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Corps
hors ligne |
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Tirailleurs et chasseurs corses |
Corps
d'origine allemande |
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Légion
hanovrienne |
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Régiment de Westphalie |
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Corps
d'origine espagnole |
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Régiment Joseph-Napoleon |
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Régiment de Catalogne |
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Pionniers espagnols |
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Les régiments étrangers
Régiment
de la Tour d'Auvergne, 1er régiment étranger
Le régiment de la Tour d'Auvergne est crée
le 30 septembre 1805, l'effectif provenant essentiellement du
recrutement des prisonniers de guerre autrichiens et russes. En
1810, l'effectif atteint 6 bataillons. En 1811, le régiment
prend le titre de 1er régiment étranger. Il est
dissous en 1814.
Chasseurs
-
Habit à la française à
pans longs de drap vert. Collet échancré écarlate
à passepoil blanc. Epaulettes à franges blanches.
Revers en pointe verts à passepoil blanc. Parements
écarlates passepoilés de blanc et pattes (rectangulaires
à 3 boutons) vertes passepoilées de blanc.
Retroussis verts à passepoil blanc, poches en long
simulées par un passepoil blanc. Boutons de métal
blanc.
En 1807, même habit à pans courts et parements
verts passepoilés de blanc à pattes écarlates
passepoilées de blanc.
En 1813, habit-veste à pans courts, collet et revers
agrafés avec les mêmes agréments. Epaulettes
remplacées par des pattes d'épaule vertes
lisérées de blanc.
-
Gilet vert. Culotte de drap vert. Guêtres
hautes blanches en grande tenue et noires en tenue de route,
remplacées vers 1809 par des demi-guêtres dans
toutes les tenues.
-
Chapeau de feutre noir. Plumet vert avec
cocarde tricolore gansée de blanc à la base.
A partir de 1807, shako de feutre noir à bande du
haut et du bas en cuir noir orné d'une plaque en
losange de métal blanc estampée de l'aigle
impérial. Pompon à la couleur de la compagnie
et plumet vert avec cocarde tricolore gansée de blanc
à la base. Cordons et raquettes blancs. Visière
de cuir noir et jugulaires de métal blanc.
A partir de 1809, aigle à soubassement de laiton
estampé du numéro du régiment. Jugulaire
à écailles de laiton.
A partir de 1813, shako du nouveau modèle avec aigle
à soubassement de métal blanc. Le cordon et
le plumet sont supprimés.
-
Buffleteries blanche. Giberne noire de
cuir noir. Sabre d'infanterie à dragonne blanche.
Carabiniers
Epaulettes à franges rouges. Retroussis
ornés d'une grenade écarlate. Bonnet à
poil de fourrure noire sans plaque ni fond de tissu, à
cordons ,raquettes et plumet écarlates. Guêtres
d'infanterie légère à galon et gland
écarlate. Giberne ornée d'une grenade de laiton
et sabre d'infanterie à garde de laiton à une
branche et fourreau de cuir noir à garnitures de laiton,
dragonne écarlate.
Le bonnet est remplacé en 1813 par le shako à
bande du haut et du bas et V sur les côtés écarlates,
pompon écarlate à houppe de même.
Voltigeurs
Epaulettes à franges vertes et tournante
chamois. Retroussis ornés d'un cor chamois. Cordons
et raquettes vert et plumet vert à sommet jaune. Guêtres
d'infanterie légère à galon et gland
chamois. Sabre comme les grenadiers à dragonne verte
à gland chamois.
En 1813, shako à bande du haut et du bas et V sur les
côtés jaune, pompon vert à houppe jaune.
Sous-officiers
Galon de grade blanc ou argent sur les manches.
Pour les sergents, tournante et franges des épaulettes
et cordons du shako mêlés de fil d'argent.
Officiers
Tenue de la troupe à pans longs. Insignes
de grade (épaulettes et galons en haut du shako ) argent.
Bottes hongroises noires à galon et gland argent. Pour
les officiers supérieurs, plumet blanc inséré
dans une tulipe argent, selle française à schabraque
et chaperons de drap vert galonné d'argent.
Tambours
Tenue de la troupe avec le col, les revers
et les parements galonnés d'écarlate.
Sapeurs
Tenue des grenadiers avec insignes de sapeur
(grenade surmontée de haches croisées) en drap
blanc sur les manches. Tablier de cuir blanchi. Banderoles
ornées de haches croisées en laiton. Hache et
sabre de sapeur.
Musiciens
Tenue de la troupe aux couleurs inversées
(écarlate distingué de verts) avec le col, les
revers, les parements et leur patte, les poches et le haut
du shako galonnés d'argent. Trèfles argent aux
épaules. Plumet et pompon blancs. Culotte verte et
bottes hongroises noires à galon et gland argent.
A partir de 1809, tenue verte de la troupe avec les mêmes
ornements.

Régiment
d'Isembourg, 2e régiment étranger
Le régiment d'Isembourg est crée
le 1 novembre1805, l'effectif provenant essentiellement du recrutement
des prisonniers de guerre autrichiens et russes. En 1811, le régiment
prend le titre de 2e régiment étranger. Il est dissous
en 1814.
Chasseurs
-
Habit à la française à
pans longs de drap bleu céleste. Collet chamois passepoilé
de blanc. Epaulettes blanches à tournante et franges
vertes. Revers en pointe bleu céleste à passepoil
blanc. Parements en pointe bleu céleste à
passepoil blanc. Retroussis bleu céleste à
passepoil blanc, poches en long simulées par un passepoil
blanc . Boutons de métal blanc.
En 1809, même habit à pans courts avec les
mêmes agréments. Epaulettes remplacées
par des pattes d'épaule céleste lisérées
de blanc.
En 1813, habit à pans courts, collet et revers agrafés
avec les mêmes agréments.
