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Empire PREMIER EMPIRE NAPOLEON
nouveautes Les Armées / Uniformes
 

deco L'organisation Générale des Armées du Premier Empire

deco Les Armées
deco Les Uniformes

deco Dictionnaire des uniformes
   

separateur
deco Empire ottoman
 

Texte de Thierry Rouillard

deco Historique deco Sources
deco Infanterie
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Janissaires de la Garde
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Nizam i Jedid
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Janissaires
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Mamelouk

deco L'armée turque de 1798 à 1812

Contrairement aux autres armées de l'époque napoléonienne, l'armée ottomane reste méconnue. On connaît les armées de mamelouk que Bonaparte dut affronter en Égypte, mais les sources manuscrites ou imprimées restent rares. Quand survient l'intervention turque de 1799 (bataille d'Aboukir), même le nom du commandant en chef turc est sujet à caution. Les témoins du débarquement parlent de foules bigarrées, sans ordre ni formation.
On ne peut parler en effet d'armée turque, car chaque région de l'Empire ottoman était confrontée à des adversaires qui nécessitaient une réponse militaire adaptée. En cela, l'armée ottomane se rapproche de toutes les armées du Moyen-Age ou de la Renaissance, dans lesquelles l'ordre de bataille s'adapte à l'adversaire du moment. Cette souplesse devint inutile et surtout inefficace face à l'uniformité tactique des européens.

Tactiques

La tactique de la cavalerie est intégrée dans un plan immuable hérité des siècles précédents.
L'attaque de la cavalerie fixe l'adversaire, laissant le temps à l'infanterie de se retrancher derrière des parapets et des redoutes garnies d'artillerie, des masses d'infanterie en tirailleurs se répandent sur les flancs de la position en profitant des coupures du terrain.
La puissance de combat de l'infanterie turque ne repose pas sur son respect d'une discipline de feu mais au contraire sur un effet de masse et de concentration des feux à bout portant. Les feux à volonté semblent avoir été la règle. Mais c'est surtout en combat rapproché que le fantassin turc possède une réelle supériorité sur ces adversaires européens.

Uniformologie

Les indications de coloris d'uniformes ne sont pas à prendre au pied de la lettre. Il est préférable de considérer une gamme de couleurs plutôt qu'une couleur uniforme. Par exemple, en parlant de l'uniforme des janissaires, on dira que sa couleur dominante est le bleu, c'est à dire que l'on acceptera toute couleur allant du bleu moyen à l'outremer le plus foncé.

Troupes

Dans la présentation se succéderont l'infanterie, l'artillerie et enfin la cavalerie. Dans chaque catégorie les troupes régulières précéderont des troupes irrégulières. L'Égypte viendra compléter ce tableau.

deco Infanterie

Janissaires de la garde

Ils appartiennent à la garde du sultan. Ce sont les meilleures troupes à pied de l'Empire ottoman et les plus dangereuses pour le Sultan lui-même. En effet, comme toute unité de janissaires, ils prennent leurs ordres du sultan lui-même. Leur étendard est une marmite. Quand ils " renversent leurs marmites " cela signifie qu'ils refusent tout ce qui vient de leur maître, ordres et nourriture. Il ne reste alors que deux choix au sultan : les massacrer pour mater la révolte ou abdiquer.

Uniforme

Coiffure: Le bonnet blanc des janissaires, un peu plus long que la moyenne cependant.
Habit: Manteau de janissaires (caractérisé par les deux paires de manches) blanc à retroussis or, rouge, bleu ou vert selon le régiment et poignets rouges, Chemise blanche, Pantalon bouffant blanc, Musette dorée, Hachette dorée dans la ceinture qui est de la couleur des retroussis, Bottes jaunes, Carquois miniature doré, Peau de léopard à franges rouges sur l'épaule (facultatif).

Nizam i Jedid

Pour contrer le pouvoir des janissaires, le sultan Selim III, qui accéda au trône en 1789, créa vers 1795 un corps composé de renégats européens formant un faible bataillon et un escadron de cavalerie sous les ordres d'Inglis-Mustapha, de son vrai nom Georges Campbell, officier anglais en rupture de ban. Cette troupe combattit vaillamment et avec succès contre l'armée française au siège de Saint-Jean d'Acre en 1799. De retour à Constantinople, cette unité fut reçue avec tous les honneurs, ce qui fit pâlir de rage les Janissaires dont le comportement guerrier n'avait guère brillé contre les Français.
Selim fit de cette expérience le prétexte de la publication en mars 1805 de "l'ordonnance nouvelle" en turc Nizam i Jedid.
D'un effectif de 2.500 hommes à leur création, les Nizam formèrent un corps de deux escadrons et douze régiments d'infanterie, deux en garnison à Constantinople, deux à Kutayeh, et six en Caramanie. Le corps atteignit 25.000 hommes dont deux unités de cavalerie qui ne dépassèrent pas un total de 1.500 cavaliers. Pour remplir les cadres de ces nouvelles unités, le sultan fit publier en mars 1805 un hatti-chérif, un rescrit qui ordonnait aux janissaires de vingt à vingt cinq ans de se présenter au plus proche corps des Nizam pour y être incorporés.
Ce corps, que l'on pourrait assimiler à un corps de gendarmerie maintenait l'ordre dans le pays et au sein de l'armée, contrait les révoltes de janissaires dont les effectifs originaux furent réduits.
Malgré toutes les réticences des Janissaires, l'expérience fut poussée à son terme, les Nizam s'entraînèrent à l'européenne en appliquant les règlements prussiens. À l'été 1806, devant les menaces de guerre avec la Russie, 15.000 Nizam furent envoyés sur le Danube. La colonne de marche arrivée à Andrinople, fut arrêtée puis finalement massacrée par une foule de janissaires. L'aga de Rutschuk leva alors une armée de 80.000 hommes pour marcher sur Constantinople. Mais effrayés par les conséquences de leurs actes, des janissaires assassinèrent l'aga.
Cette révolte ouverte poussa Selim III à prendre l'aga des janissaires pour grand vizir. Celui-ci mit alors fin officiellement au mouvement du Nizam-i-Jedid. Cependant, les corps déjà constitués continuèrent leur service. L'imminence de la guerre contre la Russie calma provisoirement les esprits.

