Wattignies - 15-16 octobre 1793
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Les autrichiens, maîtres de l’Ecaut, par Condé et Valenciennes, de l’intervalle entre l’Escaut et la Sambre, par le Quesnoy et Mons, viennent assiéger Maubeuge d’où ils comptent pénétrer dans la vallée de l’Oise.
Maubeuge, soutenu par un camp retranché placé sur la rive droite de la Sambre et que défendent 20 000 hommes, est attaqué par 65 000 autrichiens que commande Cobourg. Jourdan, à la tête de 45 000 hommes, est chargé de débloquer la ville.
Cobourg, laissant 35 000 hommes autour de la place s’établit, pour attendre les événements, avec 30 000 hommes, dans les positions formidables de Doulers et de Wattignies.
Jourdan, partant d’Avesnes, fait attaquer Cobourg sur toute la ligne - 15 octobre. Sa gauche marche sur la Sambre par Saint-Waast pour déborder la droite ennemie. Son centre fait face à Doulers pour contenir Cobourg par une vive canonnade. Sa droite s’avance sur Wattignies. La gauche réussit d’abord dans son mouvement ; elle s’empare de Saint-Waast ; mais, assaillie par la cavalerie, elle est rejetée dans le ravin de Saint-Rémy. Le centre, au lieu de se contenter de canonner Doulers, veut s’en emparer de vive force ; mais lui aussi est rejeté dans le ravin qui le sépare de ce village. La droite seule réussit à se rapprocher de Wattignies * .
Le lendemain, 16, Jourdan, jugeant mieux la position, envoie 7 000 hommes de renfort à Dusquesnoy qui commande la droite, avec ordre de se rabattre concentriquement sur Wattignies. Là se concentre tout l’effort des troupes françaises, qui, débouchant de Dimont, Dimechaux, Choisies et Obrechies, abordent cette position au chant de la Marseillaise ; les autrichiens sont rejetés dans les bois et Wattignies est emporté.
Cobourg, craignant de voir les français victorieux s’unir aux 20 000 hommes du camp retranché de Maubeuge, donne l’ordre de la retraite qui s’effectue en bon ordre, grâce à l’immobilité de la garnison de Maubeuge, sous les ordres de Ferrand et de Chancel.
La route de Paris était engagée.
* « Si les français viennent là, dit Cobourg, je me fais jacobin ».
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