Partie jouée à Meudon en juin-juillet 1998
" La restauration "
Nous avons recommencé une nouvelle partie au club " les Grognards de Meudon ", que nous espérons aussi riche en rebondissements et en hauts faits que la précédente.
Le système de pari qui attribue un pays à celui qui mise le plus gros handicap dessus, a donné la distribution suivante :
| Nation majeure |
Victoire |
Moyenne
par trimestre |
Handicap |
Joueur |
| Autriche |
330 |
7.5 |
-6 |
Vincent François |
| France |
400 |
9.1 |
-2 |
Didier Baltès |
| Grande Bretagne |
370 |
8.4 |
-7 |
Michel Boschetti |
| Prusse |
325 |
7.3 |
0 |
Gérard Fassy (depuis 04/1805) |
| Russie |
335 |
7.6 |
-10 |
Eric Noé |
| Espagne |
320 |
7.4 |
0 |
David Beatrix (depuis 04/1805) |
| Turquie |
315 |
7.2 |
-1 |
Norman Gillion,
Jérôme Discours (depuis 10/1808) |
|

Didier Baltès
|

Michel Boschetti
|
|

Vincent François
|

Norman
|

L' " Empire Français ", construction hâtive et grandiloquente a vécu, exactement 4 mois (2 décembre 1804 au 2 avril 1805). Les soubresauts issus des troubles que connaît la France depuis 1789 auront conduit à l'émergence d'un petit dictateur corse, d'extraction modeste qui avait fait ses armes en Italie en 1796, puis avait conduit une piteuse campagne en Egypte avant de se délecter du sang de ses " concitoyens " lors de massacres à Paris.
L'Europe coalisée, consciente du risque grandissant issu du désordre que traverse le royaume de France, a décidé de prêter main-forte aux défenseurs du retour aux vraies valeurs. Le Tsar de toutes les Russies Gus Ier, l'Empereur d'Autriche Kaiser Vincent, et son homologue prussien ont ainsi déclaré la guerre au pseudo-empire français. Les armées françaises, déjà installées en Lombardie ont pu lancer une attaque sur les forces de l'Archiduc Charles près de Mantoue et les ont repoussé. Celles-ci ont alors exécuté une manœuvre hardie sur les arrières françaises pour le couper de ses bases arrières. L' " Empereur " corse, Napoleone Buonaparte a ainsi lancé son armée, forte de 135.000 hommes sur les 80.000 de l'Archiduc, tendant un débordement qui se heurtera à une défense en cordon très efficace. Décidément, ce Napoleone, piètre dictateur, aura de même été un piètre général…
Au nord, l'armée prussienne piétine et après deux défaites cuisantes, parvient tout de même à entrer en Hollande pour y assiéger Amsterdam. Il est vrai que Davout avait du se replier rapidement devant le risque d'un débarquement britannique à Calais. Ceux-ci débarqueront en Bretagne dont ils prendront Brest puis Saint Malo.
En mars, c'est au tour de la Turquie de rentrer dans la coalition, ce qui vaudra ce mot, devenu célèbre, à l'émissaire russe : " Voyez, l'Antéchrist est bien français, même les Musulmans s'accordent à le penser ".
Le 2 avril 1805, la délégation française conduite par M. de Talleyrand, est reçue à Vienne où l'attendent les ambassadeurs de toutes les nations européennes ainsi que l'envoyé spécial de la Sublime Porte. La bonne volonté française conduit à une paix rapide au terme de laquelle l'usurpateur sera éxilé à l'île d'Elbe, des réparations de guerre seront payées à la Russie, la Suisse et le Piémont rejoindront la Ligue Lombarde, favorable à l'Autriche, un accès total au territoire français sera assuré aux troupes musulmanes.
En marge, un traité particulier empêchant la France de déclarer la guerre à la Grande Bretagne pendant 3 ans, est signé ainsi que sont publiés les bans d'un mariage prochain entre le Dauphin, futur Louis XIX et la nièce de Louise de Prusse.
Toutes les nations majeures sont actuellement alliées, la paix semble bien installée et durablement. Même le Grand Vizir, par ses termes et ses cadeaux a tenu à marquer son empressement à contribuer efficacement à la paix en Europe, ce qui lui permet de régler les quelques problèmes intérieurs qu'il rencontre en Egypte.
Dernière minute : la France aurait signé, nous indique-t-on de source autorisée, un accord avec la Russie aux termes duquel elle s'engagerait à ne pas commercer avec la Grande Bretagne.
Les opérations de maintien de l'ordre en Egypte se poursuivre. Les observateurs présents sur place s'accordent à penser que le Sultan dépêché par la Sublime Porte devrait rapidement mater la révolte mamelouke.
La réunification ibérique semble bien engagée. Après la chute rapide du Portugal, faiblement défendu par la Grande Bretagne, les dirigeants espagnols multiplient les discours nationalistes dirigés contre Gibraltar.
La Suède a reçu une déclaration de guerre officielle de la part de la Russie pour son insoumission. La France y a envoyé quelques experts. Nul ne sait ce qu'il adviendra de ce conflit, à la lueur des bouleversements politiques que connaît la France.
La Ligue Lombarde s'agrandit : à la République de Vienne, viennent de s'ajouter la Suisse, le Piémont et la Lombardie, auxquels devraient s'ajouter rapidement la Toscane et la Romanie.
Non significatifs en points de victoire, je vous en fais grâce.

