Edition La Vouivre
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Sir Robert T. Wilson
Lettre d'Espagne
Traduction d'une note du Peninsular Journal of major-general sir Benjamin D'Urban, 1808-1817. Oxford, 1930, 376 pp.
Pour donner une idée de la sorte d'homme qu'était sir Robert Wilson, nous citons une de ses lettres à D'Urban, datée de San Esteban, le 17 février 1809. Il est dommage, ainsi que le remarque sir Charles Osman, qu'il n'existe aucune chronique publiée de cette intéressante période de la vie de Wilson.
"Je vous adresse mes sincères remerciements pour toutes les mesures que vous avez prises, bien que je me dispute avec Mayne au sujet du taux de votre prime, car nos moyens sont en déclin, et douze guinées effraieront les contrôleurs, s'agissant d'un prix qui était propriété publique de jure et de facto. Je vous dirai encore que nous avons été, jusqu'à maintenant, les rayons de soleil de notre hémisphère.
J'ai envie de bouger pendant quelques jours, auquel cas le commandement de la province, sur l'étendue de ma juridiction, vous revient, avec certaines conditions préliminaires, telles que de continuer l'occupation de la place avec les forces actuelles, à ne quitter que sous la contrainte d'une force supérieure.
Je n'attends que des nouvelles de Porto pour me décider. À moins que l'ennemi ne traverse le Minho, je n'assisterai pas à la séance d'état-major, mais mon poste est partout où je puis, par tout exemple ou tout service, m'opposer à la progression de l'ennemi. Parfois Salamanque m'attire, mais utrumque paratus cela me permettra de choisir l'un ou l'autre.
Comme un officier prudent, je vais me préparer aux revers, et vais faire placer mes munitions de réserve à Alcantara ; le contrôle de Puerto de Banyos paraît prudent, bien que je n'aie pas assez de connaissance locale pour me rendre compte de la valeur de ce mouvement. Il semble cependant que, si c'est si important, Ruman doive rester là, on ne peut faire confiance à aucun officier portugais et il n'inspirera ni confiance ni amitié aux Espagnols.
J'ai envoyé à Frère les papiers français, et à la junte, pour le gouvernement, les doubles, mais je ne puis en déduire la puissance de l'armée, ni évaluer le nombre des malades. Je suppose que certains se sont perdus.
Il n'y a pas de doute pour une guerre d'Autriche, et en fait de Russie, car le Roi [l'empereur de Russie] m'a toujours assuré que, lorsqu'il craindrait une rupture, il ramènerait sa famille à Saint-Pétersbourg, et c'est ce qu'il a fait.
Nos moyens nous permettront largement de venir à bout de la lutte, et rétabliront, j'espère, l'honneur de l'Angleterre.
On entend dire que les quatre rois sont à Paris, en Bavière, en Westphalie, en Hollande et à Naples. En voici une nouvelle confirmation. À Salamanque, je crois qu'il y a des directives venues de France, plus récentes que celles que vous avez interceptées, et un conseil d'officiers s'est tenu à minuit à leur sujet.
Adieu * et croyez-moi votre ami fidèle et obligé."
R. Wilson
* En français dans le texte.
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