-
Gilet céleste ou blanc. Culotte
bleu céleste. Demi-guêtres et chaussures noires.
-
Shako de feutre noir à bande du
haut et du bas en cuir noir orné d'une plaque en
losange de laiton estampe de l'aigle impérial .Pompon
céleste avec cocarde tricolore gansée de blanc
à la base. Cordons et raquettes blancs. Visière
de cuir noir et jugulaires de laiton.
En 1813 plaque à un aigle avec soubassement de laiton
estampé du numéro du régiment. Le pompon
est souvent remplacé par un pompon lenticulaire à
bord de la couleur de la compagnie et centre blanc peint
du numéro du bataillon en noir.
-
Buffleteries blanche. Giberne noire. Sabre
d'infanterie à garde de laiton à une branche
et fourreau de cuir noir à garnitures de laiton,
dragonne blanche.
L'usage du sabre se perd à partir de 1808.
Carabiniers
Epaulettes écarlates à tournante
blanche et franges écarlates. Retroussis ornés
d'une grenade écarlate. Bonnet à poil de fourrure
noire sans plaque ni fond de tissu, à cordons et raquettes
blancs et plumet écarlate. Guêtres d'infanterie
légère à galon et gland écarlate.
Giberne ornée d'une grenade de laiton et sabre à
dragonne écarlate.
Le bonnet est remplacé en 1813 par le shako à
bande du haut et du bas et V sur les côtés écarlates,
plumet écarlate.
Voltigeurs
Epaulettes à franges vertes et tournante
chamois. Retroussis ornés d'un cor chamois. Cordons
et raquettes vert et plumet vert à sommet jaune et
en 1812, bande du haut et du bas et V sur les côtés
chamois. Guêtres d'infanterie légère à
galon et gland chamois. Sabre à dragonne verte.
Sous-officiers
Chevrons de grade blanc ou argent sur les manches.
Pour les sergents, tournante et franges des épaulettes
et cordons du shako mêlés de fil d'argent.
Officiers
Tenue de la troupe à pans longs. Insignes
de grade (épaulettes et galons en haut du shako ) argent.
Les officiers de voltigeurs sont parfois représentés
avec un colback de fourrure noire à flamme céleste
soutachée d'argent. Pour les officiers supérieurs,
plumet blanc inséré dans une tulipe argent,
selle française à schabraque et chaperons de
drap céleste galonné d'argent.
Tambours
Tenue de la troupe avec le col, les revers et
les parements galonnés de blanc. Pour les tambours
des compagnies de chasseurs, nids d'hirondelle céleste
galonnés de blanc.
Sapeurs
Tenue des grenadiers avec insignes de sapeur
(haches croisées surmontées d'une grenade) en
drap blanc sur les manches. Tablier de cuir blanchi. Banderoles
ornées de haches croisées en laiton. Hache et
sabre de sapeur.
Musiciens
Tenue de la troupe avec le col galonnés
de blanc. Trèfles blancs aux deux épaules. Colback
de fourrure noire à flamme céleste soutachée
de blanc, plumet, pompon, cordons et raquettes blancs. Bottes
hongroises noires à galon et gland blancs.

Régiment
irlandais, 3e régiment étranger
Une Légion Irlandaise forte d’un
bataillon est crée en 1803. Début 1808, ce bataillon
est dédoublé pour former un bataillon provisoire,
et à la fin de la même année la Légion
est renommée Régiment Irlandais à deux
bataillons de guerre. L’effectif est porté à
quatre bataillons en 1809 mais retombe à trois après
la reddition du 1er bataillon à Flessingue.
La Légion est stationnée sur les côtes de
la Manche ou de la Mer du Nord jusqu’en 1808 année
ou le 2e bataillon est envoyée en Espagne, où
il est rejoint par le 3e bataillon en 1809.
En 1811, le Régiment prend le titre de 3e Régiment
Étranger et il participe à la campagne d’Allemagne
en 1813.
Il est intégré dans l'armée royale en 1814
et renommé 7e Régiment Étranger pendant
les Cent Jours. Le régiment est licencié lors
de la Seconde Restauration.
Chasseurs
-
Habit à la française à
pans longs de drap vert. Collet jonquille. Epaulettes vertes
à franges de même et tournante écarlate.
Revers en pointe jonquille. Parements en pointe jonquille.
Retroussis jonquilles ornés de cors verts, poches
en long et pattes à la Soubise simulées par
un passepoil jaune. Boutons de laiton.
A partir de 1811, même tenue à revers verts
passepoilés de jaune. Parements verts passepoilés
de jaune à pattes (rectangulaires à 3 boutons)
jaunes passepoilées de vert. Retroussis verts passepoilés
de jaune. Boutons de métal blancs (parfois représentés
jaunes) estampés de la légende « Régiment
étranger » avec au centre le chiffre 3.
A partir de 1813 le régiments a sans doute été
habillé du nouvel habit-veste avec les mêmes
ornements et des pattes d’épaule verte passepoilées
de jaune.
-
Veste blanc. Culotte de drap blanc ou vert.
Guêtres courte noires découpées en cœur
avec soutache verte et gland rouge.
A partir de 1811, veste verte
A partir de 1813, guêtres courtes noires.
-
Bicorne de feutre noir. Plumet vert à
sommet écarlate et cocarde tricolore gansée
de blanc à la base.
A partir de 1806, shako de feutre noir à bande du
haut et du bas en cuir noir orné d'une plaque en
losange de laiton estampe de l'aigle impérial. Plumet
ou pompon vert avec cocarde tricolore gansée de blanc
à la base. Cordons et raquettes blancs. Visière
de cuir noir et jugulaires de laiton.
A partir de 1811, plaque estampée du chiffre 3 et
jugulaire de métal blanc.