La Prusse et l'Espagne se libèrent de leurs tuteurs russe et français. Elles sont désormais indépendants.
A peine le problème de la France réglé, les difficiles relations entre l'ours russe et la baleine anglaise ont failli précipiter à nouveau l'Europe dans la guerre. Il faut dire que le gouvernement britannique veille avec une méticuleuse attention à rester maître des mers et les constructions navales russes, ajoutées à un penchant danois pour les conseillers du Tsar ont tôt fait d'éveiller sa méfiance.
Un bras de fer oppose quelques jours ces deux puissances, puis les négociations n'ayant pas été rompues pendant l'escalade, un accord est trouvé au terme duquel la Grande Bretagne prend le contrôle du Danemark et la Russie celui de la Suède, cédée par la France.
Dans cette atmosphère de paix retrouvée, les gouvernants de Prusse et de France tombent d'accord sur une répartition de l'Allemagne : Hesse, Mecklembourg et Duchés de Saxe pour la Prusse, Berg, Bade et Würtemberg pour la France, Bavière pour l'Autriche. En Italie, après de brefs combats incertains au sud de Naples, toute l'Italie acclame son protecteur autrichien. Cette protection est un gage de sécurité et d'unité pour les populations italiennes et c'est dans un enthousiasme indescriptible qu'est érigé en royaume le nord de l'Italie.
Novembre 1805 : la paix européenne est à nouveau perturbée, pour une courte période, par la volonté hégémonique de l'Amirauté britannique, liée à l'expansionnisme impressionnant de l'Islam turc. Ces deux politiques rencontrent sur leur chemin l'Espagne, sa flotte et ses possessions au Maroc. L'Espagne est seule, la France ne pouvant intervenir et la Russie son alliée prétextant une absence de préparation. Mais l'Espagne est fière.
La fière Espagne voit donc débarquer à Carthagène les Janissaires turcs. La flotte espagnole s'y trouvant piégée et, bloquée par l'Amiral Nelson, décide alors de se saborder… Un mois plus tard, le reste de la flotte ainsi que celle du Portugal subiront le même sort à Barcelone.
Un mystère entoure toutefois cette seconde destruction. En effet, de l'avis de nombreux témoins présents à l'époque à Barcelone, aucune troupe ennemie ne s'est jamais présentée dans la région et les croisières anglaises au large ne se sont jamais approchées des batteries côtières défendant l'accès au port. Négligence, sabotage, panique ?
Quoiqu'il en soit, en janvier 1806, la paix est signée au terme de laquelle la province de Mercie et le Maroc sont cédés à la Turquie. C'est le retour de la foi musulmane chassée en 1492. Un mariage sera d'ailleurs célébré entre les familles royales britannique et espagnole, dans une des nouvelles mosquées refaites à neuf, ce qui provoque un grand émoi dans les milieux catholiques et orthodoxes, notamment en Autriche et en Russie. La Grande Bretagne y gagne surtout la destruction totale de la flotte espagnole.
A Berlin, en ce jour radieux de mars 1806, c'est un Gerarsky qui l'est encore plus qui sort de la Chancellerie. Depuis 5 ans qu'il militait auprès du Roi pour la restauration de l'ex-Royaume de Pologne, c'est enfin fait, l'acte est signé, il le brandit sur le perron et fermant les yeux, imagine son triomphe, à son retour à Varsovie.
Le trouble qu'a provoqué la Reconquista à l'envers, entamée par la Sublime Porte en Espagne, conduit l'Autriche et la Russie à entreprendre une croisade, fortement attendue par les populations balkaniques depuis 1453… La Grande Bretagne, lorgnant sur les flottes russes et la Suède intervient alors en déclarant la guerre au Tsar.
En février 1806, les troupes autrichiennes entreprennent donc les sièges de Sarajevo, Belgrade et Sofia. Sièges longs malgré de très bons résultats le premier mois. A Salonique, Mack et deux corps assiègent difficilement la garnison. C'est à Salonique qu'eut lieu le premier épisode, naval, de cette guerre : une flotte de 17 navires russes pénètre dans le port, non défendu et y coule le seul bâtiment turc présent. Le surlendemain, cette même flotte est surprise par une flotte britannique d'une trentaine de vaisseaux de ligne qui après une courte bataille laisse tout de même échapper 9 unités à Corfou.
L'armée féodale turque est levée et dans toutes les provinces de l'empire, des unités de fortune se groupent et convergent vers Constantinople. Les cosaques descendus du nord provoquent un certain désordre parmi les populations et les informations les plus farfelues circulent.
Soudain, alors que les armées autrichienne et russe convergeaient, coup de tonnerre : le Tsar, sans doute frappé par un accès de fièvre, rompt ses engagements et décide de retirer son armée. Il faut dire qu'au même moment, Stockholm venait de tomber aux mains de la Grande Bretagne… Trop heureuse de voir les armées russes rebrousser chemin, le Sultan propose, pour dissimuler cette trahison aux yeux des cours européennes, de signer un acte de " reddition ", s'engageant à payer des réparations légères. Cette manœuvre diplomatique, orchestrée et financée par la Grande Bretagne, permet à celle-ci de forcer la Russie à signer une véritable capitulation, conduisant au licenciement de plus de 70.000 hommes.