Uniforme

a) à Istanbul

Coiffure: Bonnet de police rouge
Habit: Veste rouge, Pantalon bouffant rouge, Chemise blanche, Souliers montants rouges, Col, poignets, bas de pantalon bleu, Pas de bas ou chaussettes, Baudrier, ceinturon et fourreau de sabre blancs

b) en province

Coiffure: Béret rouge (subara)
Habit: Veste bleu clair, Pantalon bouffant bleu clair, Chemise blanche, Col, poignets, bas de pantalon rouge, Pas de bas ou chaussettes, Souliers montants rouges, Baudrier, ceinturon, fourreau de sabre blancs

Janissaires

L'infanterie ottomane était formée en majorité en 196 orta, équivalents à des régiments, regroupant 200.000 janissaires. Les effectifs furent réduits par Selim à 60.000 hommes vers 1805, et augmentés jusqu'à 125.000 à la fin de son règne en 1807. La naissance de ce corps remontait au 14e siècle, ce qui en faisait le corps militaire régulier le plus ancien parmi ceux des grandes puissances.
Raisonnablement entraînés, capables de grandes choses individuellement mais avant peu d'esprit de corps, relativement peu motivés, peu manœuvrants, ils ne sont plus que l'ombre de qu'ils étaient.

Janissaires
Les janissaires ne chargent qu'en colonnes d'une compagnie de front et n'utilisent la ligne qu'à l'arrêt et de préférence protégés par des tranchées.
Le carré leur est totalement inconnu, de même que le déploiement en tirailleurs, à l'exception des quelques unités citées plus bas.
L'effectif des 196 orta variait de 300 à 12.000 hommes, répartis en douze compagnies auxquelles s'ajoutaient une compagnie de raya et une compagnie de lagimcilar. L'effectif moyen était de 2.000 à 3.000 hommes.

Uniforme

Coiffure: Bonnet long en feutre blanc retombant derrière la tête, cerclé à la base d'un bandeau de laiton et surmonté d'une plume de héron.
Habit: Chemise blanche à manches blanches ou de la couleur du pantalon quand celle-ci tranche avec celle du manteau, Manteau à deux paires de manches à couleur dominante bleue (de bleu azur à outremer foncé) ou vert, rouge, violet foncé (bien que généralement cette couleur soit considérée comme maudite car signe de deuil) ou noir, Pantalon bouffant dans une des gammes de couleurs suivantes: bleu, rouge, jaune, noir ou blanc Bottes rouges ou jaunes selon le corps d'appartenance Le rouge est correct dans deux cas sur trois, le jaune plutôt réservé aux unités d'élite dont la garde.

Troupes de marine: 88e et 31e orta
Infanterie de marine, originellement destinée à être embarquée, ce sont des unités d'élite formées de la même manière que les janissaires légers et pouvant être déployés en tirailleurs. Ils ne sont pas envoyés en reconnaissance car ils sont réservés pour le choc. L'effectif est moindre que celui des autres orta de janissaires, neuf compagnies au lieu de douze. Ils ont le même fusil que les autres janissaires mais portent une lourde hache d'abordage en complément de l'armement traditionnel. Certains ont même un bouclier.

Troop Uniforme de la troupe

Coiffure: Bonnet de janissaire
Habit: Manteau bleu marine, Tunique verte, Musette rouge, Pantalon bouffant rouge, Bottes jaunes

Uniforme des officiers

Coiffure: Bonnet de janissaire surmonté d'un modèle réduit de vaisseau de guerre ottoman en métal doré
Habit: Manteau long bleu marine à doublure verte, Tunique verte, Pantalon bouffant rouge, Bottes jaunes

Pour éviter les désertions et se distinguer des autres unités de janissaires une ancre est tatouée sur le bras de chaque janissaire appartenant à ces unités
L'étendard du 31e orta est d'argent à deux ancres de gueules disposées en sautoir et lichées dans le sable de manière à ce qu'une seule patte soit visible. ces ancres son représentées sans jas et font penser à deux hameçons entrecroisés.
L'étendard du 88e orta est d'argent à une ancre à jas de sable dont la tige est disposée en bande et les pattes en barre. On y distingue les deux pattes, le jas et l'organeau.