A partir de 1813, shako sans cordon orné d’un
aigle à soubassement de métal blanc percée
du chiffre 3. Pompon sphérique à la couleur
de la compagnie.
-
Buffleteries blanche. Giberne noire de
cuir noir et sabre d’infanterie légère
à dragonne blanche.
Le sabre est supprimé en 1810.
Carabiniers
Habit de la troupe avec des épaulettes
à franges rouges. Shako à bande du haut écarlate.
Cordon, raquettes et plumet écarlates. Retroussis ornés
d'une grenade écarlate. Sabre d'infanterie à
garde de laiton à une branche et fourreau de cuir noir
à garnitures de laiton, dragonne écarlate.
Avec la tenue de 1811, shako des chasseurs avec cordon, raquettes
et plumet écarlates
Avec la tenue de 1813, shako à bande du haut et du
bas et V sur les côtés écarlates, aigrette
écarlate.
Voltigeurs
Habit de la troupe avec des épaulettes
vertes à tournante et franges jaunes. Shako à
bande du haut jaune. Cordon et raquettes verts et plumet vert
à sommet jaune. Retroussis ornés d'un cor vert.
Sabre d'infanterie à garde de laiton à une branche
et fourreau de cuir noir à garnitures de laiton, dragonne
verte.
Avec la tenue de 1811, shako des chasseurs avec cordon, raquettes
verts et plumet vert à sommet jaune.
Avec la tenue de 1813, épaulettes jaunes et shako à
bande du haut et du bas et V sur les côtés jaunes,
aigrette jaune.
Sous-officiers
Galon de grade blanc ou argent sur les manches.
Pour les sergents, tournante et franges des épaulettes
et cordons du shako mêlés de fil d'argent.
Officiers
Tenue de la troupe à pans longs. Insignes
de grade (épaulettes et galons en haut du shako ) argent.
Bottes hongroises noires à galon et gland argent. Pour
les officiers supérieurs, plumet blanc inséré
dans une tulipe argent, selle française à schabraque
et chaperons de drap vert galonné d'argent.
Tambours
Tenue de la troupe avec le col, les revers
et les parements galonnés d'or. Galons jaunes brodés
de losanges verts en chevrons sur les manches.
Avec la tenue de 1811, seuls les chevrons sur les manches
subsistent.
En 1813, tenue en livrée impériale.
Sapeurs
Tenue des grenadiers avec insignes de sapeur
(haches croisées surmontées d’une grenade)
en drap blanc sur les manches. Tablier de cuir blanchi. Banderoles
ornées de haches croisées en laiton. Hache et
sabre de sapeur.
Musiciens
Avec la tenue de 1811, tenue de la troupe
avec le col, les revers, les parements et leur patte, et les
poches galonnés d’argent. Trèfles argent
aux épaules. Plumet blancs. Bottes hongroises noires
à galon et gland argent.
Drapeaux
La légion reçoit en 1804 une
aigle à soie verte de 80x80cm bordée de franges
dorées et portant à l’avers les mots :
L’EMPEREUR
DES FRANÇAIS
A LA LÉGION
IRLANDAISE
en lettre or et au revers les mots :
L’INDÉPENDANCE
DE L’IRLANDE
En lettre or surmontés d’une
harpe irlandaise or.
En 1812 elle est remplacée par une aigle du nouveau
modèle, sans nom de bataille et portant sans doute
la mention :
L’EMPEREUR
NAPOLÉON
AU 3ME RÉGIMENT
ÉTRANGER
Régiment
de Prusse, 4e régiment étranger
Corps d'origine allemande
Légion
hanovrienne
La légion hanovrienne est crée
le 12 août 1803 par le général Mortier,
gouverneur du Hanovre. Elle devait être initialement
composée d’un régiment d’infanterie
et d’un régiment de cavalerie.
Infanterie
Le décret de formation définitif du 15 avril
1804 organise l’infanterie de la légion en
un régiment d’infanterie légère
à deux bataillons, chacun composé d’une
compagnie de grenadiers et de quatre compagnies de chasseurs.
La faiblesse des effectifs conduit à le réorganiser
en 1806 en un seul bataillon de huit compagnies.
Le régiment est tout d’abord stationné
en Allemagne puis transféré à Avignon
fin 1805 et sur les côtes de l’Atlantique en
1807. En août 1807, il est intégré au
Corps d’Observation de la Gironde, et pénètre
en Espagne avec l’armée du Portugal en janvier
1808. Il participe notamment aux combats de Benavente et
Oporto.
Une compagnie de voltigeur est créée au sein
du bataillon le 25 février 1809 et, le 30 septembre
1809, les restes du régiment de Westphalie sont intégrés
au régiment dont ils forment le 2e bataillon.
Le régiment participe encore au siège de Ciudad
Rodrigo et aux combats de Busaco et Fuentes d’ Onoro.
Il est finalement licencié en août 1811 et
ses effectifs reversés dans les régiments
de langue allemande (3e et 4e étrangers, 127e, 128e
et 129e de ligne).
-
Jusqu’en 1808, habit de coupe allemande
puis habit à la française de drap rouge.
Collet bleu foncé passepoilé de blanc. Epaulettes
de fil vert. Revers (carrés pour l’habit
à la française) bleu foncé passepoilé
de blanc. Parements rond bleu passepoilé de blanc
puis, avec l’habit à la française,
parements bleu passepoilé de blanc à pattes
rouge passepoilé de blanc. Retroussis blancs ornés
de cors bleus et poches en long simulées par un
passepoil bleu. Boutons de métal blanc.
Certaines sources donnent un col, les parements et leur
patte sans passepoil, des revers passepoilés de
rouge, et des retroussis bleus ornés de cors blancs.
-
Veste et culotte blancs. Guêtres
courtes et chaussures noires.