La Suède est alors sauvée, mais l'opinion publique grogne. Après l'espoir d'une croisade de libération, voire même d'un rapprochement entre les églises orthodoxe et catholique romaine, les élites russes et l'armée découvrent que l'autocratie, sans raison apparente, et poursuivant des chimères, les conduit au désordre civil. Gus Ier, toujours souffrant, décide alors de restaurer son prestige auprès de son armée et de son peuple et se lance, en avril 1806 à l'attaque de l'Autriche. Mal préparée, disposant de finances insuffisantes, l'attaque s'arrête au pied de la Hongrie, et se limite à la réduction de toutes les places fortes de Galicie.
Sur mer, la flotte de Corfou se présente à nouveau devant Salonique où elle trouve l'unique navire autrichien, baptisé Marseille par son capitaine, un ancien capitaine français, sans emploi après le sabordage de la flotte française à Marseille l'année précédente. Celui-ci n'a pas perdu la main, manœuvrant au plus juste, il se place au vent des 9 navires russes qui remontent péniblement pour l'atteindre. Arrivés finalement à portée, la mauvaise qualité de la poudre produisant d'impressionnants nuages, liée à l'inexpérience des marins du Tsar conduit ceux-ci, sans visibilité, à prendre la fuite… Malheureusement touché, le Marseille sombrera corps et biens au large d'Athènes sur le chemin de retour.
La Prusse, alliée de l'Autriche et de la Russie, ne comprend pas ce brusque retournement d'alliance. Elle lance à titre préventif des manœuvres non loin de là mais, malgré la demande pressante autrichienne, refuse dans un premier temps de s'engager et rompt son alliance avec l'agressée.
L'Autriche, très seule, relâche sa pression sur les Ottomans et après des succès à Salonique, Sarajevo et Sofia, allège son dispositif pour se tourner sur la Russie… Belgrade tient toujours.
Voici les résultats en points de victoire. Une courbe indique, depuis le début du jeu, le nombre total de points de victoire obtenu par chacun, l'autre indique le rapport entre les points obtenus et la moyenne par mois à obtenir pour être déclaré vainqueur en 1815.
Pays
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PV / Total
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Prusse |
18 %
|
Autriche |
15 %
|
Grande Bretagne |
14 %
|
Turquie |
13 %
|
Espagne |
11 %
|
France |
10 %
|
Russie |
8 %
|
Temps passé
|
14 %
|
Seuls la Prusse et l'Autriche, talonnés de près par la Grande Bretagne, tiennent leurs objectifs. Sur le terrain, les paix forcées entre la France et le reste de l'Europe arrivent à échéance dans 3 mois, ce qui lui permettra de revenir chanter dans le concert des nations. La Russie paye ses volte-face.

Le Tsar, toujours souffrant fait venir en dernier ressort le seul médecin occidental soucieux de sa santé, le Dr Schwarzenberg, autrichien, tandis que, suite au mariage entre les familles royales espagnoles et britanniques, cette dernière prend de fait le contrôle des destinées ibères.
De ce fait, les beaux jours de juillet 1806 apportent à l'Est de l'Europe, avec le rétablissement du Tsar, la paix tant attendue. Non seulement les questions religieuses qui avaient conduit à la guerre entre l'Autriche et la Turquie ne sont plus de mise, mais les armées russes quittent la Galicie et prennent leurs quartiers d'été.
La Chancellerie prussienne, soulagée de ne plus avoir à choisir entre les deux frères en guerre, voit d'un bon œil cette paix retrouvée, d'autant qu'à l'ouest, la France révolutionnaire réarme et devient chaque jour plus arrogante… Les discours du pouvoir jacobin attisant les haines montrent clairement la volonté de celui-ci de s'emparer des riches provinces d'Italie.
C'est dans cette ambiance de tension sur la frontière française que survient un coup de théâtre : le 1er octobre 1806, la Grande Bretagne, alliée de la Prusse et de l'Autriche, finançant même ces deux pays dans la course aux armements lancée face à la France, rompt ses relations diplomatiques avec l'Autriche et l'attaque dans le dos. Décidément, le Kaiser à peine remis de la trahison du Tsar, son allié, l'est à nouveau par son alliée britannique… qui convoite aussi les prospères provinces de l'Italie en paix. De la valeur des alliances!
Les bonnes potions du Dr Schwarzenberg n'y pourront rien dans ce cas : elles ne guérissent pas l'appât du gain. En revanche, Metternich, présent à Londres, fait diligence et après deux nuits intenses de négociations et d'humiliations rentrées, un accord de paix survient au terme duquel l'Autriche s'engage à ne pas déclarer la guerre à la Grande-Bretagne pendant une période de 3 ans et la flotte napolitaine, de 3 navires, est sabordée. Pour bien asseoir la "victoire" anglaise auprès de l'opinion publique, un mariage est célébré à la cathédrale St Paul de Londres entre les familles royales britannique et autrichienne, occasion de montrer son opulence.
En plein hiver, à peine la menace anglaise estompée, c'est la France qui déclare la guerre à l'Autriche. L'Espagne entretenant des rapports étroits avec l'Autriche depuis peu, en fait de même contre la France. La Prusse, au nom d'un pacte solide existant entre les deux nations germaniques et l'Angleterre entrent à leur tour dans le conflit aux côtés de l'Autriche.
