Histofig Le site du jeu d'Histoire
Empire Naval Advanced SquadLeader Jeux
coin droit menu
Empire
Armées
Articles
Batailles
Biographies
Drapeaux
Livres en ligne
Livres
ODBs
Uniformes
Liens

Forum

Calendrier
Clubs
Articles Divers
Sponsors
Magazines
Figurines
Stats
Forums
Contact

histofig menu
Empire
PREMIER EMPIRE NAPOLEON
nouveautes Batailles
 

deco 1792 - 1793 - 1794 - 1795 - 1796 - 1797 - 1798 - 1799 - 1800 - 1801 - 1802 - 1803 - 1804
1805 - 1806 - 1807 - 1808 - 1809 - 1810 - 1811 - 1812 - 1813 - 1814 - 1815 - Divers

 

separateur

decoWaterloo - Mont Saint Jean (18 juin 1815)

Plan Voir la carte carte Plan détaillé des positions

Waterloo : «Ce que peut la fatalité quand elle s’en mêle! En trois jours, j’ai vu trois fois le destin de la France, celui du monde, échapper à mes combinaisons». (Napoléon)

La lutte a trois théâtres distincts : à notre gauche, le château d’Hougoumont, entouré de bois ; au centre, sur les pentes en avant du Mont Saint-Jean, les fermes de la Haie-Sainte, de Papelotte, le hameau de Smohain, avec leurs murs, leurs terrasses, leurs haies formant autant de bastions ; à notre droite, le village de Plancenoit et le ravin du ruisseau de Lasne. Sur le premier de ces théâtres, la lutte sera acharnée et inutile ; sur le second, elle sera furieuse sans être décisive ; c’est sur le troisième que se prépare et que se produira tardivement le dénouement. Wellington a 67 000 hommes et 184 canons. Napoléon 74 000 hommes et 246 canons : l’inconnu de la journée, c’est l’armée de Blücher, qui suivie plutôt que poursuivie par Grouchy, lui échappera, nous inquiètera une partie de la journée et, le soir, nous écrasera(2) .

Le drame a trois actes : le premier dure de onze heures et demie à trois heures. La bataille commence tard à cause de la pluie de la veille. A gauche, l’Empereur lance son frère Jérôme avec une division du corps de Reille, sur le château d’Hougoumont, pour essayer d’attirer les Anglais de ce côté et de les éloigner des Prussiens(3) . Jérôme s’acharnera à cette opération inutile pendant la plus grande partie de la journée, prenant et perdant tour à tour les bois et le château en flammes.

Au centre, Ney, après avoir préparé l’attaque par le feu de 80 pièces, lance le corps de Drouet d’Erlon sur la Haie-Sainte qui protège le front de la position anglaise, et sur Papelotte. Sans avoir réussi à s’emparer de ces fermes supérieurement fortifiées et défendues, nos troupes, d’un magnifique élan, atteignent la crête du plateau ; mais au moment où elles vont se déployer, elles sont assaillies avec furie par l’infanterie et la cavalerie ennemies, rompues, rejetées dans le vallon au pied de la Belle Alliance. Dans ce mouvement offensif, d’une extraordinaire impétuosité, le général anglais Picton est tué en avant de ses tirailleurs, le général Posomby est tué, à la tête de ses dragons (Ecossais gris), que Napoléon fait charger à son tour et ramener vers le mont Saint-Jean par les cuirassiers du général Farine. Les morts jonchent le vallon : de résultats, aucun.

Ce qui a empêché l’Empereur de faire appuyer l’attaque du mont Saint-Jean, c’est l’approche, signalée au loin, d’un corps prussien (Bülow) vers la Chapelle-Saint-Lambert. Il a fallu porter de ce côté, sur Plancenoit, en flanc de notre position, de la cavalerie légère, et, à la suite, le corps de Lobau. Là est le danger, ou le salut : car l’Empereur compte sur Grouchy auquel il envoie de nouvelles instructions.

Le second acte dure de trois heures à sept heures. Il est rempli presque en entier par la charge héroïque et folle de notre cavalerie sur mont Saint-Jean.

L’Empereur a ordonné à Reille et à Drouet d’Erlon de reprendre l’attaque de la Haie-Sainte ; sous la protection d’une formidable canonnade, l’attaque est recommencée ; mais ce n’est que vers six heures que les Français, fusillant et fusillés à bout portant, pénètreront dans la ferme, et que le major anglais Baring se retirera avec 42 hommes, reste de neuf compagnies !

Pendant ce temps, Ney a conçu l’audacieux et vain espoir de forcer, sur le plateau, l’infanterie et l’artillerie anglaises, avec notre seule cavalerie. Il donne l’ordre de charger d’abord à deux divisions de cuirassiers de Milhaud et Delort ; presque aussitôt par ordre aussi, ou cédant à un irrésistible entraînement, on ne sait, les lanciers et les chasseurs de Lefebvre-Desnoëttes s’élancent à la suite. Alors Napoléon, mécontent et inquiet cependant, fait appuyer ce mouvement téméraire par Kellermann et Guyot (carabiniers, cuirassiers, dragons, grenadiers à cheval). En moins d’une heure toute notre cavalerie se trouve engagée ! Les Anglais croient voir monter une mer d’acier. Ils y opposent d’abord « une rafale de fer » ; leurs batteries, placées au bord du plateau, font d’effrayantes décharges de boulets et de paquets de mitraille. Nos cavaliers sont rejetés dans le vallon ; mais ils remontent et bientôt leur nappe inonde tout le plateau. Ils courent à travers les pièces anglaises abandonnées par leurs canonniers, se heurtent plus loin aux carrés de l’infanterie ennemie, reculent sous une grêle de balles, reprennent leur élan, et trois ou quatre fois, « ivres de rage » entraînés par Ney, qui a eu trois chevaux tués sous lui, recommencent ce va et vient désespéré avant de redescendre, décimés, épuisés, encore frémissants, dans le fond du vallon. Vainement, le maréchal fait demander à l’Empereur l’appui de l’infanterie, qui seule pourrait donner un résultat à cette furieuse chevauchée. « Des troupes, s’écrie Napoléon ! Veut-il que j’en fasse ! ».