-
Shako de feutre noir à bande du
haut et du bas en cuir noir, orné d’une plaque
en losange de métal blanc estampée de l’aigle
impérial. Cordons et raquettes de fil blanc. Plumet
et pompon sphérique verts avec cocarde gansée
de blanc à la base. Jugulaire à écailles
de métal blanc.
-
Equipement à la française
avec buffleteries blanches et giberne de cuir noir. Sabre
d’infanterie français avec dragonne blanche
à gland vert.
Tenue de la troupe avec des épaulettes
de fil blanc. Bonnet de fourrure noire orné d’une
plaque en métal blanc ou en laiton estampée
de l’aigle impérial. Plumet rouge, cordons
et raquettes blancs. Dragonne rouge au sabre. Jugulaire
à écailles de métal blanc.
Certaines sources donnent un les épaulettes en fil
rouge et un shako à plumet, cordons et raquettes
rouges.
Tenue de la troupe avec des épaulettes
à tournantes jaunes. Plumet vert à sommet
jaune, cordons et raquettes verts. Dragonne verte à
nœud jaune.
Tenue de la troupe avec des galons de grade
blancs ou argent passepoilé de bleu.
Pour les sergents, épaulettes à tournante
argent et franges mêlées d’argent.
Tenue de la troupe à pans longs avec
les agréments argent ou argentés. Insignes
de grade (épaulettes et galons en haut du shako)
argent.
Epée avec le baudrier porté en sautoir et
la dragonne argent.
Tenue de la troupe en couleurs inversées,
drap bleu foncé distingué de rouge au col,
revers, parements et retroussis. Galon blanc au col, aux
parements et en chevrons sur les manches.
La légion a du recevoir fin 1804
ou début 1805 un drapeau du type Picot. Drapeau sans
aigle, surmonté d’un simple pique dorée
avec une soie de 150x150cm comportant dans les angles des
triangles alternés bleu et rouge et au centre un
losange blanc portant à l’avers les mots :
L’EMPEREUR
DES FRANÇAIS
A LA LÉGION
HANOVRIENNE
en lettre or et au revers les mots :
En lettre or. Rien dans les couronnes d’angle
à fond argent.
Le décret de formation définitif du 13 avril
1804 organise la cavalerie de la légion en un régiment
de chevau-légers à trois escadrons de 120
hommes chacun.
Le régiment est tout d’abord stationné
en Allemagne puis transféré à Avignon
fin 1804. Il rejoint l’armée d’Italie
en septembre 1805 puis l’armée de Naples en
mars 1806.
Après un court retour en Allemagne, les chevau-légers
sont transférés en Espagne à partir
de la fin de 1808.
En septembre 1809, l’effectif est porté à
quatre escadrons.
Le régiment est licencié le 9 août 1811
avec le reste de la légion et ses effectifs reversés
dans le 1er régiment de hussards et dans le 9e régiment
de chevau-légers.
Chevau-légers
-
Habit de drap vert fermé droit
par une rangée de 9 boutons. Collet chamois. Pattes
d’épaules vert passepoilé de chamois.
Devant de l’habit liséré de chamois.
Parements en pointe chamois. Retroussis chamois. Boutons
de cuivre.
-
Culotte chamois à nœuds hongrois
et bande latérale verts. Bottes à la hongroise
à liséré et gland chamois.
En tenue de route, charivari de drap vert basané
de cuir noir.
-
Shako de feutre noir à bande du
haut et du bas en cuir noir, orné d’une plaque
en losange de laiton estampée de l’aigle
impérial. Pompon sphérique vert avec cocarde
gansée de jaune à la base. Jugulaire à
écailles de laiton.
-
Buffleteries fauve et giberne de cuir
noir. Initialement, sabre de dragon hanovrien puis sabre
à la hussarde à garde de laiton à
une branche et fourreau de fer. Dragonne fauve.
-
Harnachement de cavalerie légère
en cuir noir. Schabraque de mouton blanc bordée
de dents de loup chamois et valise cylindrique de toile
verte galonnée de jaune.
Tenue de la troupe avec des galons de grade
jaune ou or passepoilé de jaune.
Tenue de la troupe à pans longs avec
les agréments or ou dorés. Insignes de grade
(épaulettes et galons en haut du shako) or.
Knötel et Carl montrent des officiers, appartenant
peut-être à l’état-major, coiffés
d’un colback de fourrure noire à flamme rouge,
jaune ou verte et plumet blanc à sommet jaune ou
rouge.
Tenue de la troupe ornée sur le devant
de boutonnières jaunes. Plumet vert à sommet
rouge. Trompette de laiton à cordon vert.
Chaque escadron a du recevoir fin 1804 un
guidon du type Challiot, sans aigle mais surmonté
d’un simple pique dorée. Soie de 80x60cm comportant
dans les angles des triangles alternés bleu et rouge
et au centre un losange blanc portant à l’avers
les mots :
L’EMPEREUR
DES FRANÇAIS
A LA LÉGION
HANOVRIENNE
en lettre or et au revers les mots :
En lettre or. Rien dans les couronnes d’angle.
Troupes croates et illyriennes
Selon les termes du traité de Vienne
(14 octobre 1809), la France se voit attribuer les provinces
d’Illyrie – correspondant approximativement à
la Croatie et à la Slovénie actuelles.
Régiments Sédentaires Croates
Chasseurs d’Illyrie
Les six régiments de Grenzer autrichiens
qui constituaient les forces territoriales des provinces illyriennes
sont intégrés à l’armée française
sous le nom de Régiments Sédentaires (ou provinciaux)
Croates.