Janissaires légers: 39e et 44e orta
Janissaires suffisamment entraînés pour pouvoir se déployer en tirailleurs et venir soutenir l'action des compagnies d'élite et des raya. Principalement utilisés pour la reconnaissance et les embuscades, ils sont équipés des meilleurs fusils mais, comme toutes les troupes autres que les Nizam-i-Jedid, ils n'ont pas droit à la baïonnette.

Uniforme de la troupe

Coiffure: Bonnet de janissaire
Habit: 39e orta: Tunique noire, Pantalon bleu clair, Bottes jaunes, Musette, baudrier et ceinturon blancs. 44e orta: Tunique verte, Pantalon rouge, Bottes jaunes, Musette, baudrier et ceinturon blancs.

Uniforme des officiers

Même tenue que la troupe avec le manteau long brodé en or et argent en lieu et place de la tunique, toujours avec les galons en bas du manteau

Compagnies d'élite de janissaires (lagimcilar et raya)
Lagimcilar : Ce sont des troupes destinées à encadrer les janissaires au combat. Elles sont regroupées en une ou deux compagnies pour un orta. Elles cumulent les fonctions de voltigeurs, grenadiers et sapeurs. Elles sont équipés des meilleurs fusils et d'une énorme hache de bataille à deux tranchants en plus de l'équipement traditionnel.
Leur uniforme est le même que celui de l'orta où elles sont affectées, la seule différence réside dans leur coiffure qui n'est pas le bonnet de janissaire mais un fez rouge foncé à pompon noir entouré ou non d'un turban blanc selon qu'il s'agit de la première ou de la deuxième compagnie (oda).

Raya: Il s'agit de gardes forestiers des régions frontalières de l'Empire ottoman recrutés pour leur connaissance aiguë du terrain, leur grande précision au tir et leur discrétion de chasseurs. Il n'y a pas de régiment de raya et ils ne peuvent pas être regroupés en régiments. Ils sont regroupés en petites unités de 50 à 100 soldats, réparties à raison d'une ou deux par régiment de janissaires à l'exception de la garde. Leur uniforme est le seul qui répond approximativement à l'idée de camouflage. Tous les soldats d'une même unité doivent avoir au moins une pièce d'habillement commune.

Uniforme

Coiffure: Fez de couleur variable (rouge, brun, gris, vert, noir) avec trois plumes de faisan sur le côté droit
Habit: Veste de couleur variable mais toujours dans des couleurs forestières (jaune, ocre, gris, vert, marron, noir), Pantalon d'une autre couleur que celle de la veste, Ceinturon et baudrier marron ou noir, Bottes de couleur variable dans les tons forestiers (bordeaux, ocre fauve, marron, gris, noir)

deco Troupes irrégulières

Chaque gouverneur de province avait à sa disposition des sekhan, sortes de milices volontaires qui lui étaient dévouées corps et âme. Certaines armées provinciales firent preuve d'une plus grande efficacité que les janissaires. La plupart de ces soldats, anciens bandits de grands chemin, faisaient de la " petite guerre " une spécialité, attaquant les convois, les postes isolés et pillant ennemis et amis.

Mercenaires : Albanais et Bosniaques

Ce sont les meilleures des troupes auxiliaires à pied, nettement au-dessus des janissaires à l'exception des troupes d'élite. Le seul problème est qu'ils ne combattent pas si leur paye n'arrive pas avant la bataille. On ne distingue pas les officiers des hommes de troupe car il n'y a pas d'uniforme, ils portent le costume traditionnel de leur pays.

Uniforme

Coiffure: Calotte rose
Habit: Veste verte à galons rose clair, Chemise jaune à galons blancs richement brodée de blanc, Jupe et culotte bouffante blanches, Bas rose clair, Souliers montants jaune

Milices provinciales

Anatoliens et Arabes
Ce sont des levées de conscrits entraînées et appointées par les pachas locaux, alors que les mercenaires sont directement payés par le Divan. Comme pour les mercenaires, on ne distingue pas les officiers des hommes de troupe de manière claire et évidente. Les unités sont soit très nombreuses (5.000 hommes et plus) soit assez restreintes (1.500 hommes ou moins).
Armement: fusil, arc ou javelot avec ou sans bouclier.

Anatoliens

Coiffure: Fez noir dans un turban blanc
Habit: Veste verte brodée d'or, Chemise blanche, Pantalon bleu foncé, Bottes jaunes, Musette bleu ciel

Arabes

Coiffure: Fez rouge dans un turban blanc
Habit: Tunique longue marron à bandes de revers blanches ou inversement blanche à bandes de revers marron, Pantalon blanc, Bottes jaunes, Carquois, ceinturon et fourreau d'épée en cuir rouge

Bédouins

Coiffure: Cheich blanc avec anneau bleu clair
Habit: Djellaba blanche, Pantalon bleu clair, Musette blanche, Ceinturon et baudrier marrons

Grecs
Les derbents maffolos (milices grecques) sont un cas particulier, elles ne sont appointées par personne et se forment spontanément en cas de nécessité, non par levée de conscrits, mais par le regroupement de plusieurs bandes de bandits de grand chemin. Leurs effectifs sont donc réduits, leur valeur individuelle au combat est très forte, leur esprit de corps dépend du chef qui les anime. Ce sont des spécialistes des embuscades, de la reconnaissance et du harcèlement. Leur rémunération dépend du butin pris à l'ennemi.