Les armées françaises, totalisant 270.000 hommes fondent sur l'Italie du Nord dont les places assiégées subissent les rigueurs de l'hiver: 12.000 morts de faim en un mois sur les 15.000 de garnison… En Bavière, l'Archiduc Charles avec deux colonnes de 40.000 hommes, réussit une contre-attaque pour s'emparer du Würtemberg. En février, les Prussiens, en deux grosses colonnes arrivent lentement; Blücher lance une attaque limitée avec 120.000 hommes et se heurte violemment aux 118.000 de Soult qui le repoussent, la seconde colonne restant en arrière pour couvrir Berlin. Dans les Alpes, l'Archiduc Charles et 45.000 hommes se bat comme un lion avec sa petite armée et, après avoir esquivé Davout, réussi à battre ses 120.000 hommes dans une série de manœuvres sur les arrières en plein cœur des montagnes suisses.
A l'ouest, Wellesley débarque sérieusement au Havre et à la Rochelle. Ney couvrant Paris s'attaque avec succès à la place de la Rochelle et repousse l'ennemi sur Bordeaux. Au Nord, après avoir établit un point d'appui solide de 23.000 hommes au Havre, les Anglais filent sur Lorient. A Paris, une armée de défense s'organise appuyée sur un noyau de troupes revenant rapidement d'Allemagne.
En mars, avec les beaux jours, les positions s'établissent : l'Autriche se regroupe auprès des Prussiens sonnés mais déterminés après leur première tentative, la Grande Bretagne s'établit dos à la mer, c'est-à-dire en position solide, l'Espagne, qui a pris Marseille consolide sa situation.
Les petits états indépendants d'Allemagne et d'Italie connaissent des jours mouvementés et il ne se passe pas une semaine sans qu'un de ces princes ne change d'allégeance au gré des allers et venues des armées en lice. De plus, la défaite de l'armée prussienne ainsi que la pusillanimité de ses chefs en ses heures graves ont déterminé le Duc de Mecklembourg et ceux de Saxe à quitter la tutelle prussienne pour accepter celle de la Russie dans le premier cas, et regagner la neutralité pour les autres.
La Turquie poursuit sa progression en Afrique du nord. L'automne 1807 voit tomber la Cyrénaïque et la Tripolitaine ainsi que la création de l'Empire Ottoman.
La Grande Bretagne se rapproche sans problème de la tête du classement, la Prusse et l'Autriche inclinant leur progression; la Turquie remonte doucement et atteint enfin ses objectifs temporaires, la France reste dernière. Sur le terrain, la Grande Bretagne reste protégée derrière son mur de bois, les autres puissances ont toutes encore de larges possibilités.
Pays
|
PV / Total
|
Prusse |
23 %
|
Grande Bretagne |
22 %
|
Autriche |
21 %
|
Turquie |
20 %
|
Espagne |
18 %
|
Russie |
15 %
|
France |
15 %
|
Temps passé
|
20 %
|
La difficulté de réunir 7 personnes a intervalle régulier conduit, pour continuer la partie, à des remplacements de joueurs qui viennent fausser le jeu. Nous sommes toujours en forte demande de nouveaux joueurs que nous formerons pour assurer une meilleure continuité de la partie. Contactez-nous si vous êtes intéressé.

L'Espagne se libère de la tutelle autrichienne et la Russie de la prussienne. Si le gouvernement espagnol entérine les décisions prises par l'Autriche de suivre celle-ci dans la guerre déclenchée par la France, la Russie, elle, voit d'un très mauvais œil la neutralité et lorgne sur le dos de la Prusse et de l'Autriche…
Depuis 3 mois, la guerre fait rage en Suisse et dans le nord de l'Italie. Les armées prussiennes de Blücher et autrichienne de l'Archiduc Charles se regroupent au nord du duché de Bade; Davout et ses 110.000 hommes sont à Zürich. Les habitants de Freiburg s'entassent sur des charrettes et fuient la région. Plus à l'ouest, à Lorient, Wellesley fortifie sa position dans l'attente de Soult et de ses 120.000 venant de Paris…
Soudain, Davout, à la surprise générale, remonte au nord pour surprendre à Bruxelles le petit corps saxon (15.000h) qui s'enferme rapidement dans la place. La brèche est vite faite et toute la garnison est passée au fil de l'épée. Ce changement de théâtre d'opérations a de quoi surprendre, sauf si l'on revient en arrière pour apprendre que des tractations secrètes entre la France et la Grande Bretagne se déroulaient au Havre, occupé par 22.000 Anglais. En effet, il était convenu de signer une paix séparée, évidemment dans le but de nuire aux armées allemandes, privées de la distraction que provoquait les troupes anglaises et leurs débarquements à l'ouest.
A la poursuite de Davout, les colonnes de Blücher s'ébranlent, occupant au passage les capitales des petites principautés et duchés encore sous contrôle français. Elles sont rejointes, à marches forcées, par deux corps autrichiens. Le premier choc a lieu au sud de Bruxelles entre les villages de Mont Saint-Jean et Plancenoit: Blücher avec 190.000 hommes lance un assaut progressif contre Davout qui, avec ses 110.000, tente une marche de flanc. La partie est serrée, l'intervention de la Garde Prussienne in extremis assure la victoire aux Austro-Prussiens qui laissent tout de même au soir de la bataille 25.000 hommes hors de combat pour 46.000 français…
Les promesses anglaises de retrait faites lors des tractations occultes conduites avec la France sont finalement dénoncées par la perfide Albion. Soult reçoit alors l'ordre d'investir Lorient. Aveuglé par sa colère devant les voltes faces britanniques, il s'attend à un repli de Wellesley, qui, conseillé par l'attaché militaire autrichien (celui-là même qui avait convaincu la Grande Bretagne de continuer la lutte) lui tend un piège et l'enveloppe dans une contre-attaque sur son flanc.
