Dresde (26-27 août 1813)
Bataille de Dresde (royaume de Saxe), les 26 et 27 août 1813. Campagne d’Allemagne.
Napoléon est lancé à la poursuite de Blücher qui a dû se replier après les combats de Lowenberg et de Goldberg. L’Empereur apprend alors que l’armée de Bohême, commandée par Schwarzenberg et dirigée par le tsar Alexandre 1er en personne, avance vers Dresde. Napoléon fait volte-face et revient affronter les Austro-russes devant la capitale de la Saxe. Napoléon détache le corps de Vandamme vers Pirna.
Dans la matinée du 26 août, les 90 000 Austro-russes se présentent devant Dresde. Schwarzenberg veut prendre d’assaut la ville. Barclay de Tolly attaque sur la droite et les Autrichiens par la gauche. Le général Moreau, qui se tient auprès du tsar, juge l’attaque trop molle.
Vers 10h, Napoléon arrive dans la ville. Il établit immédiatement la défense en déployant les trois divisions du corps de Gouvion-Saint-Cyr en avant des murs de la ville. Les trois divisions résistent aux attaques austro-russes. A 13h, deux divisions de la Jeune Garde et la cavalerie de Latour-Maubourg arrivent dans la ville. Les deux divisions de la Jeune Garde attaquent les flancs des Coalisés pour les obliger à reculer. Entre-temps, les Coalisés ont reçu le corps de Klenau en renfort. Ils lancent une attaque vers 15h. Les colonnes d’assaut bousculent les Français et parviennent aux portes de Dresde. Napoléon envoie alors la Vieille Garde et la cavalerie de Murat qui repoussent les Coalisés.
Les Coalisés se replient sur leurs positions de départ. Ils se préparent à un nouvel assaut pour le lendemain. Le combat cesse avec la nuit, vers 21h. Napoléon prépare la journée suivante. Avec les renforts reçus, il dispose maintenant de 95 000 hommes. Il remarque que les Autrichiens, sur sa droite, sont séparés du reste des coalisés par un ravin. Il décide donc de porter son effort de ce côté, en faisant charger la cavalerie de Murat et le corps de Victor. Marmont et la Garde tiendront le centre, tandis que Gouvion-Saint-Cyr contiendra les Russes sur la gauche.
Les Coalisés ont formé trois colonnes : à droite les Russes de Wittgenstein, Miloradovitch et Barclay de Tolly, au centre les Autrichiens de Colloredo et les Prussiens de Kleist, et la gauche avec les Autrichiens de Klenau et de Liechtenstein.
La matinée reste calme, du fait du brouillard. Vers 11h, la droite française attaque les Autrichiens de Klenau. La cavalerie de Murat bouscule les première ligne autrichiennes. Le corps de Victor détruit les régiments autrichiens, désorganisés par la charge de la cavalerie française. Au centre, les deux camps échangent des feux d’artillerie. Dans ce duel, le général Moreau, qui se tenait près du tsar, est mortellement blessé.
Napoléon lance la Jeune Garde sur l’aile gauche pour contraindre les Coalisés à reculer par la route de Maxen. Les corps russes, autrichiens et prussiens se replient pas à pas. Mais, vers 15h, les Coalisés se décident à battre en retraite : les munitions manquent et leur gauche est entièrement anéantie. Ils réalisent alors que leur route est coupée, car Vandamme tient Pirna, leur voie de retraite principale. Les Coalisés doivent alors retraverser les montagnes de Bohême, poursuivis par les Français. Les pertes alliées sont de 27 000 hommes ; les pertes françaises s’élèvent à 8 000 hommes.
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