Uniforme:

Coiffure: Bonnet rouge
Habit: Robe blanche avec un gilet rose clair qui a un laçage rouge dans le dos, Bas blancs, Chaussures basses oranges, Couverture grise en travers du dos en bandoulière

deco Topji ou Artilleurs


Très qualifiés, maîtres en matière de pilonnage et de feu croisé, les topji sont le corps le plus ouvert aux réformes souhaitées par Selim III. Aux traditions turques (feux croisés, feux de barrage avant l'assaut, fonte sur place des pièces, etc.) le baron de Tott, officier français, ajouta, à partir de 1775, l'excellent système Gribeauval. Mais contrairement à l'organisation des batteries françaises, la batterie ottomane persista à mélanger des pièces de tout calibre. Ces pièces, le plus souvent obsolètes et vieilles d'au moins un à deux siècles, étaient dignes d'un musée et dataient du siège de Constantinople, du début du 16e siècle ou du règne de Soleiman le Magnifique.
Le rôle de l'artillerie était de ralentir et de désunir les colonnes d'attaque de l'adversaire, le peu de mobilité des pièces rendant difficile tout accompagnement d'une attaque. Souvent les batteries étaient protégées par des retranchements élevés à la hâte mais avec grand art par les ingénieurs du corps des lagimcilar. Seules les pièces françaises étaient parfois tirées à la bricole au plus fort de la mêlée (combat des Grottes à Schumla, 23 juin 1810). Mais l'infanterie ne bénéficia jamais d'un appui d'artillerie efficace. Ce n'est qu'au combat sous Rutschuk, le 4 juillet 1811, que l'artillerie turque, en formant une batterie de quarante pièces, écrasa le centre russe et sauva la journée.
La grande faiblesse de l'artillerie venait également de l'absence d'unités régulières du train, les pièces étant tirées par des bœufs voir des dromadaires dans l'est de l'Empire. Les topji restaient handicapés par la qualité de la poudre employée qui rendait aléatoire chaque tir.
Chacune des vingt cinq orta d'artillerie comprenait environ deux cent cinquante artilleurs et six compagnies de lagimcilar ou sapeurs, équivalents aux compagnies d'élite de janissaires, soit presque mille hommes par orta.
Chaque orta était théoriquement équipée de dix pièces des calibres suivants : quatre pièces lourdes, deux pièces légères et quatre canons de 6 livres du système Gribeauval.

Uniforme:

Coiffure: Gros turban rouge
Habit: Veste rouge, Chemise blanche, Pantalon vert, Musette fauve, Bottes rouges

Officier ottoman:

Coiffure: Fez rouge dans un petit turban jaune
Habit: Veste rouge, Chemise blanche, Pantalon vert, Musette fauve, Cuissardes rouges, Grande cape bleu marine à quatre rangs de brandebourgs blancs

Officiers mercenaires:

Ils conservent l'uniforme de leur pays d'origine (France, Angleterre, Autriche, Russie, Prusse) ou utilisent l'uniforme local des officiers avec quelques éléments tels que leur chapeau, leur culotte ou leurs bottes dans le style du pays d'origine. Cependant certains s'adaptent aussi complètement à la mode du pays qui les accueille et se distinguent peu du reste des officiers.

Artillerie traditionnelle
Elle est composée de quelques deux cents pièces de canon de calibre supérieur à 12 livres et de cinquante mortiers de 7 à 65 centimètres de diamètre. Les pièces sont obsolètes. Les calibres s'étagent entre 12 livres et 2.000 livres, ces dernières pièces étant amenées sous forme de lingots et fondues sur place ou restant à demeure dans des forteresses.

Artillerie importée
Une trentaine de pièces de 9 livres furent offertes par les Anglais et environ cent pièces de 6 livres françaises. À partir de 1807, cinquante de ces pièces forment cinq orta à cheval.
Les orta équipés de pièces étrangères étaient encadrés par des officiers d'artillerie mercenaires, français pour la majorité d'entre eux. Un certain Napoléon Bonaparte demanda à en faire partie au début de la Révolution Française. Sa demande fut rejetée par l'administration.

deco Cavalerie

Les Turcs sont à l'origine un peuple de cavaliers. C'est donc cette arme qui sera prépondérante dans l'armée ottomane. On peut distinguer deux grands types de combattants à cheval: ceux qui sont soldés par le sultan (capou-kouli, suvarileri ou encore buluk-halki) et l'immense masse des cavaliers plus ou moins réguliers qui ne sont levés qu'en cas de nécessité et lorsqu'un pillage éventuel pourrait les dédommager des frais engagés pour la campagne (sipahi qui reçoivent une terre du sultan, yoruk, djelli, turcomans et autres).
La cavalerie combattaient suivant deux modes :
En masse, par centaines ou milliers, au cri de " Allah U Akhbar " les cavaliers se précipitaient au galop sur l'adversaire. Ces charges sauvages ne pouvaient briser qu'un adversaire surpris en plein déploiement.
Le mode de combat le plus courant s'identifie à celui des fourrageurs européens. Une masse de cavaliers dispersés, se déplaçant vite et sans but tactique bien défini, harcèle les unités en ordre serré et élimine tout ennemi isolé.
L'armement principal de cette cavalerie était le sabre et non la lance.