Une fois Soult repoussé, les congratulations autrichiennes et prussiennes sont de courte durée, car l'Angleterre décide à nouveau de trahir ses engagements envers ses alliés et finalement se retire du conflit… La Prusse immédiatement rappelle sont ambassadeur à Londres, considérant comme rompue l'alliance. Au grand état major, c'est l'émoi: Soult sera en Belgique dans moins d'un mois et doublera les effectifs français…
Mais ce n'est pas tout! Un mois après avoir rembarqué, l'armée anglaise débarque subrepticement à Hambourg et déclare la guerre à la Prusse pendant que celle-ci combat, avec l'Autriche, toute l'armée française, à nouveau réunie…
Les combats en Belgique continuent, l'armée autrichienne au complet rejoint le théâtre et engage infructueusement Masséna et la Garde Impériale à Soissons. Masséna commet là une faute stratégique grave: il repousse Charles vers le nord, ce qui le rapproche de Blücher au lieu de le séparer. Dans le même temps, Blücher attaque Davout à Anvers et y est battu aussi.
La France contre-attaque alors au sud d'Anvers, se concentrant rapidement sur le seul Blücher… 103.000 français lancent un assaut en règle contre les 76.000 austro-prussiens. Blücher a hardiment envoyé deux corps dans l'espoir de prendre à revers les Français. Un dernier corps se barricade dans la place d'Anvers, fermant les portes et la bataille commence. Pendant ce temps, Charles, qui s'est vite ressaisi de sa défaite à Soissons s'est rapproché rapidement et vers midi surgit sur le champ de bataille à la tête de ses 93.000 hommes. Au même moment, les deux corps prussiens débouchent sur le flanc gauche français. La Garde Française monte au feu, les Grenadiers autrichiens les repoussent et emportent la décision. Davout battu se retire sur Lille; l'armée austro-prussienne épuisée ne peut le poursuivre.
Formé à l'école anglaise, le Tsar voit d'un très bon œil ses voisins prussien et autrichien engagés contre la France. Repoussant tout médiation, il masse ses troupes sur la frontière de Galicie et réitère son agression d'avril 1806 contre l'Autriche: 200.000 hommes bousculent les places fortes de Galicie pour avancer en Hongrie.
Dégoûtés de tant de perfidie, une poignée de patriotes de Corfou s'empare du gouvernement de l'île et déclare son indépendance.
Dans cet océan de machiavélisme politique, deux alliances dénotent: celle de l'Autriche avec la Prusse et celle de l'Espagne avec l'Autriche. Il faut dire qu'elles ont toutes deux été forgées dans le sang versé. Il faut remarquer en plus que l'armée espagnole, épaulée de grenadiers autrichiens, a joué de malchance dans toutes ses opérations dans le sud de la France. Malgré cela, ses dirigeants, tenaces et sentant poindre la menace anglaise permanente, jouent la carte de la fidélité à la parole donnée.
L'ordre n'a pas changé. Sur le terrain, trois foyers de décision: le nord de la France où se joue l'avenir, sombre, de celle-ci; le Hanovre, convoité et envahi par l'Angleterre; le Nord-Est de l'Autriche où déferlent les colonnes russes.
Pays
|
PV / Total
|
Prusse |
26 %
|
Grande Bretagne |
25 %
|
Autriche |
24 %
|
Turquie |
23 %
|
Espagne |
19 %
|
Russie |
17 %
|
France |
16 %
|
Temps passé
|
23 %
|

Début juillet 1807, la lourde menace russe, occupant les deux Galicies, force le gouvernement autrichien à accepter ses dures conditions: rattachement de ces territoires à la couronne russe, licenciement de la moitié de l'armée autrichienne et ponction drastique du Trésor. Heureusement, par d'habiles tours de passe-passe, les officiers autrichiens réussiront à tromper les commissaires russes chargés de l'application du licenciement et seuls 11.000 fantassins et 3.000 cavaliers seront rayés des effectifs.
Mais les différentes provinces de l'Empire autrichien grognent et l'on entend des propos séditieux de plus en plus ouvertement qui font craindre un éclatement à court terme.
La Turquie et la Grande Bretagne déclarent la guerre à l'Espagne; les troupes égyptiennes franchissent le détroit de Gibraltar et assiègent Cadix.
La France, réduite à ses frontières nationales, risque de perdre son statut de puissance dominante. Un sursaut national, ainsi que l'installation sur le trône d'un agent anglais vont lui donner une dernière chance.
On a vu précédemment comment la perfide Albion avait retourné ses armes contre ses alliés prussiens et autrichiens. Pendant ce temps, l'"Empereur" corse, M. Buonaparte, qui avait régné 4 mois sur la France le temps de l'hiver 1805, rongeant son frein sur l'île d'Elbe a été recruté par des agents britanniques, nouveaux maîtres de la Corse. Ceux-ci ont permis son retour discret en France ainsi que son établissement à la tête du gouvernement révolutionnaire. La France est alors en pleine instabilité, déchirée entre les partisans de ce retour, les émigrés et de nombreux autres courants… En quelques semaines, financée grassement par la Grande Bretagne, l'armée française, battue à Anvers par Blücher et l'Archiduc Charles, se regroupe et se réorganise rapidement pour couvrir Paris.