Celles qu’il avait encore sous la main, les bataillons de la vieille garde, ressource suprême - ménagée avec un soin jaloux depuis 1812 - il les réservait contre un autre péril : « car il livrait à la fois deux batailles : de front il attaquait les Anglais ; sur son flanc droit, il était attaqué par les Prussiens ». A droite, en effet, au lieu de Grouchy attendu, c’était Blücher qui arrivait, et qui, près de la Chapelle-Saint-Lambert, rejoignait Bülow avec une partie de son armée ; les Prussiens en forces, vers six heures, chassaient Lobau de Plancenoit. Pour les arrêter, Napoléon envoie au secours de sa jeune garde, deux bataillons de sa vieille garde (Morand, Pelet) ; ils entrent dans Plancenoit « sans daigner tirer un coup de fusil » et en un instant nettoient le village à la baïonnette.

Le troisième acte commence : il est sept heures, le soleil baisse à l’horizon ; le dénouement est proche, mais encore mystérieux. La vieille garde est restée maitresse de Plancenoit, « arrêtant les Prussiens d’un seul coup de boutoir ». Mais Wellington demeure maître du plateau de mont Saint-Jean. Il n’a d’autre plan, il ne donne d’autres instructions que de tenir jusqu’au dernier homme, c’est à dire jusqu’à l’écrasement ou à la jonction avec les Prussiens.

Cette jonction, Napoléon la redoute et la sent proche : le bruit du canon redouble à sa droite. Il faut en finir. Quoique l’Empereur n’ait plus d’illusions, il fait répandre le bruit que c’est Grouchy qui arrive, et il va faire un suprême effort pour débusquer les Anglais. Il ordonne à Drouot de former en carrés, neuf bataillons de la garde (deux sont encore à Plancenoit, trois restent à la Belle-Alliance), et il en donne le commandement à Ney, qui, à leur tête, va chercher la mort éperdument. Ces vieilles troupes invincibles, disposées en échelons, gravissent lentement les pentes du plateau.

Wellington a rangé, sur le front de sa position, tout ce qui lui reste de troupes, en un vaste arc de cercle. Les canons ramenés à la crête du plateau dirigent un feu nourri sur la garde. Les 2 000 fusiliers de Maitland, couchés dans les blés, se lèvent d’un bond pour la cribler de balles. Après un court et terrible corps à corps, la garde hésite, fléchit, recule... A ce moment, le corps prussien de Ziethen vient de s’emparer de Smohain. La jonction est faite. Les forces ennemies forment une immense équerre qui enveloppe les nôtres. Wellington apparaît à la lisière du plateau, au front de bataille, et agite son chapeau. Anglais, Prussiens, comprenant ce signal, se mettent en marche vers le vallon et la Belle-Alliance. A leur hourra répond de notre côté le terrible « sauve qui peut » ; la déroute commence, la fin de la Grande-Armée. La nuit tombe. Ney, entraîné dans la débâcle, tombe avec son cinquième cheval, se relève, veut arrêter les fuyards, crie : « Venez voir mourrir un maréchal de France ». Cambronne ramène au petit pas ses soldats « entourés d’ennemis, comme à l’hallali courant le sanglier parmi la meute », et jette son défi fameux aux officiers anglais qui lui crient de se rendre. Pelet abandonne Plancenoit en feu, en sauvant les aigles. Le carré du général Petit tient le dernier et rallie les débris des autres.

L’Empereur est là : mais bientôt on l’entraîne, au moment même où Blücher et Wellington se rencontrent au pied de la Belle-Alliance et « se saluent mutuellement vainqueurs ». Les ténèbres enveloppent, sans les surprendre, d’affreuses scènes de panique et de carnage. .

 

 

separateur

ShopHistofig
NOUVEAUTES
article boutique
La Revue Napoléon est maintenant disponible sur la boutique, retrouvez tous les numéros disponibles, et complétez votre collection.
Découvrir deux cents ans après de façon chronologique, l’histoire du Consulat et de l’Empire au rythme ou elle s’est déroulée. Au premier trimestre 2003 par exemple, découvrez ou redécouvrez les événement qui se sont déroulés au cours du premier trimestre 1803. Ce principe permet d’aborder des événements moins connus, qu’ils soient civils ou militaires. 
En savoir +
article boutique
La Revue Soldats Napoléoniens est maintenant disponible sur la boutique, retrouvez tous les numéros disponibles, et complétez votre collection.
Cette revue est consacrée à l’étude des uniformes en les replaçant dans leur contexte historique. Elle s’intéresse aux troupes françaises, alliées et coalisées. L’ensemble de la publication est le fruit de longues années de recherche ; les auteurs nous livrent ainsi le résultat de leurs travaux, avec : 
- Une iconographie le plus souvent originale. 
- Des planches réalisées par des artistes reconnus, à partir de sources identifiées. 
Des textes historiques issus de recherches minutieuses. 
En savoir +
article boutique
Découvrez toute la production de MMP pour Advanced Squad Leader : modules de bases et historiques, magazines, scenarios pack, ...
En savoir +