Cavalerie régulière

La cavalerie régulière des capou-kouli, plus souvent appelés suvarileri, regroupait environ 28.000 cavaliers organisés en quatre ou six unités (divisions) aux noms bien précis : les silahtar, les sipahi ôglan (garde du sultan), les ulufecigan de l'aile droite et de l'aile gauche, les gureba divisés aussi en droite et gauche. Le rôle précis en bataille de ces troupes est difficile à percevoir dans la mêlée où l'équipement visible sur les quelques sources iconographiques ne représente que des uniformes d'apparat.

Suvarileri (généralités)
Ce sont des cavaliers assimilables aux dragons mais armés aussi d'une lance et d'un bouclier. Il s'agit de la crème des sipahis et ce sont des soldats de métier. Un orta comprend de 2.000 à 3.000 cavaliers en moyenne répartis en douze oda ou escadrons.

Uniforme:

Coiffure: Gros fez rond rouge dans un petit turban blanc avec un porte-plume de laiton piqué dedans. La couleur de la plume de héron fixée dans le porte-plume varie en fonction du régiment.
Habit: Veste moutarde à boutons de cuivre, galons et ceinture or, Pantalon rouge richement brodé en or, bleu et vert, Bottes jaunes, Chemise blanche, Bouclier rond en acier ouvragé en bandoulière dans le dos
Cheval : selle arabe

Silhatar
Les silahtar appartiennent à la garde du sultan, il s'agit en fait de la garde à cheval régulière de tous les prédécesseurs de Selim III qui les a écartés pour les mêmes raison qui motivaient sa défiance envers les janissaires et la création des Nizam-i-Jedid. Ils furent supplantés par les sipahi ôglan (enfants de sipahi) qui formèrent désormais la garde personnelle du sultan, les silahtar faisant toujours partie de la garde, mais à un degré moindre.
Il n'y a que deux régiments de silahtar.

Uniforme :

Coiffure: Bonnet de janissaire en feutre rouge cerclé à la base d'anneaux de laiton et surmonté d'un plume de héron bleu clair.
Habit: Manteau long rouge foncé à manches rouge vif, Chemise rouge vif, Pantalon jaune, Bottes jaunes, Musette dorée
Cheval : selle arabe

Sipahi Ôglan
Garde personnelle du sultan à partir du règne de Selim III, ils forment l'élite de la cavalerie ottomane. Il n'y a que deux unités de sipahi ôglan, dont l'effectif est moindre que celui des silahtar.

Uniforme:

Coiffure: Bonnet de janissaires en feutre blanc cerclé d'un anneau de laiton à la base surmonté d'une plume de héron bleu clair
Habit: Manteau long bleu roi brodé d'or à une seule paire de manches blanches, Chemise blanche, Pantalon rouge vif, Bottes jaunes, Musette dorée
Cheval : selle arabe

Serden Geckti
Ce sont les anciens sipahi de la Porte qui formaient la garde rapprochée des sultans durant l'âge d'or des janissaires. Ils composèrent entre autres la garde personnelle de Soleiman le Magnifique. Ils ne font plus à proprement parler partie de la garde, mais leur renommée et leurs qualités de combattants, même s'ils combattent toujours en armure du 16e siècle, les font toujours redouter et ils combattent toujours aux côtés du sultan quand il a besoin d'eux. Ils sont surentraînés, ont participé à maints combats et sont fanatiques. ils mourront pour le sultan et pour Allah plutôt que de se rendre ou de fuir honteusement. Il n'y a que deux unités de serden geckti. Leur effectif est restreint, et, au maximum égal à celui des sipahi ôglan.

Uniforme:

Armure de plaques complète ou cotte de mailles complète avec casque comprenant une protection nasale sous un manteau rouge, Bottes noires (le fait est remarquable car tous les régiments ottomans réguliers portent des bottes rouges ou jaunes qu'ils soient à pied ou à cheval)
Cheval: complètement recouvert d'un caparaçon d'écailles métalliques qui peut lui-même être recouvert d'une jupe de toile à bandes verticales jaunes et rouges. La tête du cheval a une protection métallique.