Les alliés, pensant à une attaque désespérée en direction des capitales allemandes, assurent leur position et se décalent parallèlement sur Mayence. En même temps, une colonne autrichienne s'assure d'Amsterdam, dernier bastion garantissant à la France un statut de dominant.
Au Sud, Ney attend une nouvelle invasion austro-espagnole sur Marseille…
Finalement, Napoléon décide de frapper sur Mayence, une victoire lui permettant de récupérer le Palatinat et conserver son statut; son armée de 110.000 hommes se déploie rapidement face aux 93.000 austro-prussiens commandés par Blücher. Toute la nuit du 7 au 8 août, les états-majors planchent à leurs ordres pour le lendemain. Les dés sont jetés: chacun essaiera de tourner l'adversaire…
Mais les Dieux de la Guerre et du Hasard ne sont pas avec l'armée alliée. Une succession de malchances incompréhensibles et lourdes de conséquences, conduisent à la déroute dès midi, et l'armée alliée disparaît corps et biens dans la poursuite vigoureuse que mène Murat et ses 40.000 cavaliers: on dénombre pour moins de 5.000 pertes françaises, plus de 72.000 alliés morts, blessés, prisonniers.
Au Nord, c'est Minden qui tombe au main des Anglais, forçant à la reddition les généraux Hohenlohe et Brunswick… L'Autriche devient de plus en plus instable politiquement. Heures très sombres au GQG allemand…
Les mauvaises nouvelles continuent à arriver. La Grande Bretagne, après avoir débarqué au Portugal, occupe Lisbonne et du coup fait basculer le Portugal dans son aire d'influence. La Turquie débarque un corps de Janissaires en Mercie; ils seront rattrapés dans les montagnes par l'armée espagnole, dispersés et leur chef capturé. Cadix en revanche tient face aux deux corps égyptiens venus par le Maroc l'assiéger, mais les restrictions alimentaires font que la garnison s'amenuise dangereusement…
La Turquie, bien qu'alliée de l'Autriche, amasse le long de la frontière, son armée régulière et féodale. La Russie, spoliée de sa conquête de Vienne, masse son imposante armée devant Varsovie.
L'Archiduc Charles, regroupant alors ses renforts et les restes de l'armée de Blücher, se présente face à Mayence, puis tente une invasion de la France: Paris, Lille, Soisson, Metz, Strasbourg, Orléans, Bourges, Dijon sont occupées par de petits détachement autrichiens, polonais, prussiens, résolus, bien entraînés et armés. Le gros de l'armée descend alors à Dijon, ravitaillé par la Suisse. Les Français sont obligés de se séparer et assiègent une à une, mais avec bonheur, toutes ses places.
Au nord, le Hanovre tombe, malgré l'occupation hardie par les Prussiens de Hambourg, coupant leur ravitaillement. Magdeburg est assiégée sans succès par les Britanniques.
Octobre 1807, la Turquie déclare la guerre à son alliée l'Autriche qui n'en peut plus, rendue instable par sa reddition à la Russie trois mois auparavant, voyant le sort des armes se retourner contre elle et ses alliés. L'Axe Berlin-Vienne-Madrid est condamné à jeter l'éponge et capitule. La France revient de très loin; sans doute l'inconscience qu'offre l'absence de perspectives raisonnables lui a-t-elle offert le salut…
Les conditions de victoire remodèlent fortement la carte de l'Europe au détriment des empires centraux. L'Autriche perd le contrôle de ses protectorats: elle les regagnera tous dans des opérations de police en temps de paix pendant l'hiver suivant.
L'Autriche cède à la France le Piedmont, les Flandres et la Suisse; un mariage est célébré entre Jérôme Bonaparte et la duchesse de Brünn; un édit est signé, ratifiant la disparition de fait du Saint Empire Romain Germanique, le Kaiser Vincent perd sa couronne impériale et redevient Roi d'Autriche. L'Autriche paiera en sus de fortes réparations de guerre (doublant celles infligées par la Russie) à la Turquie, s'engage à ne pas déclarer la guerre à celle-ci avant 3 ans et offre un accès inconditionnel à son territoire.
La Prusse s'engage elle aussi vis-à-vis de la France pour 36 mois, lui paie des réparations et s'associe à la famille Buonaparte par le mariage de Joseph avec la marquise de Stettin. La Grande Bretagne enlève au territoire national la province de Magdeburg et le Berg, s'offre l'accès au territoire prussien et enrôle de force un corps d'armée prussien.
L'Espagne elle aussi contribue au rayonnement de la famille de l'agent corso-anglais Napoleone après un mariage princier et voit sa faible armée amputée de 18.000 hommes de ligne et 6.000 miliciens. La Grande Bretagne enlève la pauvre province d'Estremadura et impose un traité au terme duquel l'Espagne ne peut lui déclarer la guerre avant deux ans. La Turquie, elle, ponctionne le Trésor…
L'ordre est bousculé, ainsi que les perspectives de victoire. La Grande Bretagne prend la tête du classement devant la Prusse, la Turquie qui tient ses objectifs dépasse l'Autriche qui ne les tient plus, la France cède la lanterne rouge à la Russie. Mais tout n'est pas joué, les deux derniers du classement constituent la menace la plus forte sur le premier.
Remarque: Le retour de Napoléon, financé par l'Angleterre, ça vous fait quoi?