L’arrêté du 22 mai 1810, réglant l’uniforme
de ces régiments, semble également instituer l’appellation
de Chasseurs d’Illyrie avec la correspondance suivante
:
| Régiment croate |
Distinctive |
Boutons |
Chasseurs d’Illyrie |
Distinctive |
| Lika |
violet |
jaunes |
1er |
écarlate |
| Ottochatz |
violet |
blancs |
2e |
cramoisi |
| Ogulin |
capucine |
jaunes |
3e |
jonquille |
| Sluin |
capucine |
blancs |
4e |
aurore(1) |
| 1er Banat (Glina) |
garance |
jaunes |
5e |
céleste |
| 2e Banat (Petrina) |
garance |
blancs |
6e |
vert |
| (1) Initialement violet. |
Ces régiments disparaissent à la fin 1813 quand
les provinces sont envahies par les troupes des Coalisés.
Chasseurs
-
Initialement la troupe conserve la tenue
autrichienne, en supprimant les anciens agréments
ou en les remplaçant par leur équivalent français.
Habit de drap brun fermé droit par une rangée
de 10 boutons. Collet de la distinctive. Parements en pointe
de la distinctive. Retroussis de la distinctive. Boutons
suivant le régiment.
A partir de 1810, habit de drap bleu foncé fermé
droit par une rangée de 9 boutons. Collet de la distinctive.
Passepoil du devant de la distinctive. Parements en pointe
de la distinctive. Retroussis de la distinctive. Boutons
de métal blanc.
Le remplacement des uniformes semble avoir été
extrêmement lent, et la tenue autrichienne est portée
jusqu’en 1813 - parfois après avoir subi un
essai de teinture bleu lui donnant une couleur tirant sur
le noir.
-
Veste blanche et pantalon à la hongroise
bleu céleste ou brun. Brodequin noirs. Pantalon de
toile blanche en tenue de route.
A partir de 1810, pantalon à la hongroise bleu foncé.
-
Shako tronconique de feutre noir des Grenzer
orné de la cocarde française gansée
de blanc. Visière et mentonnière de cuir noir.
A partir de 1810 shako français de feutre noir à
bande du haut et bourdalou de cuir noir, orné d’une
plaque en losange portant le numéro du régiment.
Pompon sphérique à la couleur de la compagnie
avec cocarde française à la base. Jugulaires
à écailles de métal blanc.
-
Equipement autrichien. Buffleterie de cuir
blanc et giberne de cuir noir.
Tenue de la troupe avec insignes de grade
(épaulettes, ornements du shako) argent.
Un fanion existant à Vienne pourrait
être attribué à ces formations. Fanion
de toile blanche frangée d’argent portant en
diagonale l’inscription :
Monté sur une hampe en bois naturel
surmonté d’une pique de métal blanc.
Régiments
Provisoires Croates
L’empereur décide en 1811 de rétablir
l’usage en cours dans l’armée autrichien
et de détacher un bataillon de chacun des Régiments
Sédentaires Croates pour former des Régiments
Provisoires affectés à l’armée en
campagne.
1er Régiment Provisoire Croate
Le 1er régiment est formé le 26 octobre 1811
en combinant deux bataillons provenant des 1er(Lika) et 2e(Ottochatz)
régiments de chasseurs d’Illyrie. Il participe
à la campagne de Russie au sein du IVe corps (Pr. Eugène),
dans la 13e division (Gal Delzons).
Ses deux bataillons son reconstitués en février
1813 en utilisant les cadres survivants et des recrues prélevées
sur les six régiments sédentaires, et affectés
à la garnison de Glogau où le régiment
est dissous en janvier 1814.
2e Régiment Provisoire Croate
Le 2e régiment est formé en février 1813
en combinant deux bataillons provenant des 3e(Ogulin) et 4e(Sluin)
régiments de chasseurs d’Illyrie. Il participe
à la campagne d’Allemagne au sein du IVe corps
(Gal. Bertrand), dans la 12e division.
En juillet, il est affecté à la garnison de Glogau
et dissous en janvier 1814.
3e Régiment Provisoire Croate
Le 3e régiment est formé le 21 septembre 1811
en combinant deux bataillons provenant des 5e(Glina) et 6e(Petrina)
régiments de chasseurs d’Illyrie. Il participe
à la campagne de Russie au sein du IIe corps (Mal. Oudinot),
dans la 9e division (Gal. Merle).
Les survivants sont reversés au 1er Provisoire Croate
et le régiment est officiellement dissous en juillet
1813.
4e Régiment Provisoire Croate
Un 4e doit être organisé en août 1813 en
combinant deux bataillons provenant des 5e et 6e Chasseurs d’Illyrie
mais il est dissous en janvier 1814 sans avoir été
réellement formé.
Chasseurs
-
Habit à la française à
pans courts de drap vert. Collet chamois parfois orné
d’une patte de la couleur distinctive du régiment
d’origine. Pattes d’épaule vert passepoilé
de chamois. Revers en pointe vert passepoilé de chamois.
Parements en pointe chamois. Retroussis chamois, poches
en long simulées par un passepoil chamois. Boutons
de métal blanc.
-
Veste blanche. Culotte de tricot vert et
demi-guêtres de toile noire. Pantalon de toile verte
ou blanche ne tenue de route.
-
Shako de feutre noir à bande du haut
et du bas en cuir noir orné d'un aigle de métal
blanc avec soubassement estampé du numéro
du régiment. Pompon lenticulaire à la couleur
de la compagnie avec centre blanc portant le numéro
du bataillon et cocarde tricolore gansée de blanc
à la base. Visière de cuir noir et jugulaires
de métal blanc.
-
Buffleteries blanche. Giberne noire ornée
d’un aigle de laiton.
Grenadiers
Tenue de la troupe avec des épaulettes
de fil écarlate et des grenades écarlates aux
retroussis. Shako galonné d’écarlate,
pompon et plumet écarlates.
Giberne ornée d’une grenade de laiton et sabre
d’infanterie à dragonne écarlate.