Sipahi
Le sipahi est l'homme d'armes du Moyen-Age européen: Il est propriétaire d'une terre qu'il doit faire prospérer en échange de laquelle il doit vingt ans de service dans les armées du sultan dont un an de service obligatoire à Istanbul tous les dix ans.
À l'époque de la Révolution et de l'Empire ils utilisent la lance. Du fait de leur manque d'entraînement, ces troupes sont d'un niveau moyen à faible et relativement peu fiable pour des réguliers. Le sultan peut lever en permanence 100.000 sipahi y compris les 10.000 qui sont affectés pour un an dans la capitale. Cette levée de 100.000 sipahi laisse encore 100.000 sipahi sur le territoire pour assurer la police intérieure. Un orta de sipahi comprend en moyenne de 1.000 à 3.000 hommes.

Uniforme:

Coiffure: Fez rouge dans un turban blanc
Habit: Manteau long bleu clair à bleu pâle à deux paires de manches à bandes oranges et galons jaunes, Pantalon bouffant bleu clair, Bottes jaunes
Lance en bois naturel à pointe d'acier avec un guidon vert olive (variable en fonction du régiment), Tapis de selle vert clair galonné de jaune avec un croissant de lune jaune aux coins postérieurs.
Cheval : selle arabe

Nizam-i-Jedid à cheval
Les deux unités de Nizam-i-Jedid à cheval sont stationnées l'une à Istanbul (unité rouge), l'autre en Anatolie (unité bleue) et constituent la cavalerie et la force d'intervention rapide des Nizam-i-Jedid. Leur uniforme est le même que celui de leurs confrères à pied. La seule différence est une bande large de deux doigts sur le côté du pantalon, rouge quand celui-ci est bleu et bleue quand celui-ci est rouge. Le col et les poignets sont de la même couleur que la bande latérale du pantalon.
La coiffure de l'officier se distingue par un croissant blanc sur le devant de la coiffure et par une bande blanche, bleue, argent ou or en fonction du grade de celui-ci sur le pourtour du rabat de la coiffure (subara). Plus le grade de l'officier est important plus l'uniforme est chamarré comme dans toutes les unités ottomanes. La coiffure de la cavalerie des Nizam-i-Jedid se distingue de celle des fantassins: il s'agit d'un fez dont le sommet forme une manche plate à bout arrondi qui redescend sur le côté gauche plutôt que de l'espèce de "bonnet de nuit" rouge qui redescend dans le cou des fantassins.

Cavalerie irrégulière

Les yoruk sont l'archétype du cavalier irrégulier, combattant quand et où il lui convient et seulement quand le jeu en vaut la chandelle. On les trouva surtout dans les multiples combats d'escarmouches contre les cosaques autour de Schumla, Rutschuk ou Silistrie, où ils se distinguèrent par leur férocité envers les blessés russes et les populations chrétiennes.
Les djelli étaient à l'origine un corps spécialisé de hérauts chargés aussi du service de découverte. Dans les armées ottomanes, la présence des djelli (Schumla, 1810) indiquait que le grand vizir était commandant en chef.

Yoruk
Les yoruk sont les lanciers de l'Empire ottoman. Ils font partie intégrante des troupes régulières ottomanes mais sont irréguliers au regard des standards occidentaux. Ils sont spécialisés dans la reconnaissance et le harcèlement des troupes ennemies. Ce sont des troupes montées légères et à ce titre le cheval n'est pas protégé. Leur rôle est de harceler sans cesse l'ennemi de manière à l'amener vers les troupes ottomanes sur le terrain choisi par le commandant en chef .

Uniforme:


Coiffure: Fez gris dans un turban rouge
Habit: Veste vert foncé, Chemise blanche, Pantalon moutarde, Bottes rouges, Musette blanche

Djelli
Ils forment avec les yoruk et les sipahi la cavalerie de base de toute armée ottomane et leur origine - ainsi que celle des yoruk - est antérieure à la création de l'Empire ottoman. Ce sont aussi des cavaliers légers mais, contrairement aux yoruk et comme les mamelouk, ils s'intègrent à la ligne de bataille. Ce qui les distingue du mamelouk, c'est leur origine, leur armement plus léger, leur fanatisme: ils se surnomment les "Fous de Dieu" et les autres troupes les appellent les "Anges de la mort" ou bashi-bozouk. Ils ne font pas de prisonniers.
On distingue les djelli européens (les bashi-bozouk proprement dits) des djelli asiatiques, originaires d'Asie Mineure qui sont, eux, moins fanatiques et font des prisonniers. Le djelli asiatique est employé pour harceler (comme les yoruk) alors que le djelli européen est employé pour l'attaque, ce en quoi ils se complètent dans la mesure où l'un attire l'ennemi vers l'autre. L'armement du djelli est essentiellement composé d'un sabre et d'un pistolet. Dans le cas du djelli européen il peut porter une lance. L'équipement du djelli asiatique comprend souvent une lance et un bouclier léger.