Pays
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PV / Total
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Grande Bretagne |
30 %
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Prusse |
29 %
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Turquie |
27 %
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Autriche |
27 %
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Espagne |
22 %
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France |
21 %
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Russie |
21 %
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Temps passé
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27 %
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La politique étant la continuation de la guerre par d'autres moyens, les puissants de ce monde continuent leur jeu dangereux, mais sans verser trop de sang… En effet, après la tourmente qui a balayé l'Europe, un remembrement des vassalités s'opère, non sans arrière-pensées.
Ainsi à l'occasion d'alliances, à peine contractuelles, comme on l'a vu précédemment, de grands traits de crayon sur des nappes brodées décident du sort de telle ou telle principauté. C'est sans compter la réalité sur le terrain qui profite de la faible stabilité du gouvernement prussien pour réveiller les désirs d'indépendance. On verra donc le Duché de Klèves accéder à la neutralité en mars 1808, puis le Grand-duché de Berg, cédé par la Grande Bretagne à la Turquie, cédé à nouveau par celle-ci à la Prusse, suivre la même route. Il semble que changer de maître trop souvent donne le goût de ne plus en avoir du tout…
Les liesses populaires qui ont accompagné ces déclarations d'indépendance ne dureront qu'un temps et, malgré quelques succès initiaux, les mainmises prussienne et française rétabliront leur pouvoir rapidement. Le grand gagnant de ce découpage cafouilleux sera la France aura repris sous sa "protection" le Duché de Klèves.
Le 1er avril 1808, c'est un gros poisson qui assaille Björn Skatakk, pêcheur matinal installé à deux lieues au sud de Stockholm. Dérangés pendant leur débarquement discret, les soldats britanniques font leur premier prisonnier.
Les hostilités sont ouvertes depuis ce matin à 3 heures : la Grande Bretagne, lorgnant depuis longtemps sur la Baltique, déclare la guerre à la Russie qui, complètement surprise, commettra fautes et bévues jusqu'à sa reddition rapide.
En effet, la seule flotte européenne encore puissante (53 navires) décide, dans un accès de gloriole d'affronter les 142 unités de l'amiral Nelson. Le désastre est total, 12 vaisseaux russes rentrent au port et les Anglais ne capturent pas moins de 34 unités abîmées qu'ils retournent réparer et rééquiper à Copenhague.
Sur terre, Wellington peut facilement débarquer ses 74.000 hommes pour s'emparer de la capitale suédoise. C'est compter sans les valeureux 36.000 Suédois qui éventent l'encerclement prévu et se maintiennent. Au Hanovre, une tentative de contre-attaque effectuée par 15.000 russes s'achèvera par leur destruction totale.
En mai, les navires russes rescapés tentent de sauver l'honneur et, déjouant les croisières anglaises, attaquent une flotte de 12 navires chargée du ravitaillement. Il s'en faut de peu, mais ce jour-là, les vents sont britanniques et les Russes perdant 4 navires, dont 2 capturés, se replient n'ayant pu couler que 3 anglais. Sur terre, après des combats acharnés, Stockholm tombe aux mains de Wellington.
Parallèlement, la Turquie, à la demande de la Grande Bretagne, attendant son heure et masse des troupes le long de la frontière russe. C'en est trop pour le Tsar. Perdre la Suède lui est insupportable, alors il jette l'éponge, entérinant sa perte. L'armée est consternée, les généraux murmurent qu'on ne leur a pas donné les chances de montrer ce qu'ils valaient, que perdre la Suède n'est pas une raison pour demander la paix…
L'armée russe sera encore plus furieuse quand les conditions de paix imposées à la Russie obligeront celle-ci à licencier 63.000 fantassins et 5.000 cavaliers. En revanche, la paix forcée de deux ans avec la Grande Bretagne n'est pas pour lui déplaire. Elle va pouvoir exercer de fortes pressions sur les partisans d'une guerre "d'hommes, purement terrestre" contre l'Autriche et la Prusse. D'autant plus que la Turquie, vassale de la Grande Bretagne propose une alliance à la Russie, après l'avoir poignardée dans le dos, suivant un scénario devenu désormais classique…
En Galicie, des penseurs russes, taxés à Moscou de défaitisme, se risquent à préconiser un rapprochement vers l'Autriche pour donner une leçon à la Turquie, décidément sans scrupule.
Le rapprochement semble bien prévu dans les plans de l'Etat-major du Tsar, mais il s'agirait d'un rapprochement violent... Les armées russes sont massées en Galicie et les politiques russes incitent les moujiks à se défouler sur les Autrichiens (présentés comme ennemis héréditaires) des déculottées reçues par les Anglais. Les Turcs concentrent également leurs troupes au sud de l'Autriche.
Il semble que le dépit provoqué par les échecs de sa politique pousse Gus Ier à aller toujours plus en avant dans l'irréversible.
Le classement évolue toujours : la Turquie dépasse la Prusse, la France talonne l'Autriche, l'Espagne et la Russie restent très basses dans le classement et la Grande Bretagne caracole en tête. Sur le terrain, les armes se fourbissent et l'on va vivre une période de guerre meurtrière très rapidement.
Pays
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PV / Total
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Grande Bretagne |
39 %
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Turquie |
35 %
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Prusse |
34 %
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Autriche |
31 %
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France |
30 %
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Espagne |
26 %
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Russie |
26 %
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Temps passé
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34 %
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Le mois de janvier 1809 est particulièrement froid. Bravant la température, le Tsar Gus Piervoï inspecte son armée massée en Galicie Orientale, prête à fondre sur l'Autriche. Ses objectifs sont simples : utiliser à l'extérieur cette armée devenue incontrôlable à l'intérieur. Pour ce faire, il a fait miroiter à ses généraux une campagne de rêve vers l'ouest. Il a de plus amassé une quantité impressionnante d'or et de vivres pour frapper en plein hiver.