Voltigeurs
Tenue de la troupe avec des épaulettes
jaunes à franges vertes ou vertes à tournante
jaune et des cors verts aux retroussis. Shako galonné
de chamois, pompon jaune ou verte et plumet écarlate
à sommet jaune.
Giberne ornée d’un cor de laiton et sabre d’infanterie
à dragonne verte et gland chamois.
Tambours
Tenue de la troupe en drap bleu céleste
(3e Régiment, tenue d’avant 1812 ?) ou tenue
de la troupe galonnée du galon de la livrée
impériale (1er Régiment, tenues de 1813 ?).
Sapeurs
Tenue des grenadiers en drap bleu céleste
(3e Régiment, tenue d’avant 1812 ?) ou vert (1er
Régiment, tenues de 1813 ?). Colback ou oursin de fourrure
noire. Insigne de sapeur (haches croisées) sur les
bras et aux retroussis, tablier et hache.
Des indices montrent que le 3e Régiment
Croate a reçu une aigle du nouveau modèle en
1812. Il est raisonnable de penser qu’il en est de même
pour le 1er régiment.
Soie tricolore de 80x80cm divisée en trois bandes verticales,
le bleu à la hampe, et frangé d’or. Broderies
dorées dans les angles. Au revers pas de noms de batailles
et à l’avers l’inscription :
L’EMPEREUR
NAPOLÉON
AU 3ME RÉGIMENT
D’INFANTERIE
CROATE
En lettres d’or. Hampe de 2m45 peinte
en bleu surmontée d’une aigle de laiton doré
et cravatée d’une écharpe tricolore à
franges et broderies or.
Régiment
de Hussards Croates
Après la retraite de Russie l’Armée française
doit par tous les moyens à compenser les énormes
pertes subies par la cavalerie au cours de la campagne. Le gouverneur
des provinces Illyriennes, le général Bertrand,
ordonne par un arrêté du 11 février 1813
que chaque régiment de Chasseurs d’Illyrie fournisse
une compagnie de 100 hommes montés. Cette initiative
est confirmée par un décret du 23 février
qui ordonne la formation d’un 1er Régiment de Hussards
Croates à trois escadrons.
Au cours de sa mise sur pied, le régiment est appelé,
au côté du 4e régiment de chasseurs d’Illyrie
(Sluin) à combattre un raid de pillards turcs.
Avant d’être organisé à l’effectif
définitif de six escadrons, le régiment est dirigé
en août 1813 sur Lyon pour lui éviter d’avoir
à combattre les troupes autrichiennes.
C'est là que lui parvient le décret du 25 novembre
1813 prononçant la dissolution des régiments étrangers.
Le 26 novembre, les hussards croates sont désarmés
et formés en bataillon de pionniers à cinq compagnies.
-
Tenue à la hussarde avec dolman bleu
céleste à ganses et tresses blanches. Collet
chamois galonné de blanc. Parements en pointe chamois
galonné de blanc. Pelisse de drap gris de fer à
ganses et tresses blanches garnie de fourrure noire. Ceinture
de laine blanche à coulants et glands cramoisis.
Boutons blancs.
-
Culotte gris de fer à tresse et nœud
hongrois blancs. Bottes à la hongroise noires à
liséré et gland blanc.
Manteau-capote gris de fer et charivari de drap gris de
fer basané de cuir noir.
-
Shako de feutre noir à bande du haut
et bourdalou de cuir noir, orné d’une plaque
en losange portant les mots « 1 hussards croates »
ou « hussards croates ». Pompon sphérique
à la couleur de la compagnie avec cocarde française
à la base. Jugulaires à écailles de
métal blanc.
-
Buffleterie blanche. Sabretache de cuir
noir orné d’une plaque de métal représentant
l'aigle impérial surmontant les mots « 1 hussards
croates ». Sabre de cavalerie légère
à dragonne blanche.
-
Harnachement de cavalerie légère
de cuir noir. Selle recouverte d'une schabraque de mouton
noir à dents de loup chamois. Portemanteau gris de
fer à galon blanc.
Forthoffer montre un trompette portant la
tenue de la troupe orné des galons de la livrée
impériale sur les bras.
Régiment
d’Illyrie
Le régiment d’Illyrie est créé par
décret du 16 novembre 1810 afin d’intégrer
à l’armée française les prisonniers
autrichiens originaires des provinces illyriennes échappant
au système des régiments sédentaires et
des territoires d’Istrie et de Fiume.
Organisé à Turin comme régiment d’infanterie
légère, il doit être constitué de
quatre bataillons de guerre de chacun six compagnies. Il participe
à la campagne de Russie au sein du IIIe corps (Mal Ney),
dans la 11e division (Gal Razout) et les survivants, rassemblés
au sein d’un bataillon, à la campagne d’Allemagne.
Le régiment est finalement dissous le 25 novembre 1813.
-
Habit à la française à
pans courts de drap bleu. Collet écarlate passepoilé
de blanc. Pattes d’épaule et nids d’hirondelle
écarlate passepoilé de blanc. Revers en pointe
bleu passepoilé de blanc. Parements en pointe bleu
passepoilé de blanc. Retroussis bleu passepoilé
de blanc, poches en long simulées par un passepoil
blanc. Boutons de métal blanc.
-
Veste bleu passepoilé de blanc. Culotte
bleue et demi-guêtres découpées en cœur
avec ganse et gland blancs.
-
Shako de feutre noir à bande du haut
et du bas en cuir noir orné d'une plaque en losange
de métal blanc estampée d’un cor. Pompon
et plumet écarlates avec cocarde tricolore gansée
de blanc à la base. Visière de cuir noir et
jugulaires de métal blanc.
-
Buffleteries blanche. Giberne noire.