Djelli européen:

Coiffure: Turban bleu
Habit: Veste bleue brodée d'or, Chemise blanche à manches rouges, Pantalon rouge, Musette verte, Bottes jaunes
Cheval : Selle arabe, Tapis de selle vert avec pistolets d'arçon et couverture verte. Le tout est galonné de rouge et de jaune

Djelli asiatique:

Coiffure: Turban ou chapeau à bords larges relevés bleu clair avec une ou deux ou trois plumes fichées dedans qui s'écartent sur les côtés pour figurer des ailes
Habit: Habit dans les tons gris avec parfois sur le dos et en guise de tapis de selle une peau de bête. Bottes jaunes

Bédouins
Ce sont les troupes irrégulières par excellence: levées dans les tribus nomades par engagement volontaire elles sont d'effectif très irrégulier et n'acceptent que les ordres de leurs chefs ou des personnes agréées par elles. les Bédouins sont originaires des régions désertiques d'Afrique, du Proche-Orient et d'Arabie.
Le cheval est toujours un pur-sang arabe, ce n'est pas forcément un étalon.
Les bédouins peuvent aussi être montés sur des dromadaires. Ils sont alors considérés comme infanterie montée et seront traités à part.
Les Bédouins sont des troupes très enthousiastes et très ouvertes aux communications avec l'extérieur et aux nouveautés, surtout en matière d'armement.

Uniforme :

Coiffure: Turban marine, gris, marron ou blanc ou cheich retenu par un anneau de couleur
Habit: Robe marine, blanche, grise ou marron ou veste et pantalon bouffant de la même couleur que le turban, Bottes rouges ou marron voir noires, Ceinturon blanc, noir, rouge ou marron
Cheval : Selle arabe

Turcomans
Les Turcomans sont les unités ottomanes les plus proches des Bashkirs russes tant par leur origine que par leur comportement militaire ou leur uniforme ou leur armement. Ils sont armés avec des arcs et n'ont pas d'uniforme particulier.
Les couleurs dominantes de leur habillement sont le gris et le marron à l'instar de leurs cousins Bashkirs.

Timariotes
Les timariotes sont des unités complètement archaïques et dépassées à l'époque napoléonienne. Il s'agit de chevaliers de la partie balkanique de l'Empire ottoman mobilisés par ordre exprès de la Sublime Porte. Leur équipement est composé d'une armure de plaques complète mais dépareillée sur une cotte de mailles qui couvre le haut du corps et un pantalon de mailles. Ils peuvent monter un cheval caparaçonné. Ils sont peu nombreux : une à deux unités seulement, ont un faible moral mais sont des religieux fanatiques. Leur expérience du combat est par contre très grande. Pour eux toute guerre est un nouveau Jihad, une nouvelle croisade.

Uniforme :

Armure de plaques complète mais dépareillée sur cotte et pantalon de mailles. S'il n'y a pas de pantalon de mailles ou si celui-ci est incomplet (devant des jambes seulement par exemple), ils portent un pantalon de soie bouffant, généralement bleu ou vert foncé richement brodé d'or et d'argent
Le casque est conique et retombe sur les côtés avec une protection nasale. Il est surmonté de deux plumes de héron de couleur variable disposées symétriquement sur les côtés du casque. Les bottes sont jaune foncé, à la limite du cuir fauve orangé.
Le cheval est complètement caparaçonné d'écailles métalliques recouvertes ou non par une robe de toile rayée de rouge et de jaune qui sont les couleurs de la Sublime Porte. Les écailles du caparaçon sont disposées en damier rouge et jaune en dégradé vers le bas de la robe ou en rayure verticales qui suivent le sens des écailles.

Tartares
Autres cousins des cosaques russes mais issus de la partie européenne et septentrionale de l'Empire ottoman, leur comportement est comparable à celui des Turcomans, mais alors que ceux-ci en sont encore à l'usage de l'arc les tartares utilisent déjà le fusil depuis quelque temps. Ils n'ont pas d'uniforme particulier bien que la plupart de leurs vêtements soient en cuir ou en fourrure ainsi que les tapis de selle. A part la coiffure qui pourrait faire penser à un bonnet phrygien fourré, l'uniforme des tartares est entre celui des djelli asiatiques et celui des Turcomans et dans les mêmes tons que celui de ces derniers avec cependant une plus grande proportion de tons bruns due à une plus grande utilisation du cuir et des fourrures. La couleur des bottes est la même que celle des bottes des timariotes, dans les tons fauve orangé à jaune foncé.
Cheval : Selle arabe, Tapis de selle en peau de bête.

Unités sur dromadaires
Ces unités sont assimilables à de l'infanterie montée. Les chameliers sont soit des janissaires d'unités spécialisées, soit des bédouins. Quand les chameliers sont des janissaires l'unité est de l'infanterie montée ou de l'artillerie légère, ou un élément de la logistique et du ravitaillement. Dans le cas de l'artillerie à dos de chameau le nombre de pièces est limité à deux batteries, et ce pendant une très courte période de la campagne d'Égypte, les pièces ayant été capturées et détruites.
Les unités de janissaires chameliers portent l'uniforme des janissaires avec une veste rouge et un pantalon vert ou d'une couleur qui contraste avec le rouge.
Les bédouins sont équipés comme les autres bédouins. Les artilleurs sont équipés comme les autres topji.

Druzes
C'est une cavalerie moyenne à lourde, enthousiaste, fanatique, sans pitié, originaire des montagnes du Liban et de la côte Est de la Méditerranée.
L'équipement est semblable à celui des dragons occidentaux à la différence du casque qui recouvre un haubert et qui masque la moitié inférieure du visage du cavalier. Ils sont armés de deux sabres et ont de deux à quatre pistolets (deux pistolets dans le dos généralement et éventuellement deux pistolets d'arçon).

