurmser reçoit le commandement de cette nouvelle armée de 60000 hommes avec mission de débloquer Mantoue et de nous rejeter sur les Alpes. Wurmser sépare alors son armée en trois colonnes. La première sous Quasdanovith se fera bousculée au combat de Lonato et sera rejeter sur Salo et Riva le 31 Juillet. Wurmser pendant ce temps entre dans Mantoue que Bonaparte a abandonné provisoirement pour réunir ses forces numériquement inférieures et battre Bayalitch et Liptaï le 2 Août. Wurmser arrive à ce moment pour rallier ses deux divisions : il réunit 30000 hommes qu’il établit dans la plaine située au sud des hauteurs de Castiglionne et de Solférino, la droite occupant fortement ce dernier village, la gauche appuyée au Mont-Medolano. Bonaparte réunit toutes ces forces disponibles soit 20000 hommes et ordonne à Sérurier de déboucher vers Cavriana, sur les derrières de Wurmser.
Le 5 Août, la lutte définitive commence. Wurmser, dans l’intention de se rapprocher de Quasdanowitch, dont il ignore la défaite, étend démesurément son aile droite, mouvement que favorise Masséna en se repliant. Bonaparte attend l’attaque de l’arrière garde de Wurmser par Sérurier : alors il lance ses grenadiers sur la redoute de Médolano, s’en empare pendant qu’Augereau et Masséna s’élancent avec impétuosité sur l’aile droite affaiblie des Autrichiens qui, menacés de front, de flanc et par-derrière, battent en retraite au-delà du Mincio, et de là dans le Tyrol. Cette campagne de quelques jours coûte 40000 hommes à l’Autriche et nous rend la ligne de l’Adige.
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