Corps d'origine italienne
Légions
piémontaises
Le 18 mai 1803 le Premier Consul ordonne la
création de quatre légions, à recruter
parmi les anciens militaires français et piémontais
des département français d'Italie.
Chaque légion se composait comme suit : 5 bataillons
d'infanterie (dont 2 de légère) à 1 Cie
de grenadiers et 4 Cie du centre. 1 Cie d'artillerie. En réalité
1 seule légion fut recrutée sous le nom de légion
piémontaise puis légion du midi après juillet
1804.
Une partie de cette légion fut envoyée à
Saint Domingue et en Martinique ou elle fut incorporée
au 82° de ligne. Le reste continua son existence jusque
en août 1811 ou ses effectifs squelettiques furent versés
aux 11e et 31e légers. Les effectifs sont de 4000h à
la création, l'équivalent de deux bataillons en
1805 et un seul en 1808.
C'est en 1803 que s'organise (à Cette)
le bataillon des tirailleurs du Pô , suivant le modèle
de l'infanterie légère française. En fin
1811 le bataillon est incorporé au 11e léger.
Ce régiment est constitué par
les réfractaires des département français
d'Italie. Il devient en 1812 le 35e léger. Son organisation
est "à la française ".
Corps d'origine portugaise
La
légion portugaise
Lors de la conquête du Portugal par JUNOT
en 1807, environ 8 000 hommes de l'armée furent conservés
et expédiés en France, où une Légion
Portugaise fut formée en mai 1808. Commandée par
le marquis D'ALORNA, la Légion comprenait :
-
6 régiments d'infanterie légère
( 5 seulement furent finalement formés)
-
2 régiments de chasseurs à cheval
-
une batterie d'artillerie.
Tous ces corps étaient organisés
à la française.
En 1809, les Portugais formaient une brigade (3 bataillons d'infanterie
et 2 escadrons de chasseurs à cheval ) sous le général
CARCOME-LEGO dans la division GRANDJEAN du IIe Corps d'OUDINOT.
En 1811 la Légion fut réduite à 3 régiments
d'infanterie, qui participèrent à la campagne de
Russie :
-
le 3° régiment dans la 6° division
Legrand du II° Corps commandé par Oudinot
-
le 1° régiment dans la 10°
division Ledru du III° Corps commandé par Ney
-
le 2° régiment dans la 11°
division Razout du même Corps
Infanterie
Chasseurs
-
Habit-veste de drap marron.. Collet garance
liséré blanc. Pattes épaules marron
liséré garance. Revers carrés garance
lisérés blanc. Parements en pointe garance
liséré blanc. Retroussis garance, poches en
long simulées par un passepoil blanc. Boutons de
métal blanc timbrés "Légion portugaise"
avec au centre le numéro du régiment.
-
Veste blanche. Culotte de tricot marron.
Demi-guêtres et chaussures noires. En campagne pantalon
de toile blanche à double bande et passepoil garance.
-
Shako portugais (barretina) noir à
plaque de cuivre portant le numéro du régiment
surmonté d'un cor de chasse. Visière noire.
Jugulaire de cuivre.
-
Buffleteries blanche. Giberne noire et sabre
d'infanterie français.
Grenadiers
Epaulettes à franges écarlates.
Cordons ,raquettes et plumet écarlates.
Voltigeurs
Epaulettes à franges vertes et tournante
rouge. Cordons et raquettes vert et plumet rouge à
sommet jaune.
Sous-officiers
Habit de la troupe avec galons de grades sur
les manches.
Officiers
Habit de la troupe avec épaulettes
de grades argent. Ceinture de soie écarlate.
Tambours
Habit de la troupe. Collet orné d'une
boutonnière blanche. Devant de l'habit orné
de boutonnières blanches. Manches ornées de
chevrons blancs.
Cavalerie
Chasseurs
-
Habit à pans courts de drap capucin.
Collet écarlate passepoilé de blanc. Rouleaux
(wings) de drap écarlates. Demi-revers agrafés
écarlates passepoilés de blanc. Parements
en pointe écarlates passepoilés de blanc.
Retroussis blancs. Poches en long (en accolade à
3 boutons) simulées par un passepoil écarlate.
Boutons de métal blanc.
En 1812, surtout de drap brun passepoilé d'écarlate.
Collet retroussis et parements écarlates.
-
Culotte de drap bleu-gris ornée de
bastions et de bandes latérales écarlates.
Bottes hongroises noires à ganses et glands rouges.
En 1812, culotte de drap brun à bandes latérales
écarlates.
-
Casque portugais. Bombe de cuir noir à
renforts de laiton, cimier de cuir noir à chenille
de crins noirs. Plumet écarlate. Visière de
cuir noir cerclée de laiton et jugulaire en écailles
de laiton.
En 1812, shako de feutre noir à plaque en losange
de métal blanc. Cordon et raquettes blancs. Pompon
vert.
-
Equipement français. Buffleteries
de cuir blanchi. Gibernes de cuir noir. Ceinturon de hussard
à bélières de cuir blanchi fermé
par une attache en S de laiton. Sabre de hussard à
garde à 1 branches en laiton et fourreau d'acier.
Dragonne blanche.
-
Harnachement de cuir noir. Shabraque de
mouton blanc au dessus d'une housse carrée de drap
écarlate galonnée de blanc. Portemanteau cylindrique
de drap capucin à galons écarlates.
Compagnie d'élite
Dans la tenue de 1812, la compagnie d'élite
porte un colback de fourrure noire.
Officiers
Habit de la troupe avec épaulettes
de grades argent.
Corps d'origine suisse
Levé en 1805 à la suite de l'accord de protection
signé entre le canton du Valais et l'empire français.
Quand le canton est annexé en 1810, les effectifs sont
versés au 11e léger.