Profitant de ces préparatifs, un groupe de nationalistes de Galicie Occidentale réussit le tour de force de chasser le gouverneur russe en place et de faire revenir leur province dans le giron autrichien. C'en est trop pour Gus Piervoï : il rompt les pourparlers entamés avec l'Autriche et la Prusse et déclare la guerre. Il tient enfin son motif.
La Prusse, alliée aux deux camps, choisit le sien rapidement : face à cette agression injustifiée, elle rompt avec la Russie et s'engage aux côtés de l'Autriche. Malheureusement, le commandement austro-prussien n'est pas à la hauteur. Dans le soucis d'éviter que les opérations ne se déroulent trop au Nord, l'Archiduc Charles attaque Koutousov à Cracovie. C'est la défaite. L'armée autrichienne, encore trop peu nombreuse, mal inspirée est battue, annonçant une série de revers qui conduira l'Autriche puis la Prusse à demander la paix 5 mois plus tard.
Les conditions sont dramatiques pour la Prusse qui se voit amputée de ses provinces orientales : Masovie, Posnanie et Prusse Orientale. La Pologne est dissoute, même si son armée reste fidèle au Roi. Un traité empêche celui-ci de se venger pendant 3 ans et offre l'accès à son territoire aux troupes russes. L'Autriche se voir forcée à conclure un mariage honteux et une paix forcée de 2 ans.
Entre autres péripéties, il faut noter la triste bataille de Dantzig. Blücher s'apprête à embarquer deux corps dont la Garde, sur la flotte anglaise venue le chercher pour envahir Saint Pétersbourg, dans l'espoir d'ouvrir un second front. De Cracovie, Koutousov s'élance et couvre la distance qui les sépare en un temps record. Un mémorialiste prussien, présent à la bataille, eut ce mot, devenu célèbre : "Il dit Nelson, c'était Koutousov". Malheureusement, les deux corps seront anéantis par cette attaque fulgurante et Blücher, capturé, sera échangé plus tard contre Benningsen.
Entre-temps, la France, redevenue une puissance de premier ordre, lorgnant sur ses voisins, s'intéresse avec empressement à la petite Espagne. Davout et Ney, à la tête d'une armée importante franchissent les Pyrénées. A la surprise générale, l'armée espagnole réussit à infliger une première défaite à l'avant-garde française, mais elle se replie rapidement et se regroupe avec celle de Moore.
En effet, Londres, soucieux de ne pas laisser la France revenir en force sur la scène internationale, se mêle de cette affaire espagnole et débarque un fort contingent à Lisbonne.
Les trois armées se regroupent à Madrid. Davout est une première fois battu, mais se ressaisit promptement et piège Moore (qui commande, Wellington l'accompagnant mais restant assigné à des tâches subalternes par incurie de l'administration anglaise !). Le corps expéditionnaire anglais est quasiment détruit ; ses restes se replient en hâte sur Lisbonne, talonnés par les Français.
A l'automne, Lisbonne tombe, exactement un mois après l'entrée en campagne de la nouvelle armée portugaise, entraînée pendant deux ans et équipée à l'anglaise et qui n'aura finalement servi à rien.
Profitant de ce revers anglais, la Russie relève la tête, toute gonflée d'orgueil par ses récentes victoires. Elle masse son armée face à la Finlande et envahit celle-ci rapidement. L'Angleterre s'aperçoit alors de la faiblesse de son dispositif défensif dans les pays scandinaves - les troupes suédoises ont été décimées à Madrid !
Ce n'est pas tout, la Turquie, persuadée d'avoir été jouée par la Grande Bretagne, rompt avec celle-ci et répond à l'appel de la Russie. En effet, quelques mois auparavant, des tractations entre Londres et Constantinople avaient conduit à la cession de la Tunisie aux Anglais. Etonnant aveuglement turc, coupant en deux son Empire Ottoman, et qui fait entrer le loup britannique dans la bergerie africaine, pour une bouchée de pain…
Nelson, présent à Gibraltar, rallie la flotte et fond sur celle de Turquie, négligemment parquée à Tripoli, sans aucune défense côtière. Plus loin, le même sort sera réservé aux restes de la flotte russe à Alexandrie.
Le classement évolue toujours : les empires centraux baissent et croisent l'un après l'autre les derniers du classement, qui remontent : la France dépasse l'Autriche, talonnée par l'Espagne et la Russie. Sur le terrain, l'Angleterre, toujours en tête, reste à peu près intouchable, mais la France et la Russie reviennent dans la course. La Prusse et l'Autriche ont vécu leurs heures de gloire et leur futur est très sombre. L'Espagne va toujours mal.
La Turquie change de maître, Norman, après avoir brillamment obtenu son bac, ne peut pas s'empêcher de se lancer dans des études sérieuses ; il cède donc la place à Jérôme Discours dont l'arrivée coïncide avec un radical changement des rapports anglo-turcs.
Pays
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PV / Total
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Grande Bretagne |
49 %
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Turquie |
44 %
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Prusse |
41 %
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France |
40 %
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Autriche |
37 %
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Espagne |
35 %
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Russie |
34 %
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Temps passé
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43 %
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