Hondschoote - 6 et 8 septembre 1793
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Après la prise de Condé - 15 juillet - et de Valenciennes - 27 juillet - l’armée française sous Kilmaine, fut repoussée jusque derrière la Scarpe. Elle s’établit entre Douai et Arras, et la route de Paris semblait ouverte aux 170 000 alliés qui pressaient sur notre frontière du nord. Mais chaque puissance ne songeait qu’à ses intérêts égoïstes. L’Angleterre convoite Dunquerke que le duc d’York reçoit l’ordre d’investir ; l’Empereur veut la Flandre, et le prince de Cobourg doit assiéger le Quesnoy. Pendant que York et Cobourg se séparent, l’armée du nord reçoit des renforts tirés de l’armée de la Moselle, et le 10 août, Houchard remplace Kilmaine à la tête de l’armée. Le 23 août, York arrive devant Dunkerque avec 33 000 hommes, laissant Freytag avec 16 000 hommes à Ost-Capell et le prince d’Orange, avec 15 000 hollandais à Menin.
Le général Souham, gouverneur de Dunkerque, secondé par Hoche, oppose une vigoureuse défense : ouvrant les écluses du sud de la place, il inonde tout le pays, coupant ainsi toute communication directe entre le duc d’York et Freytag, et ne laisse plus au premier d’autre retraite que la route de Furnes, c’est à dire une étroite digue située entre la mer et la marais de la Grande Moëre. C’est dans cette situation que les alliés sont attaqués à l’improviste. Houchard avait réuni ses troupes entre Lille et Cassel ; le 5 septembre, il s’avance par Popéringhe, Houtquerque, Herzeele pour attaquer de front Freytag avec toute son armée, pendant qu’un de ses lieutenants, Hédouville, doit se porter sur Rousbrugge pour inquiéter sa retraite.
Le 6, les français traversent l’Yser et obligent Freytag à se replier successivement sur Bambercque Rexpoëde, Killem et, malgré un vigoureux retour offensif, sur Hondschoote où il se retranche. Houchard passe la journée du 7 en hésitations et instances du représentant Levasseur. Le 8, au matin, l’armée française s’avance sur Hondschoote ; la droite, sou Hédouville, s’étend entre Killem et Beveren ; le centre, commandé par Jourdan, marche directement de Killem sur Hondschoote ; la gauche s’étend entre Killem et le canal de Bergues à Furnes. C’est au centre que se portent tous les efforts. Les ennemis résistent, favorisés par la nature du terrain coupé de digues, de fossés, de haies et de marécages. Enfin, les troupes de Jourdan enlèvent d’assaut les redoutes qui protègent Hondschoote, et l’ennemi est contraint de se replier sur Furnes, après avoir perdu 40 000 hommes. Houchard, toujours indécis, hésite à pousser sur Furnes, donnant ainsi à York le temps de lever le siège de Dunkerque et de rejoindre Freytag en se retirant le long de la côte. C’était une faute grave et ce ne fut pas la seule. Le 13, il se retourne contre le corps hollandais campé sur la Lys et s’empare de Menin ; mais apprenant que Cobourg avait pris le Quesnoy, il évacue Menin par une retraite précitée qui se change en déroute - 15 septembre.
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