Fusiliers
-
Habit à la française à
pans longs de drap écarlate. Collet échancré
blanc passepoilé d'écarlate. Pattes d'épaule
écarlates liséré blanc. Revers carrés
blancs. Parements blancs passepoilés d'écarlate
à pattes (rectangulaires à 3 boutons) de même.
Retroussis blancs orné de N couronnés bleus,
poches en long simulées par un passepoil blanc. Boutons
de laiton timbrés "Empire Français, Bataillon
Valaisan".
-
Veste et culotte blanches. Guêtres
hautes blanches en grande tenue et noires en tenue de route.
Chaussures noires.
-
Shako français de feutre noir à
bande du haut, bourdalou et renforts en V de cuir noir orné
d'un aigle de laiton. Cordons et raquettes blancs. Pompon
sphérique à la couleur de la compagnie avec
cocarde française gansée de blanc à
la base. Visière de cuir noir et jugulaire à
écailles de laiton.
-
Buffleteries blanche. Giberne de cuir noir
ornée d'un N couronné de laiton.
Habit de la troupe avec épaulettes
à franges blanches. Collet orné de grenades
de laiton. Retroussis ornés de grenades écarlates.
Shako à bande du haut, bourdalou, cordons, raquettes,
plumet et pompon écarlates. Sabre d'infanterie à
garde de laiton à une branche et fourreau de cuir
noir à garnitures de laiton, dragonne écarlate.
Voltigeurs
Habit de la troupe avec épaulettes
rouges à tournante jaune et franges vertes. Retroussis
ornés de cors verts. Shako à bande du haut,
bourdalou, cordons et raquettes jaunes. Pompon vert et plumet
vert à sommet jaune.
Sous-officiers
Habit de la troupe avec galons de grade blanc
ou or sur les manches, et bandes de shako or suivant le grade.
Officiers
Habit de la troupe avec épaulettes
dorées et bandes de shako suivant le grade.
Tambours
Habit de drap bleu national à collet,
revers, parements et leur pattes blancs galonné d'or.
Epaulettes suivant la compagnie, les tambours de fusiliers
portent en plus des pattes d'épaule des nids d'hirondelle
écarlates galonné d'or.

Bataillon
de Neuchâtel
Crée en 11 mai 1807 par le maréchal BERTHIER,
nouveau prince de Neuchâtel, le bataillon se voit adjoindre
le 27 août de l'année suivante une compagnie d'artillerie
comprenant une section de génie.
Le bataillon de Neuchâtel participe aux campagnes d'Autriche,
d'Espagne et de Russie. Recrée après cette dernière,
il sert pendant les campagnes de 1813 et 1814 pour être
dissous le 1 juin 1814.
Fusiliers
-
Habit à pans courts et revers agrafés
de drap chamois. Collet agrafé écarlate. Epaulettes
blanches à franges et tournante de même. Revers
écarlates. Parements écarlates à pattes
(rectangulaires à 3 boutons) de même. Retroussis
écarlates ornés d'une étoile à
cinq branches jaune, poches en long simulées par
un passepoil écarlate. Boutons de métal blanc
timbrés "Empire Français, Bataillon de Neufchâtel".
A partir de 1812, habit-veste à parements en pointe,
distinctives et agréments distribués comme
dans la tenue précédente.
-
Veste et culotte blanches. Guêtres
hautes blanches en grande tenue et noires en tenue de route,
remplacées à partir de 1810 par des guêtres
courtes noires dans toutes les tenues. Chaussures noires.
-
Shako français de feutre noir à
bande du haut, bourdalou et renforts en V de cuir noir orné
d'une plaque de laiton en losange estampée de l'aigle
impérial. Cordons et raquettes blancs. Pompon sphérique
blanc avec cocarde française gansée de blanc
à la base. Visière de cuir noir et jugulaire
à écailles de laiton.
-
Buffleteries blanche. Giberne de cuir noir.
Grenadiers
Habit de la troupe avec épaulettes
à franges écarlates. Retroussis ornés
de grenades jaunes. Bonnet à poil d'infanterie légère
sans plaque ni cul de singe, à plumet, cordons et raquettes
écarlates. A partir de 1812, shako à bande du
haut, bourdalou, cordons, raquettes, plumet et pompon écarlates.
Giberne ornée d'une grenade de laiton. Sabre d'infanterie
à garde de laiton à une branche et fourreau
de cuir noir à garnitures de laiton, dragonne écarlate.
Voltigeurs
Habit de la troupe avec épaulettes
vertes à tournante jaune et franges vertes. Retroussis
ornés de cors jaunes. Shako à cordons et raquettes
verts, pompon vert et plumet vert à sommet jaune. Giberne
ornée d'un cor de laiton. Sabre d'infanterie à
garde de laiton à une branche et fourreau de cuir noir
à garnitures de laiton, dragonne verte.
Sous-officiers
Habit de la troupe avec galons de grade blanc
ou argent passepoilés d'écarlate. Pour les sergents,
cordons et épaulettes mêlés d'argent.
Officiers
Habit de la troupe à pans longs avec
épaulettes argent et bandes de shako suivant le grade.
Collet, revers parements et retroussis passepoilés
de blanc.
Tambours et cornets
Habit de drap bleu national à collet,
revers, parements et leur pattes écarlate et bordés
d'un galon de livrée argent rayé de chamois.
Sapeurs
Tenue des grenadiers avec l'insigne des sapeurs
(haches croisées) en drap blanc sur les deux manches.
Tablier de cuir blanchi. Giberne bordée d'un galon
blanc et ornée de haches croisées surmontées
d'une grenade en laiton. Hache et sabre de sapeur.
Musiciens
Habit de drap bleu national. Collet, revers,
parements en pointe et retroussis écarlates bordés
d'un galon chamois. Trèfles chamois. Pompon et plumet
blanc.
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