La bataille pour l’ Ile de France ( Ile Maurice )
A la fin de l’été 1794 , les britanniques décident de financer , grâce aux fonds de la Compagnie des Indes , la prise des îles de France et de la Réunion . La réussite de l’opération permettrait d’évincer les français de l’Océan Indien .
Le Commodore anglais chargé de l’attaque , Sir Samuel Osborne , dispose de deux vaisseaux
- le CENTURION de 50 canons et
- le DIOMEDE de 44 canons .
En face il n’y a pour ainsi dire rien du tout .La situation paraît désespérée
Les corsaires français présent sur l’Ile de France ( qui est leur base d’ opération dans la région ) rassemblent une flotte à la hâte pour s’opposer aux anglais . Elle est composée de navires inégaux dont les équipages sont complétés avec des hommes navigant sur d’autres corsaires et par 50 soldats du 101eme de ligne . Il y a :
- la PRUDENTE , une frégate de 32 canons , commandée par Renaud qui dirige aussi les opérations pour les français ,
- la CYBELE , une frégate de 40 canons , commandée par Trélouard dont le second pour ce combat est un jeune homme nommé Surcouf ,
- le COUREUR , un brick de guerre de 18 canons commandé par Garaud ,
- le SANS CULOTTE , un corsaire de 10 canons , et
- le JEAN BART , similaire au précédent .
Le 22 Octobre 1794 , la petite escadre tricolore rencontre les anglais . Ils ne sont plus que trois car les deux petits corsaires , sous grées ont disparu à l’ horizon .
La PRUDENTE se jette sur le vaisseau de tête anglais : le CENTURION . Osborne n’en croit pas ses yeux ! La frégate combat vaillament malgré des pertes sévères . Dégrée bientôt , elle doit s’éloigner mais la CYBELLE et le COUREUR prennent le relais .
Sur la CYBELLE , Surcouf voudrait aller à l’ abordage mais son capitaine n’a pas cette témérité . La frégate subit à son tour le feu du vaisseau britannique mais tient bon . Garaud décide de rapprocher son COUREUR à bout portant du CENTURION et lui inflige des pertes sans que l’anglais dont les sabords sont trop hauts ne puisse répliquer . La CYBELLE perd son mat de hune mais , incroyable , l’anglais est démâté lui aussi !
La PRUDENTE reprend le combat . Le DIOMEDE , par manque de décision des britanniques , n’engage le combat que maintenant . Cette erreur les handicape gravement .
La CYBELLE et le COUREUR se portent , de leur coté intact , vers le deuxième anglais mais ils n’ont qu’à peine le temps d’engager le combat qu’Osborne , écœuré , faisant preuve d’un manque d’agressivité peu commun pour la marine britannique , donne le signal du ralliement . Les anglais se retirent piteusement .
Sir Osborne , rendu responsable de la défaite par ses supérieurs sera jugé et pendu .Renaud , Trélouard , Garaud et leurs hommes seront fêtés à leur retour et recevront une récompense considérable (265000 livres) de la part des résidents de l’Ile de France pour les dédommager et venir en aide aux familles des nombreuses victimes de ce combat .
Les données que j’ai récolté auprès des sources françaises contredisent celles qui précèdent : les deux anglais seraient des 60 et 56 canons tandis que les frégates françaises seraient , elles , des 18 et 12 canons . L’amirauté anglaise considère qu’il n’y a pas eu d’engagement ce jour là tandis que les français semblent exagérer le dénuement des corsaires ayant affronté la division d’Osborne . Les 2 plus petits corsaires (le SANS CULOTTE et le JEAN BART) ne sont jamais arrivés en vue des Anglais . Selon les sources Anglaises dont je dispose, le COUREUR serait en fait le JEAN BART et vis-versa . J’ai choisi de présenter ici les données les plus probables . Si quelqu’un dispose de données claires et incontestables sur cet affrontement , j’espère qu’il voudra bien me contacter .
CARACTERISTIQUES DES ANGLAIS :
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Navire
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Coque
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Equipages
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Canons
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Caronades
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Voilure
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Qualité
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Girations
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DIOMEDE (F44 canons)
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12
|
5/5/4
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6/6
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6/6
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6/6/6/6
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Crack
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3
|
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CENTURION (50 canons)
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13
|
6/5/5
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11/11
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-
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6/6/6
|
-
|
2
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CARACTERISTIQUES DES FRANCAIS :
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Navire
|
Coque
|
Equipages
|
Canons
|
Caronades
|
Voilure
|
Qualité
|
Girations
|
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PRUDENTE (F32 canons)
|
9
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5/4/4/1
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4/4
|
-
|
5/5/5/5
|
Moyenne
|
3
|
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CYBELLE (F40 canons)
|
12
|
5/5/4/1
|
6/6
|
-
|
5/5/5/5
|
Moyenne
|
3
|
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COUREUR (18 canons)
|
6
|
2/2/2/1
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3/3
|
-
|
4/4/4
|
Moyenne
|
3
|
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JEAN BART (10 canons)
|
4
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2/2/2
|
2/2
|
-
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3/3/2
|
Moyenne
|
2
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SANS CULOTTE (10 canons )
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4
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2/2/2
|
2/2
|
-
|
3/3/2
|
Moyenne
|
2
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Les anglais sont placés au prés , le CENTURION en tête , le DIOMEDE sur la même ligne mais à au moins 10 hexagones de distance ( 12 encablures pour Empire des mers ) . S’il y a deux joueurs anglais , ils ne peuvent communiquer avant que le combat soit engagé par les frégates françaises )
Les Français commencent vent arrière à 12 hexagones ( 16 encablures ) en avant tribord du CENTURION ( les lignes forment un angle de 45° (60° pour wooden ship )
Dans l’ordre arrivent : la PRUDENTE , la CYBELLE , LE COUREUR espacés de deux hexagones . Les deux autres corsaires n’interviennent pas sauf si les joueurs décident de les utiliser pour corser l’affaire . Dans ce cas , ils rentrent sur la table trois tours après les autres corsaires .
REGLES OPTIONNELLES :
- Les Anglais doivent traverser la table pour s’emparer de l’île de France .
- Le coureur a posé historiquement d’énorme problèmes aux anglais . En effet sa structure était trop basse pour que les réglages de la hausse des canons puisse être faîte correctement ( rappelons qu’historiquement les anglais tiraient dans la coque et non dans les gréements ) . On peut traduire cela par l’impossibilité de tirer sur le COUREUR lorsque celui ci est à bout portant .
- Le JEAN BART et le SANS CULOTTE ne disposent pas de grandes voiles afin de simuler leur lenteur ( on peut aussi décider qu’ils rentrent sur la table après le 15eme tour ).
- Le DIOMEDE ne peut engager le combat avant que le CENTURION ne soit engagé par trois des corsaires .
- Le CENTURION ne peut pas refuser le combat ( perte automatique de la bataille )
- Certains des navires français disposent d’un carré d’équipage supplémentaire séparé des trois autres . Il s’agit des hommes du 101eme de ligne . Je suggère de considérer qu’à chaque fois qu’un navire ennemi se trouve à bout portant , on retire 1 carré d’équipage sur un jet de 4+ sur 1D6
- Les Anglais abandonnent la partie si l’un de leurs navire est démâté.
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