« Je n’ai pas encore commencé à me battre ! »
Le 23 septembre 1778, une petite escadre de corsaires franco-américaine commandée par John Paul Jones ( le premier héros de l ’U.S navy ) rencontre un convoi britannique de quarante et une voiles.
L’escorte anglaise se porte à la rencontre des alliés. A quelque distance de la côte anglaise, le combat s’engage .
L’escadre corsaire est composée de cinq navires :
- « LE BONHOMME RICHARD » un ancien courrier des Indes rebaptisé en l’honneur d’un livre de Benjamin Franklin et commandé par Jones ( armé de six pièces de 18, de vingt-huit de 12 et de huit de 9 sur les sabords avant et arrière ) dont l’équipage est un amalgame hétéroclite de diverses nationalité
- « L’ALLIANCE » une frégate française de trente-deux canons, commandée par Landais ( un fou furieux dont on disait qu ‘il était plus dangereux pour ses camarades que pour l’ennemi
- « LA PALLAS » un marchant armé de trente canons
- « LA VENGEANCE » un autre marchant de douze pièces
- « LE CERF » un cotre de dix-huit canons
L’escorte anglaise est composée de deux navires :
- « LA SERAPIS » une frégate de quarante-quatre canons commandée par le capitaine Richard Pearson
- « LA COUNTESS OF SCARBOUROUGH » un navire auxiliaire de vingt pièces
Pendant que le convoi s’enfuie, la SERAPIS et Le BONHOMME RICHARD débutent le combat aux alentours de 19h20 ( l’Américain subit ses premiers dommages à cause de l’explosion de ses pièces de 18 en première bordée )
La PALLAS attaque la COUNTESS OF SCARBOUROUGH dont elle finira par venir à bout. Les deux petits navires corsaires ne prendront pas part au combat.
L’ALLIANCE quand à elle fait des ronds dans l’eau tirant ( fort mal ) indifféremment sur L’Anglais et l’Américain
Surclassé et isolé, le corsaire américain encaisse durement les coups de la frégate anglaise et se retrouve désarmé avec un équipage démoralisé et un navire prenant l’eau de toutes parts . A son équipage qui le supplie de se rendre , Jones répond qu’il coulera plutôt que d’amener . Il hurle alors au commandant adverse : « Je n’ai même pas encore commencé à me battre ».
En dépit de l’inexpérience de son équipage, Jones se lance à l’abordage et à la deuxième tentative les navires s’accrochent. Il est 20h30. Alors que la mêlée fait rage sur les ponts, des prisonniers détenus sur le BONHOMME RICHARD ( les corsaires avaient fait trois prises quelque jours auparavant ) et libérés par Jones pour leur éviter la noyade semblent venir au secours des marins anglais. Jones leur ordonne alors, s’ils veulent avoir la vie sauve, de s’activer aux pompes.
A ce moment seulement Landais fait mine de s’intéresser au combat et menaçant d’une bordée en enfilade arrière la SERAPIS force Pearson à se rendre. Il est 22h30.
Le BONHOMME RICHARD ayant sombré, c’est sur la SERAPIS que Jones rentra triomphalement à Lorient. Ses mérites ne furent reconnus que bien plus tard par la jeune nation américaine. Pearson, bien qu’anobli pour son héroïque résistance ne devait plus recevoir de commandement.
CARACTERISTIQUES DES ANGLAIS :
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Navire
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Coque
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Equipage
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Canons
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Caronades
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Voilure
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Qualité
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Girations
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| Serapis (F44) |
10
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4/3/3
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6/6
|
-
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5/5/5/5
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Crack
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3
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| Countess of Scarbourough (20) |
6
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2/2/2
|
2/2
|
-
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4/4/4/4
|
Crack
|
4
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CARACTERISTIQUES DES FRANCO-AMERICAINS :
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Navire
|
Coque
|
Equipage
|
Canons
|
Caronades
|
Voilure
|
Qualité
|
Girations
|
|
Bonhomme Richard (marchant de 42c)
|
10
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6/5/5
|
5/5
|
-
|
5/5/5
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Novice (tir)
Moyenne (mélée)
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1
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Alliance (F32)
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9
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5/4/4
|
4/4
|
-
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5/5/5/5
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Nul
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3
|
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Pallas (marchant de 30c)
|
7
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5/4/4
|
4/4
|
-
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5/5/5
|
Moyenne
|
1
|
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Vengeance (marchant de 12c)
|
4
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4/4/3
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1/1
|
-
|
4/4/4
|
Moyenne
|
1
|
|
Cerf
|
4
|
4/4/3
|
2/2
|
-
|
4/4/4
|
Moyenne
|
2
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AUTRES CONDITIONS :
- 1 - Les corsaires ont fait des prises au cours de leur campagne . Chacun de leur navire transporte 4 carrés de prisonniers
- 2 - La première bordée tirée par le Bonhomme-Richard inflige des dégâts correspondant à une puissance de 1 à bout portant à l’américain . Ensuite , le corsaire perd 1 carré de canons définitivement .
- 3 - L’Alliance tire sur le navire le plus proche à partir du moment où elle décide d’ouvrir le feu
- 4 - Les anglais doivent absolument protéger le convois . Il peut être intéressant de le représenter afin de limiter l’obligation de combattre au temps qu’il faudra aux navires marchants pour quitter la table ( l’escorte doit alors se désengager et sortir de la table )
- 5 - Il n’y a pas de conditions de victoire particulière : l’un de mes plus grands amusement dans la reconstitution navale est la discussion de fin de bataille , où chaque camp revendique la meilleure manœuvre . C’est très représentatif des communiqués contradictoires et partis pris dans lesquels les capitaines , les amiraux et les historiens revendiquaient la victoire pour leur camp
- 6 - Les corsaires sont au vent et se placent en premier . Les anglais se placent ensuite
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