Uniforme :

Coiffure: Casque lourd doublé d'une cotte de mailles couvrant la tête et le cou équipé d'une protection pour le bas du visage et décoré d'une plume de héron. Le casque est en acier avec une pointe en bronze poli. Le porte plume situé au milieu de la partie frontale du casque est en laiton et supporte un grande plume de héron qui recouvre en partie la pointe en bronze. La couleur de cette plume varie en fonction du régiment mais s'harmonise généralement avec la couleur de la ceinture, des bourrelets d'épaule et de la musette à cartouches.
Habit 1: Veste rouge, Chemise blanche, Pantalon jaune, Bottes jaunes
Habit 2: Veste et pantalon beige clair, Chemise blanche, Bottes jaunes
Habit 3: Veste et Pantalon turquoise foncé à vert foncé, Chemise blanche, Bottes jaunes ou noires
La couleur des bourrelets d'épaule de la veste indique le régiment, La ceinture est de la couleur des bourrelets d'épaule, Les baudriers sont disposés en sautoir et sont de couleur blanche, Les fourreaux de sabre sont noirs avec quelques décorations dorées, Dans le dos, un étui de couleur rouge qui contient deux pistolets et un poignard, La poignée des pistolets est marron ou noir de même que la poignée du couteau qui les accompagne.

Mamelouk

Les célèbres mamelouk n'étaient pas présents sur le théâtre de guerre européen pendant les années qui nous intéressent car la Porte luttait à cette époque contre Méhémet-Ali qui avait pris le pouvoir au Caire en s'appuyant sur eux.
C'est la cavalerie classique de l'Égypte. Le mamelouk est un cavalier léger expérimenté, courageux et fanatique. Son armement normal est le suivant: un fusil, un ou deux pistolets, quelques javelots, un ou deux sabres. Il peut ainsi effectuer au moins trois charges avant d'arriver sur l'ennemi sabre au clair. Il est encore à cette époque presque toujours d'origine caucasienne et ne porte ni la barbe ni la moustache car son statut vis a vis du sultan est un statut d'esclave, bien que les mamelouk forment la classe dirigeante de l'Égypte. En arabe mamelouk (pluriel: mamalik) signifie esclave.
Les effectifs totaux des mamelouk, toutes catégories confondues ne doivent pas dépasser 12.000 cavaliers. Chaque unité est sous le commandement d'un bey.

Uniforme:

Coiffure: Chapeau de taille et de forme variables, rouge dans un turban blanc
Habit: Veste verte, Chemise blanche, Pantalon rouge vif, Bottes jaunes, le tout richement brodé et décoré d'or, d'argent et de couleurs
Cheval : selle arabe (étalon pur-sang)

Mamelouk lourds de la garde du pacha d'Égypte
Assimilables à des cuirassiers de haut niveau, par leurs capacités et leur équipement bien que celui-ci, par certains aspects, paraisse complètement dépassé. Une unité de six escadrons au maximum.

Uniforme:

Coiffure: Casque métallique avec nasal et queue de cheval partant du sommet vers le dos
Habit: Cotte de mailles couvrant le haut du corps, Bouclier ouvragé en métal jaune ou en acier, Chemise blanche, Veste grenat, Pantalon bouffant cramoisi à broderies d'or, Baudrier blanc
Cheval : selle arabe

Mamelouk légers de la garde du pacha d'Égypte
Élite des mamelouk, ils assurent la protection rapprochée du pacha. Une unité de six escadrons au maximum.

Uniforme:

Coiffure: Fez rouge dans un turban blanc
Habit: Veste blanche, Chemise blanche, Pantalon rouge vif, Bottes jaunes, Le tout richement brodé d'or
Cheval : Selle arabe, Tapis de selle noir au croissant de lune d'argent aux coins postérieurs

Djelli lanciers
Une unité est intégrée à la garde du pacha d'Égypte (six escadrons au plus). Pour le reste, ils forment une division composée de régiments à six escadrons.

Uniforme:

Coiffure: Fez cylindrique rouge dépassant d'un turban vert
Habit: Veste vert clair à vert d'eau à coutures rouges disposées en losanges, Chemise blanche, Pantalon vert foncé, Bottes rouges, Musette blanche
La lance est en bois naturel avec une pointe en acier poli. Il n'y a pas de guidon régimentaire
Cheval : Selle arabe, Tapis de selle jaune

Sipahi
L'armée du pacha d'Égypte comprend aussi quelques unités de sipahi.

 

deco Remerciements et sources

Cette présentation est une synthèse, compilée par Thierry Rouillard, et dont l'essentiel provient de :

  • Uniformes ottomans à l'époque napoléonienne, plaquette Jean-Yves Troffigué..
  • Boué (Gilles) : Battin, dans Le Messager, n° 31 et 32, 1996-1997, bibliographie, scénario.
  • Les planches de drapeaux ont été réalisées à partir de documents du Service Historique de l'Armée de Terre.

 

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